Répondre à : Personne ne m’écoute

#56521
Ravenn
Participant

    Re,
    ça va c’était pas brusque.
    J’ai pas mal de problèmes enfaite, et tout ceux là font qu’aujourd’hui, je ne prends plus goût à rien. J’arrive pas à trouver une activité qui me correspond et dans laquelle je vais pouvoir me donner à 100%. Je finis par me lasser de tout, jusqu’à me demander ce que je fais encore sur Terre parmi tous les bon vivants. Franchement, en soit, que je sois là ou pas, tout le monde s’en fout pas vrai ? Au bout d’une semaine, et encore je suis généreuse, ils m’auront tous oubliée pas vrai ?
    Je sais plus quoi en penser..
    Je peux peut-être résumer ma situation ? Ce sera sans doute un très long message et je m’en excuse d’avance.
    Pour commencer, j’ai 17 ans, je suis insomniaque depuis mes 12 ans et ma « descente aux enfers » comme je l’appelle à commencé véritablement en Septembre 2022. Enfin elle s’est précipitée plutôt à cette période. J’entre en seconde à ce moment là, mon père adoptif est en hôpital psychiatrique et je dois souvent m’occuper de mes demi-frères et soeurs, qui sont en bas âge. C’est épuisant, si bien que je m’en plains à ma mère. Elle m’envoie alors passer on année chez ma grand-mère, et mon cerveau torturé y vois là une porte vers une plus grande liberté. Tout commence donc le 13 septembre 2022, vers 1 heure du matin. Je prends **** posés en évidence dans la salle de bain, et trace le premier trait..
    ********. Je décide alors de recommencer le lendemain, puis le surlendemain et ainsi de suite, *****. Puis ça ne me suffit plus et je commence a devenir zébrée de l’avant bras, puis du coude..
    En parallèle de ça, je suis seule au lycée donc personne ne risque de découvrir ce que je m’inflige. Et surtout, plus personne n’est là pour m’obliger à manger. Alors je saute 1 repas, et 1 autre, et finis pas ne plus manger le matin, puis le midi, et parfois même plus le soir.
    Je comprends alors qu’il y a quelque chose qui ne va plus. Et je décide d’en parler.
    En février 2023, j’écris une lettre destinée à ma mère, dans laquelle je lui explique tout. Mes TCA, l’automut*lation que je m’inflige et mes problèmes de sommeil.
    Elle ne prend rien au sérieux et je replonge plus bas que terre. Je recommence******.
    Fin avril, je suis déscolarisée car ma chienne arrive enfin chez moi. C’est pour elle que j’ai tenue le coup jusqu’ici.
    En mai, j’ai enfin le droit à un aller aux urgences, mais on ne me donne rien de plus que des médicaments contre le stress. Retenez les.
    En rentrant, je me fais « menacer » par ma mère, si je n’arrête pas tout de suite elle m’envoie me retire mon chien. Alors je coupe court mes sc*rifications. J’étais tombée dans l’addiction, et j’ai passée tout mon été à essayer d’oublier ce phénomène appelé « manque ».
    Et le 23 août, c’est le drame. Mon père biologique (qui était une personne a mobilité réduite, il avait eu un accident qui l’avait paralysé, donc il était plus fragile) meurt à cause d’une trop forte chaleur. Je hais l’été et les canicules, et je hais l’humain pour avoir détruit une si belle planète.
    Bref, je m’égare. Ma rentrée 2023 se fait dans un autre lycée, plus proche de la maison de ma mère, donc je peux rester avec mon chien. Je perd le peu de confiance en moi qu’il me restait quand je recommence a me prendre des remarques sur mon apparence (j’ai les cheveux courts). Et vivre avec ma mère devient pour moi très compliqué, je ne fais jamais rien de bien, je suis jamais assez.
    Je recommence mon autodestruction, mais au lieu de mes crises d’anorexie mentale, je fais maintenant de l’hyperphagie boulimique. Alors je reprends les kilos que j’avais perdue, et plus encore. Et puis vient ce fameux jour, où ma mère se sépare de mon père adoptif. Je me prend un coup de pied et un « C’est de TA faute ! » de la part de ma génitrice. J’ai encore si mal en y repensant, je ne sais si j’arriverais un jour à oublier. Alors je prends ****.. et je profite du fait que les autres soient occupés pour ******. Et j’arrive à le cacher par je ne sais quel miracle.
    J’ai beau réclamer mes médicaments prescrits des mois auparavant, ma mère est certaine que je vais mieux, donc que je n’en ai pas besoin.

    Voilà, il me reste encore un million de sujets à aborder, mais j’emm*rde déjà suffisamment les gens comme ça.
    ça m’étonnerait que vous ayez le courage de tout lire, mais si vous le faites, répondez moi : Est-ce que je mérite encore de vivre ? Est-ce que ça sert vraiment à quelque chose ?

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