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Publié le , Modifié le 26 mai 2014

Une souffrance à trop aimer… je souffre, leur fille souffre…

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J’ai besoin d’exprimer cette histoire. Les témoignages sont anonymes, il n’y a aucun danger que mon pseudonyme soit affiché.
Pourquoi l’écrire ici ? Car je compte faire partager ce texte à la personne concernée, et mon pseudo, elle ne doit pas le connaître, comme je dois ignorer le sien si elle se trouve sur ce forum. L’anonymat se respecte. Je voudrais également partager mon témoignage avec ses parents.

Que dire déjà du passé ? Avoir fait une dépression. Avoir mit tant d’espoirs auprès d’une personne, lui parler de mes souffrances. Elle m’a laissé entendre vouloir m’aider. Elle n’a pas eu les épaules pour cela. Je lui avais fait la promesse d’aider la première personne qui aurait besoin d’aide, quand mon propre état me le permettrait.
Avoir échoué peu après à des examens. Je positive en disant que dans des conditions correctes (les idées noires étant présentes quand j’ai passé cet examen), j’aurais pu obtenir ce diplôme. Et d’ailleurs, mes résultats n’étaient pas catastrophiques.
Une recherche d’emploi qui n’a pas été très glorieuse. Au moins un an de chômage en perspective… voir plus… à 18 ans…

Cette rencontre a été, est et sera pour moi une page importante de ma vie. Et j’espère que cette page sera à vie. Je parle d’une rencontre, et celle-ci a été inattendue. Un jeu qui fait fureur depuis quelques temps sur lequel j’avais commencé à jouer seul. Un jour, l’envie de découvrir comment cela se passe quand il y a plusieurs joueurs ensemble. Un serveur.

C’était dans la période de la rentrée scolaire, en septembre 2012. J’aidais sur ce serveur un joueur, seul. Le pauvre mettait un temps fou pour réaliser son projet virtuel. J’ai commencé à l’aider. Finalement, j’ai appris que c’était « une joueuse ». Le pseudonyme qui me laissait l’image d’une fille à la trentaine derrière son écran. Les semaines se sont écoulées, durant lesquelles je me passais mon temps à voir les aiguilles tourner. Rien faire de bien pour moi. Aucune recherche d’emploi ou de formation. Le vide total.

Et un jour, ça a commencé. La joueuse a commencé à m’écrire quelques mots, sans importance particulière au début. Nous sommes sur un jeu, nous nous amusons. Des mots d’amour virtuels qui sont et qui resteront virtuels. Cela a duré plusieurs jours, plusieurs semaines, avant que je me décide à lui renvoyer ces mots là, lui en écrire à mon tour. Nous avons beaucoup parlé sur un logiciel de communication. Je ne dirais pas duquel il s’agit, cela n’a pas d’importance. Elle me parlait de ses petits soucis. Les preuves me sont parvenues, et j’ai pu avoir une preuve que cette fille avait 13 ans à cette période, et qu’elle souffrait. Avoir souffert aussi m’a permis de la comprendre. J’ai été à son écoute.

Elle me montrait un sentiment amoureux que je n’avais pas encore. Je ne la connaissais pas. Et elle était sincère. J’étais le seul à l’écouter, la laisser s’exprimer librement, ne pas lui mettre la tête sous l’eau. Tout ceci a dû la mettre à l’aise, et elle me trouvait différent des autres je pense.

Le temps a passé, j’ai commencé à avoir des sentiments amoureux pour elle.

La période noire où tout a basculé (mai-juin et juillet 2013 surtout)… elle voulait que je la rejoigne sur un forum, qu’on puisse faire quelque chose ensemble, ne pas se perdre. C’est ce que j’en avais compris en tout cas, car elle m’affirme avoir dit que ce n’était pas pour « nous », mais si j’aimais écrire. Je me suis comporté comme un imbécile. Être mal vu sur son forum, que je me sentais trahis venant d’elle. L’accueil que j’ai ressentis été tel se recevoir un poignard dans le cœur. Je lui ai dit que c’était son forum, avec des inconnus qui resteraient inconnus, ou notre amour. Elle qui ne voulait abandonner ni son forum, ni notre amour. Elle a dit vouloir en finir (mettre fin à ses jours). J’ai appelé les secours, peut-être trop rapidement… elle m’a annoncé qu’elle n’aurait jamais eu le courage, ni même vraiment l’idée de faire un geste fatal. Chacun « gueulait » sur les autres pour affirmer son point de vue. Elle avait simplement voulu se faire entendre.

Les mois suivants ont été très difficiles, pour elle comme pour moi, car on se prenait la tête par rapport à ce forum. Nous étions loin l’un de l’autre, et cela a créé beaucoup de tensions. Elle a fini par abandonner ce forum. Il y a eu d’autres bonnes raisons de se prendre la tête pour un rien. Entre une fille de 14 ans qui rêve encore et un garçon de 19 ans qui est confronté à la dur réalité de la vie et du monde du travail, les points de vue sont carrément opposés. Une petite étincelle pour mettre le feu à une maison. Ça partait d’un rien.

Il y a quelques semaines, j’ai pu avoir une conversation avec sa mère. Que dire de plus à part « Merci » ? Elle a été compréhensible. Elle ne s’oppose pas à cette relation. Elle est même d’accord pour que je puisse rencontrer cette jeune fille, à la condition d’avoir du travail ou une formation. Cela m’a redonné espoir, j’ai une motivation. C’est super pour moi me direz-vous ! Seulement, les recherches ne sont pas évidentes. Ce sont souvent des réponses négatives. Je compte beaucoup sur un projet de formation, mais qui risque de débuter que dans quelques mois (« que dans quelques mois », ça veut dire que j’aurais voulu que cela commencer plus tôt). C’est savoir qu’il y a espoir pour cet amour, pour cette rencontre. Mais c’est aussi une souffrance horrible. Et je ne suis pas seul à souffrir, cette jeune fille souffre aussi.

Une relation amoureuse, c’est être proches par la pensée et par le cœur. C’est également une proximité physique, pouvoir faire des activités ensemble (des petits bisous, des câlins, des jeux, aller marcher ensemble, etc). J’en rêve même la nuit, et le matin, quand je me réveille, je suis seul. Comme si la nuit, dans nos rêves, nous échangions. Comme si nous étions plus proches. Les sentiments qui volent dans les airs.

Une souffrance qui, j’espère, pourra disparaître rapidement en ayant la possibilité de la rencontrer. Je souffre, elle souffre, la souffrance de l’autre nous fait souffrir… nous nous aimons, mais cette souffrance pourrait-elle nuire à nos sentiments ? J’espère que ses parents sauront comprendre cette souffrance, et peut-être nous aider…

Je t’aime <3

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2 réflexions au sujet de « Une souffrance à trop aimer… je souffre, leur fille souffre… »

  1. Magnifique… Tu as vraiment une jolie plume, ton récit m’a ému et m’a mise au bord des larmes.
    Quelle belle histoire ! Je te souhaite plein de bonheur 🙂

    j'aime

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