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Publié le , Modifié le 4 janvier 2016

Maladies mentales

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Premièrement, je ne souffre pas de maladies physiques. Les miennes sont mentales. Toutes aussi destructrices.
Après des années de harcèlement, de troubles alimentaires, de surmenage psychologique, de problèmes familiaux, j’ai complètement explosé à la suite d’un décès et d’un changement physique.
Après de longs mois de maladie, un de mes oncles est décédé. J’étais très proche de lui. Son décès fut un traumatisme pour toute ma famille.
La vie à la maison était devenue un enfer depuis des années à cause de l’alcoolisme de mon paternel.
Quelques mois avant, j’ai «abandonné» ma boulimie pour l’anorexie. Mes cinquante kilos en trop song trop durs à porter, surtout depuis que j’ai eu mes premières menstruations.
En d’autres termes, j’ai été harcelé, ma vie à la maison était un enfer, et j’ai craqué à la suite d’un décès et de changements physiques.
J’enchaînais les mensonges, les repas sautés, les discussions. Je me renfermais et c’est ainsi que j’ai commencé la scarification. Oui, c’est douloureux, mais ça fait tellement mal que t’en veux encore, tu veux cette douleur encore et encore. Une seule coupure et ton destin est scellé.
J’ai commencé par le ciseau, le compas, les rasoirs et les lames de cutter.
Et puis, un jour, mes parents ont tout compris. Et j’ai vu une psychiatre.
Diagnostic : dépressive et suicidaire à treize ans.
Les traitements antidépresseurs ne fonctionnaient pas, mes troubles du sommeil s’emparaient, mes idées noires avec. J’ai lutté pendant des mois. Je n’avais pas recommencé à manger, je n’ai ni arrêter de me couper. J’ai évité le poignet vu que ma mère vérifiait mes bras chaque jour. Bienvenue aux jambes et au ventre.
Le traitement a commencé à faire effet, J’ai arrêté la scarification. J’avais des hauts et des bas, de l’euphorie et puis des envies d’en finir qui se mélangeaient sans cesse. Mon anxiété est devenu invivable. Je ne voulais même plus sortir de chez moi.
Durant ma dernière année de collège, lors de mon tout dernier jour de cours, j’ai appris le suicide d’une amie d’enfance.
J’allais encore devoir lutter avec un manque, un décès, un silence.
Je n’étais pas la seule à être dévastée, j’ai enfin accepté le soutien que j’avais toujours refusé. Mon combat est loin d’être fini.

À l’heure d’aujourd’hui, j’ai quinze ans. Rien de tout ça ne s’est arrangé. Ni dégradé. Je laisse le temps filer sous mes doigts. Je ne supporte plus mon anxiété maladive, mes sauts d’humeur, mon corps. Après deux ans de traitement, je me sens encore comme si tout ceci n’avait servi à rien. Je n’ai plus la force de me battre contre mes démons.
J’ai décidé d’aider ceux des autres, les harcelés, les instables émotionnels, les food addict, les drugs addict. Je fais tout pour aider ceux qui en ont besoin, pour ne pas qu’ils se sentent seuls comme je l’ai été toute mon enfance.

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