Est-ce que le titre est important ?

  • Ce sujet contient 5 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par BadJoke, le il y a 1 mois et 3 semaines.
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  • #26048 Répondre
    BadJoke
    Participant

    J’ouvre un nouveau topic car j’ai des problèmes pour poster sur « Vivre est insupportable II ». Je sais que tout le monde s’en fout mais je le précise quand même. Il y a tellement de bugs sur ce forum que je me demande si les modérateurs font quelque chose. Mais bref, c’est pas le sujet.

    J’écris ici pour déverser ma haine, entre autres. J’ai atteint un tel niveau de mal-être que je commence à avoir des pensées et des envies disons… intolérables pour la société. Mais même ça je m’en fous, en fait. Pourquoi je devrais me soucier de ce que pensent des gens que je ne connais pas et que je ne connaîtrais jamais ? Je crois que ce qui me retient, c’est ma morale. Ou ma conscience. Mais à quoi ça sert ? Au final, je suis juste frustrée, insatisfaite. Malheureuse. Alors pourquoi vivre ? Pourquoi me restreindre ?

    Avec le temps, j’ai fini par haïr ma famille. Ma famille très proche, c’est-à-dire mon frère et ma mère. Même si ma haine pour mon frère est infiniment plus grande. Donc je dirais que je déteste ma mère. Mon père est décédé depuis un moment déjà, et je n’ai aucun mauvais souvenir de lui. La seule chose que je puisse lui reprocher, c’est d’avoir participé à ma naissance (et celle de mon frère). Et encore, je ne peux pas vraiment en vouloir à mes parents car ils ont voulu avoir des enfants. J’ai donc cette « chance » d’avoir été désirée.

    Seulement, j’ai la sensation que mes parents ont négligé notre éducation. Ils nous ont donné trop de libertés, ont été trop gentils. Il y a eu des moments où nous étions proches et d’autres où chacun était dans son coin. Je n’étais pas proche de mon frère quand j’étais plus jeune. ça a changé quand j’étais au collège/lycée. Mais la majorité du temps, il me parle de ce qu’il aime, de ce qui l’intéresse et moi, j’écoute. Je suis même forcée de l’écouter, bien souvent, parce que ce connard ne sait pas la fermer, ni arrêter quand on lui dit non.

    Avec mes parents, c’était pareil. Quand on ne faisait pas d’activités ensemble (et je ne me rappelle que de quelques-unes), il n’y avait rien. Comme si on n’existait pas. Mes parents et ma grand-mère s’occupaient de mes besoins, sans plus. Je ne me souviens même pas d’une discussion sérieuse avec mes parents. Avec mon frère, si, mais ce n’était que des débuts de réflexions. Et le fait que ce soit avec la personne que je hais au plus haut point me laisse… perplexe.

    Mais j’oublie mon amie. La seule personne que je puisse qualifier d' »amie » au moment où j’écris. Ce qui est bien avec elle, c’est que je peux parler de tout et n’importe quoi. Et je peux être moi-même. Après avoir passé une journée ou deux avec elle, je me dis que la vie n’est pas si mal. Que je peux changer et améliorer ma vie. Malheureusement, ça ne dure jamais. Je finis toujours par retourner à cet état misérable que j’exècre.

    Je ne sais pas ce que je dois faire. Je me dis que me suicider serait la meilleure option car je serais la seule à mourir. Mais quand je pense que mon frère me prendrait ma voiture, une partie de mes mangas et peut-être d’autres choses, ça me met hors de moi. Déjà que sa simple présence, sa manière d’être m’énerve… M’insupporte même. J’ai aussi pensé à me casser dans un appart’. Même un truc miteux m’irait. Je veux juste ne plus rentrer et être de mauvaise humeur tout le temps que je passe dans cette baraque de merde. Mais j’aurais l’impression de fuir, fuir l’ennemi. J’aurais l’impression de le laisser gagner. Et je ne peux pas l’accepter.

    Tout ça m’épuise… Parfois, je me demande si je n’ai pas des réactions disproportionnées, ou si je me prends la tête pour rien… De toute façon, personne ne s’écoute dans cette famille. Si on peut appeler ça une « famille ». Au moins, j’ai mon travail ; ça me permet de ne pas être ici et de penser à autre chose. Mais mon contrat dure un an. Je ne sais pas ce que je ferai après. Je ne sais même pas si je vais continuer dans ce métier ou non. Je n’ai aucune motivation, aucune envie. Quelle plaie que cette vie.

    J’aimerais pouvoir remonter le temps et éviter certaines décisions. Modifier certaines choses aussi. Changer drastiquement ma vie. Mais c’est impossible et ça me déprime encore plus. Sans oublier la colère, la rage de devoir continuer dans cette vie.

    #26065 Répondre
    pas d’idée

    Salut, ton message m’a grave touchée donc je te réponds. Ce que tu vis a vraiment pas l’air simple mais le fait que tu arrives à mettre des mots sur ce que tu ressens et que tu arrives à cibler les problèmes c’est déjà énorme.
    De ce que j’ai compris tu vis avec ta mère et ton frère, et visiblement c’est ce milieu qui te dérange si tu travailles c’est que tu as déjà pris une partie de ton indépendance et c’est déjà admirable beaucoup n’ont pas le courage.
    Pourquoi aurais-tu l’impression de fuir l’ennemi en déménageant ? Alors que toi même tu as l’air consciente que c’est ce qui te faudrait.
    Je pense aussi au suicide, donc je suis très mal placé pour te conseiller mais essaye d’explorer toutes les solutions qui pourraient améliorer ton bien-être demande conseille à ton amie si tu te sens capable de lui en parler tu as de la chance d’avoir une amie qui t’écoute, personnellement si je suis ici c’est que la personne à qui j’ai parlé des idées noires qui me bouffent de l’intérieur m’a rit au nez. C’est bien d’extérioriser desfois t’as eu raison

    #26638 Répondre
    BadJoke
    Participant

    Salut pas d’idée.

    Déjà, désolée d’avoir mis autant de temps à répondre. Merci pour ton message. Je ne m’attendais pas spécialement à une réponse.

    Oui, je vis avec ma mère et mon frère. Ce qui me dérange, c’est que je me prends souvent la tête avec eux, parfois pour pas grand-chose. Et ça m’épuise.
    Je travaille parce que j’ai eu une opportunité et parce que je ne suis plus en études depuis deux ans. Je cherche encore ce que je veux faire précisément. Mais c’est dur parce que je me fiche de tout. Enfin, rien ne me semble vraiment important.
    Je ne me sens pas plus indépendante, au contraire. Je dépends toujours de ma mère pour beaucoup de choses. J’en ai conscience. Je n’ai pas déménagé parce que mon lieu de travail est à 10 mins de chez ma mère, c’est pratique. Et j’économise aussi. Je me dis aussi que je devrais choisir un appart’ en fonction de ce que je ferai après mon contrat. En fonction de la formation que je choisirai ou des études, si je reprends des études.

    Lorsque j’ai écrit « fuir l’ennemi », je voulais parler de mon frère. Parce qu’il est la première raison pour laquelle je veux partir très loin. Je sais que je devrais m’exprimer davantage, discuter de ce qui ne va pas, mais nous ne discutons jamais de choses sérieuses. Ou très rarement. Pourtant j’aimerais prendre une ou des décision(s) radicale(s), quitte à ce que ça finisse en carnage. Mais je ne le fais pas. Parce que… je ne suis pas sûre. C’est plus facile de ne rien faire. ça ne demande aucun effort. Peut-être que j’ai peur du changement. Peut-être que je ne me soucie pas assez de ma situation. J’en ai marre de tout.
    Je ne sais pas pourquoi je ne me suicide pas. Je me ferais une faveur pourtant.

    Je suis désolée qu’on t’ait ri au nez. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire devant une personne suicidaire. ça fait longtemps que tu penses au suicide ? Personne ne sait que tu as des idées noires ? Si tu veux, tu peux t’exprimer ici.

    #26706 Répondre
    BadJoke
    Participant

    Je me sens tellement égoïste, à toujours venir ici pour parler de moi. Je sais que c’est le but de ce forum, mais je ne peux pas m’empêcher de me faire la réflexion.

    Tout est si vide. Je me sens vide, sauf quand je m’énerve. Ce qui est mauvais pour moi sur le long terme, mais bon. C’est difficile à contrôler. Vraiment, mes journées sont vides d’intérêt. Mon boulot ne me passionne pas tant que ça. Je m’y sens bien et je m’entends bien avec mes collègues, c’est pas ça le problème. Le problème, c’est moi. Je n’arrive plus à réellement m’intéresser aux choses, aux gens. J’ai tout le temps envie de soupirer. Et puis, là, je dois travailler sur un projet collectif et le fait de devoir faire des recherches ne m’enchante pas. Pourtant, ça fait partie du métier. Alors je me demande si ce métier me correspond ou si c’est ma santé mentale qui impacte mon jugement et mes capacités. Je devrais revoir un psy mais je n’en ai pas vraiment envie.

    Peut-être que j’ai ce que je mérite. J’ai toujours été passive, observatrice. Je n’arriverai jamais à rien en restant comme ça. Je le sais. J’ai besoin de motivation. D’énergie, d’idées. Ce que je n’ai pas maintenant. Je dois avoir l’air misérable.

    #26719 Répondre
    Lilauh

    Salut,
    Je comprends exactement ce que tu ressens, surtout envers ton frère puisque j’ai ressenti une haine et une rage à son égard pendant des années (~début collège jusque terminale). Ça en devenait insupportable, sans parler de mes parents qui exactement comme dans ton cas nous ont donné TROP de liberté. Je pense que ça nous a énormément fragilisé. Enfin bref, j’ai dépassé tous ces stades et je me permets de te partager mon expérience, en espérant que cela t’aidera même si chacun est différent et a besoin de différents besoins.
    Au lycée j’avais très envie de « partir » (dans tous les sens du terme) à cause de la situation avec ma famille. Je savais que si je restais plus je finirais par me foutre en l’air et la seule chose qui m’a fait tenir ces trois ans c’était d’imaginer la douleur de mes parents si j’en finissais. Du coup j’ai fui comme tu dis y avoir pensé. Franchement je sais pas si c’était la meilleure idée, je suis partie à 600km de chez eux, seule, avec pour seul argent ma bourse. Je crois que ça a été la pire année de ma vie, sans le sou, crevant la dalle, j’ai perdu tout contact avec mon frère et j’ai vu mes parents ~3x en 1 an.
    Et malgré tout je crois que cette année horrible (pour d’autres raisons aussi, j’étais un peu jeune) a contribué à ma santé mentale d’aujourd’hui. 5ans + tard un truc que je pensais ne jamais arriver s’est passé : je m’entends bien avec mon frère. On parle, on s’explique, on partage des moments, des repas, on essaie de passer outre nos anciennes disputes. Je pense que le temps et la distance amènent de la sagesse et de la maturité de tous les côtés, et j’espère vraiment que ce sera le cas pour toi, que tu partes ou non de chez toi.
    Par contre partir et vivre seul.e ça peut être assez dangereux si tu as déjà des idées noires. En colocation avec une personne avec qui tu t’entends bien c’est BEAUCOUP mieux !

    Le fait de manquer de volonté/de détermination c’est aussi ce que je ressentais et qui me faisait culpabiliser, je te souhaite vraiment d’aller mieux. Tu n’es pas obligée de partir tout de suite, je pense que tu devrais aviser quand ton contrat sera fini. Et tu as l’air d’avoir une bonne amie, c’est super important parce que c’est vraiment rare (comme a pu le souligner pas d’idée).

    Bon courage 🙂

    #26885 Répondre
    BadJoke
    Participant

    Salut Lilauh.

    Merci pour ta réponse. Ce que tu as vécu a l’air HORRIBLE et, franchement, tu as eu du courage pour avoir tenu aussi longtemps. Mais où est-ce que tu vivais pendant cette période ? Est-ce que tu étais aidée ou tu te débrouillais vraiment seule ? Tu n’es pas obligée de me le dire, je comprendrai que tu ne veuilles pas rentrer dans les détails.
    Je suis contente que tu t’entendes mieux avec ton frère 🙂 Je suppose que je veux mettre de la distance entre nous, oui. C’est vrai qu’on manque encore de maturité. Tout sera différent quand on sera tous les deux indépendants et dans la vie active.

    Ce serait cool d’être en coloc’ mais pas avec quelqu’un que je ne connais pas. Et puis je suis pas sûre de vouloir vivre avec quelqu’un. Mais, d’un autre côté, je ne sais pas si je supporterais de vivre seule. Je verrai bien.
    J’ose pas trop lui parler de mes idées noires. Comment caser ça dans une conversation ? Et puis je ne voudrais pas plomber l’ambiance.

    Merci, bon courage à toi aussi 🙂

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