Répondre à :

#52218
feedle
Participant

    Salut tout le monde, attention gros pavé de texte en vue.

    Petite mise à jour, comme tous les 6 mois. Je pense que je vais d’abord raconter ce qui s’est passé, et ensuite je vais dire ce que je ressens aujourd’hui.

    Je vais (essayer de) tout raconter dans l’ordre chronologique. Cet été, je suis parti en vacances aux États-Unis pendant deux semaines avec ma famille. C’était un incroyable voyage, que je vais pas détailler ici. Mais il y a une chose que je me suis dit, en reposant ma tête contre la vitre de la voiture et en regardant à l’extérieur: si je continue de me fixer ma date limite de mon suicide à mon 30ème anniversaire, alors je ferai en sorte de profiter au mieux des 5 ans et demi qu’il me reste à vivre.

    Mes rattrapages se sont bien passés, les profs ont pas été des salauds. Dans la semaine qui a suivi (on était en fin août), je suis allé à une soirée d’une amie à moi, où j’ai retrouvé d’autres amis du bachelor. Une semaine plus tard, je recommence le travail. Cette fois, c’est seulement 2 jours par semaines (jeudi et vendredi). Deux nouvelles collaboratrices (que je connais déjà étant donné qu’elles étaient dans la promo après la mienne) ont rejoint l’équipe, + une stagiaire. On était donc au total cinq dans l’entreprise. C’est aussi à ce moment-là que j’ai enfin eu mon permis de travail. Et si vous pensiez que le plus dur était derrière moi, alors vous n’êtes pas prêts pour la suite.

    Entré en deuxième année de master, 1er problème: réorganisation complète de la classe. Je réexplique pour ceux qui ont pas suivi. Notre classe de 40 est divisée en orientations (d’études). Dans mon orientation, on est que 5. Si l’année dernière on avait presque toujours cours tous ensemble, à partir de cette année on a cours QUE entre nous 5. Pourquoi ? Parce que depuis cette année le projet de semestre se fait que entre étudiants de la même orientation, et les derniers cours restants c’est uniquement des cours pour les AP (càd nous 5). Donc, si je résume, d’une année à la suivante, notre classe à été réduite de plus de 30 personnes. Et tous les gens que j’ai rencontrés l’année dernière, toutes les nouvelles amitiés, tout ça, à la poubelle. Et je ne peux même pas les voir et les croiser dans les couloirs car ils ont même plus cours sur le même site que nous. Vous voyez où je veux en venir ? Mon cercle de connaissances vient de se réduire à rien du tout. Je fréquente désormais moins d’une dizaine de personnes, sachant que pour tous les autres (comme tous mes anciens potes avant moi), j’ai perdu contact avec eux, et eux ne me parlent plus.

    Résumons la situation. Perdre mes amis et en regagner après, c’est quelque chose dont j’ai l’habitude. Du lycée jusqu’au BTS, je ne suis jamais resté plus de deux ans dans le même établissement. Mais quand je suis arrivé en bachelor ça a changé. Aujourd’hui je suis dans ma cinquième année dans le même établissement. Je suis jamais resté aussi longtemps dans la même école depuis l’école primaire. Et je trouvais ça bien au début. J’étais posé, j’avais un cadre, un lieu bien précis, et j’étais entouré de pleins de nouvelles personnes que j’ai apprises à connaître. Mais lentement, elles ont commencé à s’éloigner. Mes amis se sont retrouvés dans d’autres classes, on a commencé à moins se parler, et tout le cercle que je m’étais formé depuis le début de la première année a volé en éclats. Et en arrivant en master, tout s’est accéléré. Tous les gens de ma classe sont partis chacun de leur côté, et on s’est plus jamais parlé après. Et la première année de master a été l’exemple parfait. L’année dernière j’ai rencontré plein de gens, et puis maintenant, ils ont tous disparu, d’un coup, d’un claquement de doigts. Ils ont disparu de ma vie aussi vite qu’ils sont apparus. Quand j’y repense, en début de première année de master, quand j’étais encore en bas de la pente, je me suis dit « à quoi ça sert que je me fasse des potes, ils vont tous disparaître dans deux ans ». Au final, ils n’auront duré qu’un an. Et je sais que dans un an, c’est les seules personnes qu’il me restent qui ne seront plus avec moi, qui plus tard continueront sans moi, arrêteront de me parler, puis disparaîtront de ma vie comme si Thanos avait claqué des doigts. Je vois aussi ça chaque année à l’école. Chaque année, je croise de moins en moins de visages familiers dans les couloirs et de plus en plus d’inconnus.

    Et tout ça, ça me déprime énormément. Parce qu’après mes études, je n’aurai rien d’autre que mon travail et mes loisirs. À long terme, tout le monde finira par s’éloigner de moi. Quand t’es à l’école ou en étude sup, t’es toujours entouré de gens. T’es dans une classe ou un groupe de travail. Mais dans la vie active, tu croises personne à part tes collègues et tes voisins (si tu t’entends bien avec eux). Pour le reste, je serai entouré d’inconnus, et pour le restant de mes jours. En plus on vit dans une culture très individualiste, où tout le monde est refermé sur soi. Que ce soit dans les transports ou dans les commerces, personne ne se parle, personne ne se dit bonjour, tout le monde tire la tronche, tout le monde a ses écouteurs et est scotché sur son portable, tout le monde a une tête où c’est écrit en grand  » ne me parle pas  » dessus. Les gens sont matrixés par les réseaux sociaux. Le pire, c’est que je me sens trahi par la société. Parce que quand j’étais petit, j’étais très timide. Les gens me disaient « sois plus sociable, sois pas timide, sois pas solitaire, va un peu vers les autres ». Aujourd’hui, maintenant que j’apprécie beaucoup plus le contact humain, plus personne ne se parle. Tout le monde est devenu introverti, tout le monde a de l’anxiété sociale, tout le monde a du TDAH, et tout un tas de trucs que mes psys me diagnostiquaient quand j’étais ado et qui sont devenu mainstream aujourd’hui à cause des réseaux sociaux. Comment est-ce que tu peux te créer un cercle social dans une société pareille, ou tout le monde est replié sur soi et tout le monde se méfie de tout le monde ? Quel sens a encore ma vie si tout ce que je connais est en train de mourir autour de moi ?

    Et c’est pas faute d’avoir essayé. J’ai tout essayé pour rester en contact avec mes potes. Mais quand c’est pas moi qui invite ou qui organise, ils me parlent plus et m’oublient. Et quand je les revoie de mon initiative, au début ils sont là. Mais au fur et à mesure c’est « ah non c’est pas possible », « ah mince ce jour là je suis occupé », « ah non ce jour là je travaille », « ah désolé j’ai déjà quelque chose de prévu… ». Et puis un jour, ils arrêtent de me parler. Ils me laissent en « vu » et disparaissent comme si on s’était jamais rencontré. Je les harcèle pas. Je comprends très vite quand je ne suis plus important pour les gens. Une chose que je me suis dit, pour rester avec des gens, c’est rejoindre une coloc. Mais ça se fait plus trop de faire une coloc à 25 ans, n’en déplaise aux contestataires des normes sociales qui me répondent à chaque fois avec des « ignore ceci » ou « il suffit de faire cela ».

    Les gens à qui j’en parle ont pas l’air d’avoir le même problème. Ils me disent « pour se faire des potes, il suffit de sortir, d’aller dans des bars, à des soirées, dans des parcs, à la salle… et puis toi qui aime l’escalade t’as qu’à aller à la salle d’escalade ». Mais ce qu’ils comprennent pas c’est que c’est facile de se faire des potes, mais c’est difficile de les garder. Je sais pas comment font les autres. Est-ce qu’ils arrivent magiquement à rester en contact avec leur cercle d’amis ? Est-ce qu’ils arrivent toujours à se refaire des potes ailleurs ? Où est-ce qu’ils s’en foutent totalement d’oublier les gens qu’ils ont connu, et de nager dans un océan d’étrangers ?

    Cette idée de tout perdre autour de moi en un rien de temps ça me terrifie. Je croyais que j’étais enfin en train de remonter la pente, et j’ai peur de re-glisser tout en bas après mon master. Peut-être que c’est juste moi qui ait un trouble social. Peut-être que je m’attache trop vite aux gens. Peut-être que je scénarise encore trop ma vie. Mais c’est quelque chose qui me fait vraiment peur. Je sais pas quoi faire ou quoi penser. Je sais pas ce que je peux faire pour encaisser le fait que cinq ans de ma vie vont s’évaporer pour ne laisser que du vide. Bref, je suis complètement perdu, et malgré ce pavé de texte, les mots me manquent encore pour décrire avec exactitude ce que je ressens.

    Bref, où en étais-je ? Ah oui, la rentrée. Donc je vis avec ça pendant plusieurs mois. Au stress des cours et du travail s’ajoute un troisième joueur dans la partie. Ça s’est passé en début novembre. J’avais eu un match et un rencard avec une fille, grâce à une appli de rencontre. Jusqu’ici, rien de nouveau. Ça m’était déjà arrivé sans que ça mène à quoi que ce soit. Mais cette fois, je sais pas pourquoi, mais cette fille était réceptive quand je flirtais un peu. Elle me draguait en retour en ne me repoussais pas. On s’est rapprochés au fur et à mesure, et j’ai fini par l’embrasser. C’était la première fois que j’embrassais une fille. Ne me demandez pas comment j’ai fait, même moi je sais pas. À un moment, j’ai juste vu que tous les signaux étaient allumés, alors j’ai éteint mon cerveau et j’y suis allé.

    En rentrant, j’étais l’homme le plus heureux du monde. J’avais accompli ce que j’attendais depuis l’âge de 11 ans. Pourtant, ma joie était de courte durée, et au fil des jours qui passaient, ma nouvelle « copine » montrait de plus en plus de « red flags ». Je vous passe tous les détails parce qu’il y a beaucoup à dire. Déjà, pour commencer, elle m’a menti sur son âge. Elle avait 17 ans alors que sur son profil elle en avait 18 (Rassurez vous on a jamais couché ensemble). Ensuite, elle était obsédée par l’idée que je la quitte. Elle me disait « ouais, mais tu vas me quitter c’est sûr ». Les deux fois où on s’est vus (elle habitait loin), elle me reprochait de partir si tôt. Elle voyait des signes de rejet partout, et justifiat son comportement par ses problèmes psychiatriques. Et comme elle était déscolarisée depuis le collège et que c’était sa mère qui s’occupait de tout, elle était complètement déconnectée du monde. Elle ne comprenait pas pourquoi j’accordait tant d’importance à mes études et à mon travail, et pourquoi je n’achetais pas simplement une voiture juste pour que je n’ai pas à prendre le train pour venir la voir. Pour elle, tout n’était que des excuses bidon. J’avais beau lui dire tout ce que je voulais, ça ne changeait rien. J’ai aussi appris qu’elle avait eu 25 mecs avant moi, et en seulement 2 ans. Je rappelle qu’elle à que 17 ans, même à l’heure où j’écris. Et quand elle a commencé à me faire du chantage affectif (elle a menacé de faire une TS si je prenais trop mes distances), alors j’ai décidé de couper les ponts. Je lui ai laissé un ultimatum: soit elle acceptait de faire des efforts pour aller mieux dans sa vie (soins psy, reprendre une formation ect), soit j’allais tout arrêter là. Je voulais être son copain, pas son psychiatre. Ce n’était pas à moi de la soigner. Elle m’a envoyé balader et on ne s’est plus jamais reparlé. Ainsi s’achèvent deux semaines de relation de couple, ma seule et unique relation que j’ai eu à l’âge tardif de 24ans.

    Je sais ce que vous allez me dire « Hé bien tu vois. Maintenant tu vois ce que ça fait d’avoir une mauvaise relation. Mieux vaut être seul qu’être mal accompagné. Reste célibataire c’est mieux pour toi ». Non. Vous n’avez pas compris. Depuis la fin de cette relation, l’amour me manque. Ça me manque d’embrasser, de faire des calins, de me sentir proche, d’être enlacé… ces gestes qui sont devenus anodins et si distants. Maintenant, quand je vois des couples, j’ai presque encore plus mal qu’avant. Car maintenant, je sais ce que je ne vis pas. Est-ce que ce genre de fille est le seul qui sera à jamais intéressé par quelqu’un comme moi ? Est-ce que je vais encore devoir attendre 13 longues années avant ma prochaine relation ? Qu’est-ce que j’ai fait pour ne pas mériter le véritable amour ?

    Ensuite, le temps passe. Le travail devient de plus en plus dur. La pression s’intensifie. Les rechutes de p*rno se multiplient. Les idées suicidaires reviennent. Je sens que le cycle recommence, encore et encore. Que cela ne s’arrêtera jamais. J’ai l’impression que tout est déjà foutu. Que je ne retrouverai plus jamais la paix. Que je ne connaîtrai plus jamais l’amour, et que je ne retrouverai jamais un cercle d’amis, une « famille ». Les fêtes de Noël et du nouvel an passent. Je retrouve un ami d’avant pendant quelques jours, puis je repars. Je fini tous les rendus et tous les cours. D’ailleurs ça me fait bizarre de ne plus avoir cours. C’est la première de toute ma scolarité que je n’en ai plus. Normalement, à chaque fin d’études, je me préparais à retrouver une autre classe, à rencontrer des nouvelles personnes et des nouveaux cours. Mais cette fois, rien. Juste… autre chose.
    Donc ça veut dire que mes études sont enfin terminées ? Oh non. Loin de là. J’ai maintenant le mémoire à faire. Et ça, c’est à la fois long et difficile. Et le pire, c’est que personne ne m’encourage. Ni les profs, ni les gens dans ma classe, ni les autres de la filière. Tous me conseillent de faire le mémoire sur deux semestres au lieu d’un seul. Sauf que ce qu’ils ne comprennent pas c’est que de 1, le master est normalement fait pour que tu puisse le faire en deux ans (donc un semestre pour le mémoire), surtout pour ceux qui sont à plein temps comme moi. Et de 2, j’ai littéralement fini tous mes cours. Je n’ai plus rien à faire à part ce p… de mémoire. Je vais pas passer deux semestre à me tourner les pouces et rester une année de plus ! Une fois de plus, mon enfant intérieur ressurgit et me dit « regarde, encore des gens qui ne croient pas en toi ».

    Et vous pensiez que c’était tout ? Non. Il y a une semaine, ma patronne m’annonce qu’elle va me licencier. Pourquoi ? Elle n’est pas satisfaite de mon travail. Je suis pas assez autonome blablabla… Bon, la vraie raison, c’est que l’entreprise vient de finir un mandat, et que maintenant qu’elle peut mettre les deux filles à plein temps sur le projet sur lequel j’étais assigné, elle n’a plus besoin de moi. Elle me jette comme une vieille éponge. D’un côté, c’est dommage parce que je n’aurais plus de salaire. Mais d’un autre, ça me libèrera du temps pour le mémoire. Et de toute façon, ce n’est pas une grande perte. Je ne faisais que des tâches ingrates et répétitives. Vivement que je me casse de cette entreprise de m…

    Voilà où j’en suis aujourd’hui. J’espère que j’ai rien oublié. Je me sens tout aussi perdu. Mais j’ai eu le temps de réfléchir. Je sais ce que je veux plus tard. En fait, je ne veux pas devenir urbaniste/architecte paysagiste. Enfin si, je veux en faire mon « vrai métier », comme disent les PNJ, mais pas mon rêve, pas ma vocation. J’ai trois scénarios que j’envisage:
    1) Mon livre se fait publier et je deviens célèbre. Je deviens un auteur célèbre, je me lance dans la politique, je deviens président et je réforme entièrement le pays.
    2) Je fonde une famille et je m’installe dans un petit village à la montagne, où je vivrai dans une petite communauté constituée de ma famille* et de nos voisins. On vivra de permaculture et on sera autonomes et isolés de cette société malade.
    3) J’échoue sur tous les aspects dans la vie et je deviens un vieux fou qui vit dans la forêt. On perdra toute trace de moi pendant 20 ans, jusqu’à ce que des légendes ressurgissent comme quoi il y a un ermite qui rode dans la forêt avec un fusil.

    *Par « famille » j’entends quelque chose que bien plus fort que la famille occidentale classique à la Simpson. Pour moi, ça veut pas seulement dire des personnes. En fait, ça veut aussi dire « foyer ». Si vous ne le saviez pas, je suis à moitié d’origine autrichienne. Si je me sens à la fois français et autrichien, la plupart des gens autour de moi ne l’entendent pas de cette manière. En France, je suis l’Autrichien. Et en Autriche (ou je ne suis allé que pour les vacances), je suis le Français. Bref, je suis un étranger où que j’aille. Et ce n’est pas que sur cet aspect que j’ai l’impression d’être un vagabond. La plupart des gens, où qu’ils aillent, ont un attachement à un endroit. Ça peut être là où ils sont nés où là où ils ont grandi, là où ils ont tous leurs amis, leur « famille ». Moi, je n’ai pas l’impression d’avoir de « chez-moi ». J’ai quitté la maison familiale à l’âge de 16 ans. Et depuis, je ne suis jamais resté très longtemps au même endroit. Les amis que je fais partent très vite, et rares sont ceux avec qui je reste en contact. Je n’ai donc ni lien physique, ni émotionnel à un groupe précis. Même ma famille (« biologique ») est totalement éparpillée. Entre ceux qui sont à Paris, ceux en Alsace, ceux dans les Pays de la Loire, ceux à Barcelone, ceux à Graz et ceux à Vienne. Je n’ai que très peu de contacts avec mes cousins d’au delà du premier degré, et on est jamais au complet. Parfois, j’envie les familles « tribales » comme chez les Albanais (il y a rien de raciste, c’est un terme anthropologique par opposition aux familles « nucléiques »), où toute la famille forme un clan, où tout le monde est au complet et veille les uns sur les autres. Autrefois, les familles formaient un véritable village, et dans notre ère individualiste moderne, ce village n’existe plus. Notre cerveau conçu pour connaître 150 personnes maximum est surchargé par la présence d’autant d’inconnus. Alors si je n’ai pas eu la chance de grandir dans une petite communauté, et si aucun groupe d’amis ne me considère comme suffisamment digne pour me garder, alors je vais la fonder moi-même. Je vais fonder mon propre « village ». Un cadre familial sain et un environnement stable. Après, reste à rencontrer une femme qui aura les mêmes ambitions que moi.

    Mais tout ça, ce ne sont que des rêves lointains. En attendant, je suis coincé dans ma condition de déperissement mental. Je tourne en rond et je ne sais plus quoi faire. Je ne sais pas si je vais réussir mon mémoire, je ne sais pas comment je vais gagner de l’argent sans être dépendant de mes parents. Et je ne sais pas comment je vais faire pour ne pas sombrer dans la solitude. J’ai peur de l’avenir, et j’ai peur de la mort.

    Avant ces trois scénarios, je sais ce que je vais faire. Après mes études, je vais faire une année sabbatique où je vais faire une série de voyages solitaires, et me consacrer à mes projets personnels. Je sens que j’ai besoin de passer en mode « moine », de me couper de ce monde et d’effectuer un voyage aussi bien intérieur qu’extérieur. De toute façon, personne ne me solicitera. Alors je serai tranquille. Et après cela, je sais pas ce qui va se passer. Je pourrais ressortir revigoré de cette traversée du désert et devenir un Gigachad ou bien devenir un misérable échec. J’ai peur de l’avenir. Car je sais que derrière chaque victoire se cachent deux nouvelles menaces. Et ces menaces, je vais devoir leur faire face seul. Il y aura toujours des gens pour m’aider, mais quand viendra le combat, ça sera moi et seulement moi. Et mince, est-ce que je suis encore une fois en train de scénariser ma vie ?

    Autre question. Vous êtes tous plus jeunes que moi ici. Vous êtes les bienvenus sur ce forum. Mais moi, je vais avoir 25 ans ce printemps. Est-ce que je serai encore « jeune » ? Est-ce que je serai encore légitime à écrire ici ?

    Je vous donnerai des nouvelles dans quelques mois. Ou plus tôt, ou plus tard… en fait, j’en sais rien

    Bouton retour en haut de la page