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Publié le , Modifié le 15 mars 2013

Je suis… un nul ? un faible ? La solution : le psy

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Je suis un garçon en classe de troisième, je suis comme les autres de l’extérieur, je ne suis pas non plus malade ou addict. J’étais “moi” et ça me faisait mal…

 

Quelque chose me faisait souffrir, mes “amis” ne l’aurait pas vu mais je me cachais derrière une muraille souriante et affirmée, derrière un masque, un masque pour plaire aux autres…

 

Quand on est mal dans sa peau, ça fait souffrir énormément, plus qu’on peut le croire : quand on est mal dans sa peau on s’identifie aux autres et on se trouve inutile, moche, gros, pas séduisant par rapport aux beaux jeunes hommes qui sont si fort en classe et qui sont si confiants en eux : oui. C’est comme ça que j’étais, plus jeune, et puis ensuite au collège.

 

Ca a commencé lorsque j’étais au primaire, j’avais une “imagination débordante” comme disait ma mère et j’étais un fort en thème, j’avais même sauté une classe, et c’est ce qui a tout déclenché. J’étais en CE1 et j’avais tout juste un an d’avance, en classe, tout marchait bien, je ne m’occupais que de moi et de mon travail scolaire, mais pendant les récréations, ceux de mon âge, je les considérait comme trop petits, et ceux de ma classe (plus vieux d’un an que moi donc) étaient trop grands pour que je puisse jouer avec eux, je me suis retrouvé tout seul, seul mais ce n’était pas gênant, je me suffisais à moi même et je m’inventais des jeux “imaginaires” : dans lesquels j’étais un grand mage, un grand sorcier qui pouvait écraser et tuer tout le monde en un seul mot, je me rends compte maintenant que c’était pour me venger des autres que je tenaient pour responsable de ma solitude. A travers ces jeux, je me suis mis au fur et à mesure à me dire simplement que j’étais meilleur qu’eux tous. Mais je ne pouvais pas passer tous mes temps libres à jouer au magicien, et puis je m’étais quand même forgé des liens avec des gens de ma classe, mais je jouais avec des filles, qu’avec des filles et simplement avec des filles, qui m’utilisaient comme souffre-douleur (bien inconsciemment je le reconnais), mais “traîner” avec des filles forge un profil, pour tout le monde autour de moi j’étais : – un intello (une des pires insultes pour moi à l’époque) – un différent : je jouais à des jeux imaginaires et donc parlait tout seul – une fillette : puisque je ne jouais qu’avec des filles (les garçons étant sportifs et moi littéraire) Bref, j’étais un autre, quelqu’un de différent d’eux. Mais arrivé en fin de CM2, j’ai du me rendre à l’évidence, jouer à des mes jeux au collège m’attirerait une honte totale. Le soir de la rentrée au collège, ma mère et moi avons prié (je suis catholique) pour que “Dieu” me donne des amis en 6ème. Mais Dieu devait avoir d’autres chats à fouetter car l’année de la 6ème fut la pire de mon collège. Tout le monde se moquait de moi, un jour, j’avais fait croire à quelqu’un, pour rire, que je communiquais avec les arbres. Comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est répandue et tout le monde s’est moqué de moi : tous les soirs en cachette chez moi, je pleurais à chaudes larmes, j’ai même tenté de me suicider, je n’étais qu’un nul, un looser, un “bollos”… Et cette honte, cette manière de minimiser affligeait mon travail scolaire, je n’écoutais plus, je ne comprenais plus… Chez moi, j’entrais avec mes frères et soeurs dans des conflits terrifiants, j’entrais dans des colères horribles, en allant dans ma chambre, je cassais tout, je renversais tout ce qui pouvait me passer sous la main, mon lit, mes étagères : TOUT jusqu’à l’épuisement, je me considérais comme une erreur de la nature… Un jour, ma mère qui n’ignorait rien de tout cela, ma conduit chez un psy, le psy ça fait peur, ça impressionne, ça terrifie… mais au bout d’une année ou deux de rendez-vous, ma psy m’a proposé de rejoindre un groupe : le groupe thérapeuthique, je me retrouvais une fois par semaine avec des jeunes de mon âge pour parler et improviser des sketchs en rapport avec ce que nous voulions exprimer. Je ne sais pas si c’est ça qui a déclenché les rouages du bonheur chez moi, mais une chose est sûre, cela m’a fait énormément de bien. Ajourd’hui je suis en troisième, je traîne toujours avec des filles, bien que quelques fois avec des garçonsLaughing  et j’ai des complexes et je pleure quelques fois, je suis même amoureux d’une jolie fille mais je me sens mieux, tellement mieux.

 

Alors pour conclure ce témoignage, je vous dirais une chose, si comme moi vous vous sentez mal, si comme moi vous voudriez aller mieux, alors parlez ! Parlez à des gens de confiance et si ça ne marche pas, consultez un psy, ça paraît terrible en mots comme ça, mais le psy a été pour moi le médicament que j’attendais. Je ne dis pas qu’il sera un remède automatique, et c’est certain que non, mais il vous aidera, et j’espère pour vous que comme moi, le déclic se fera. 

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Une réflexion au sujet de « Je suis… un nul ? un faible ? La solution : le psy »

  1. Bravo pour ce témoignage, tu t’exprime bien, ça fait plaisir et je suis tout à fait d’accord quand tu dis je cite “…Parlez à des gens de confiance et si ça ne marche pas, consultez un psy…”. perso tu vois je me sens obligée de parler à un psy parce que je ne trouve pas de personnes en qui avoir une confiance aveugle comme on dit. Bonne continuation

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