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Publié le , Modifié le 15 mars 2013

Un combat et bien plus encore…

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 Bonjour,

J’ai 16 ans. J’avais tout pour être heureuse : j’étais bonne élève (j’avais un an d’avance), une famille unie, une passion : la danse. Mais tout ne s’est pas passé comme ça.

Quand je suis rentrée en 6ème tout à basculé. Ça a été le début des heures interminables à pleurer et à me prendre la tête avec ma mère. En 5ème, les crises d’angoisses sont entrées dans ma vie. Ces crises imprévisibles ont commencé à détruire mon existence. En 4ème, j’ai fait de l’anorexie mentale. Je pensais qu’en faisant petit à petit disparaître mon corps, ma souffrance disparaîtrait aussi. Erreur de ma part… Pour mes parents, c’était un caprice de gamine. Ils ne m’ont jamais prise au sérieux. C’est à ce moment que je me suis mise à tout calculer : ce que je pouvais dire, ce que je ne devais pas laisser paraître, ça allait jusqu’à quand aller manger pour ne pas croiser telle ou telle personne… En 3ème, j’ai commencé à me scarifier. Quand mes parents l’ont su, ils m’ont dit manipulatrice et menteuse pour qu’on s’intéresse moi. Mais je souffrais, j’étais si mal et personne ne le voyait vraiment… J’ai continué à me scarifier et je l’ai caché. Je suis rentrée en 2nde en internat. Ça a tout simplement changé ma vie. Je me scarifiais toujours, mais j’ai rencontré des gens en or. J’ai commencé à voir une psy sur la demande de mon lycée. Malgré ça, rien n’était facile, vivre avec les autres, ces soirs de crises, ces soirs de larmes, ces soirs de sang… c’était tout simplement horrible. J’ai fini l’année comme j’ai pu. Je suis passée en 1èreS, mais j’ai changé de lycée. Je pensais qu’en fuyant, tout serait plus simple. Mais là encore, je me suis trompée. Je me suis retrouvée dans la même chambre que mon amie d’enfance. Puis tout m’a rattrapé, ils ont découvert mes scarifications, mes crises d’angoisses… Vacances d’automne de l’année dernière, j’ai voulu mettre en terme à ma vie. Quand je suis sortie de l’hôpital, pendant 3 jours, je n’ai pas pu dire un mot sans me mettre à pleurer. Puis j’ai pris des décisions. Je suis retournée dans mon ancien lycée. Je me suis retrouvée dans un environnement connu mais différent de celui que j’avais quitté quelques mois avant. Au bout de trois semaines, tout s’est écroulé, mon lycée ne m’a plus voulue. Je ne mangeais plus, je ne dormais plus, je parlais peu, je faisais trop de crises d’angoisses… Tout est allé très vite, en trois jours je me suis retrouvée en clinique. J’y ai passé trois mois. Entre deux crises j’essayais de m’accrocher. Puis, j’ai fini par sortir.

Quand je suis sortie, j’ai pensé que c’était la fin. Mais non, j’avais juste appris à ré-affronter le quotidien. Les deux premiers mois suivant ma sortie, j’ai avancé d’erreurs en erreurs, jusqu’en mai. Là, j’ai refait une tentative de suicide où j’ai bel et bien failli y rester. C’est là que j’ai rebondi. De petites victoires en petites victoires, j’ai avancé.

Fin août, j’ai fini le sevrage de mon traitement. En septembre, j’ai repris une 1èreS après un an d’arrêt. J’ai cru en ma guérison, j’ai cru pouvoir oublier tout ça…

Mais non, au lycée, personne n’a oublié tout ce que j’ai pu faire… En voulant à tout prix fuir mon passé, je me suis retrouvée face à lui. Alors de nouveau, je passe mes nuits à calculer mes journées… Chaque jour est un combat. Se lever, s’habiller, se coiffer, se maquiller, façonner un sourire sur mon visage, affronter les autres, c’est un effort immense.

Mon histoire pour vous dire que jamais rien n’est gagné, mais que jamais rien n’est perdu non plus. Même si chaque jour est un combat, même si tout est un effort, vous n’êtes pas seul… Il y a toujours quelqu’un qui vous aide à ça façon… Alors accrochez-vous, ne faites pas mon erreur, ne baissez pas les bras. Mais quand vous croyez vous en être sorti, ne baissez pas la garde non plus, vous n’êtes jamais à l’abri de rien. Mais pour s’en sortir, ne perdez pas espoir…

Aujourd’hui, ce qui me tient, c’est L’ESPOIR…

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Une réflexion au sujet de « Un combat et bien plus encore… »

  1. Ton témoignage est magnifique! Je me reconnais dans beaucoup de ce que tu dis… Le “combat” de chaque jour, les crises d’angoisse, l’impression de ne pas être comprise… Et surtout l’Espoir !
    Bon courage a toi,
    Clara

    Ps: je viens de voir que ton témoignage date de 2010 et que tu ne verras donc certainement pas ma réponse mais tant pis je la poste quand même!

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