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Publié le , Modifié le 17 juillet 2015

Harcèlement scolaire, un enfer.

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Je m’appelle Noémie. J’ai aujourd’hui 18 ans. C’est lors de la 4ième que tout à commencé. J’étais phobique de l’école, je pleurais sans cesse en classe, prise d’angoisse à en trembler de partout. On se moquait de moi, et rien ne s’est arrangé. Tout ça a continué en 3ième. Je recevais des crayons sur mon corps, on m’écrivait des mots pour m’insulter, on me bousculait dans les couloirs, j’étais le souffre douleur, et j’étais quelqu’un de très renfermé. Les professeurs ne faisaient rien, ils en rigolaient pour certains. J’ai passé mon brevet, et je suis partie au lycée. Mais ça m’avait tellement détruit que je me suis sentie incapable d’aller vers les autres. Incapable de m’ouvrir parce que j’avais mal, mal de tout ces mots qu’on m’avait dit. Puis ça a recommencé, on a mise la fille muette de côté. J’ai essayé de m’ouvrir, mais je n’ai eu que des personnes qui n’essayaient pas de comprendre. Face à leur indifférence, j’ai commencé à faire des conneries en 1ière. J’ai commencé la mutilation, les mélanges et le surdosage des médicaments, j’avais pris depuis la 4ième 20 kilos. Je me sentais seule, tellement seule. je pleurais, tout le temps. J’ai néamoins continué à aller au lycée, mon deuxième enfer. J’ai commencé à avoir des troubles alimentaires, j’ai arrêté de manger, et j’ai vomi quelques fois. Puis la fois d’après, je mangeais à en avoir mal au ventre, et je regrettais tellement.J’ai eu envie de me suicider, de mourir pour arrêter de souffrir à ce point là, ce silence. Personne ne voyait rien, personne. Je souriais, je portais un masque. Puis un jour j’ai pris une surdose de médicaments. Un mélange d’un tas de médicaments qui me finirait. Je me suis assise contre le mur et j’ai attendu. Puis je me suis rappelé les gens qui m’aimait, et j’ai mis les doigts au fond de la gorge. Le soir même, ma mère est arrivé, et elle a vu mon visage bouffi.Je lui est dit le minimum, et elle a pris rendez vous chez un psychologue, suite à ça j’ai été envoyé chez un psychiatre qui lui m’a diagnostiqué une dépression modérée. Il voulait m’hospitaliser, mais je n’ai pas voulu parce que j’avais mon bac, et cela a été ma motivation, puisque je l’ai finalement eu avec mention. Je me suis battu pendant un an après cela, shootée aux médicaments. Cela a été une partie de ma vie très noire et très dur. Mais ce que j’ai surtout appris, c’est qu’il faut en parler, et que ça tue. Parlez en, parlez aussi vite que vous pouvez de cette situation, parce que ça se règle. La douleur n’est pas une finalité, on croit qu’on vaut plus rien, qu’on ne peux plus remonter la pente, mais avec de la volonté et du temps, on peut. J’en suis la preuve. J’ai réussi à vaincre 5 ans d’harcèlement, à me sentir plus bas que terre et à survivre. Ne vous laissez pas détruire, agissez en parlant autour de vous. Les psys sont là pour vous aider, acceptez leurs aides.

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