Des kilos en trop

Le surpoids dans l’Histoire

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pèse-personneset dans la culture…

Savoir si l’on est dans une courbe qui représenterait une norme « saine » est un comportement qui n’a pas toujours existé. Les courbes de poids et de taille ont étés créées, au départ, pour veiller à la bonne croissance du nouveau-né et de l’enfant, et faire de la prévention, notamment par rapport à l’obésité ou à la malnutrition.

Les perceptions de la corpulence idéale n’ont cessé de se transformer à travers le temps et l’espace. Si nous avons tendance, dans nos sociétés, à associer malgré nous l’idée de grosseur à des connotations péjoratives, les différentes manifestations du gros et du mince se sont avérées plus riches et plus diverses qu’on ne le croit dans l’Histoire.

Selon les cultures, les époques :

A chaque contexte spatio-temporel, correspond des images idéales de la forme du corps.
Dans l’Égypte ancienne, les femmes graciles témoignaient par leur maigreur de la puissance du pharaon ; les opulentes vénus callipyges de l’Antiquité grecque amenaient richesse et fécondité ; en Mauritanie, le gavage des jeunes filles constitue encore l’étape décisive pour devenir une femme ; alors que dans les sociétés d’abondance, le mannequin filiforme s’expose aux cliquetis des photographes…

Dans la plupart des cultures dites traditionnelles, la corpulence est valorisée comme signe de richesse et de pouvoir, (par rapport à ceux qui travaillent aux champs et qui ont un corps plus musclé et plus sec). La capacité d’emmagasiner de la nourriture est perçue comme un signe de vitalité et, pour les femmes en particulier, comme la promesse heureuse d’une descendance.

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C’était aussi le cas en France, jusqu’après la Seconde Guerre Mondiale où la femme mince est devenue « à la mode ». Le modèle n’était plus la femme bien portante, mère de famille, mais la femme émancipée, active et filiforme.

Si, dans des pays où les aliments sont rares, être gros devient une qualité positive, par contre lorsque tout le monde peut manger à sa faim, ce n’est plus un signe de différenciation !

Dans l’art

Dans l’art de la Renaissance, les rondeurs sont magnifiées (sur les toiles de Rubens par exemple), elles soulignent et enrobent les formes : les corps nus aux chairs opulentes débordent de sensualité, de grâce et de vitalité.
Au 20ème siècle, les sculptures de Botero, personnages aux silhouettes très volumineuses, ont un franc succès lorsqu’elles sont exposées à Paris en plein air, sur les Champs Élysées.
De même de grands chanteurs(euses) d’Opéra comme Luciano Pavarotti , ou Montserrat Caballe laissent en mémoire, au-delà de leur forte corpulence, leur talent magistral.

La vraie beauté n’est pas la conformité aux canons, elle est la diversité vertigineuse des physionomies, des corps. On ne voit les corps ni dans les défilés, ni figés sur le papier glacé des pages de magazines. On voit les corps dans la rue, sur les plages… Les corps en vie, en mouvement, tous différents, enveloppes charnelles, écrins d’une multitude de personnalités, riches de ce qui les rend uniques au monde.

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