Répondre à : Sujet à 2 : Avoir des idées sombres

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Anonyme

    Bonjour Anonyme315,

    Je te remercie d’essayer de m’aider, je me réfugie dans ces pensées parce que c’est le seul moyen (en dehors du traitement que je prend concernant la dépression, l’anxiété et les angoisses) que j’ai trouvé pour me rendre la vie un peu plus supportable. Ce qui est compliqué à vivre c’est l’inquiétude pour la suite, alors si je me persuade que je suis capable d’y mettre fin à tout moment si j’en ressent le besoin : ça me rassure.
    Dans les faits je m’en sens incapable : j’ai un seuil de résistance à la douleur physique très faible, ce qui veut implique que je redoute toute forme de passage à l’acte suicidaire pour la souffrance qu’elles pourraient me causer.

    J’ai raté ma vie à mes yeux, je le pense lorsque je constate où j’en suis aujourd’hui.
    J’ai raté mes études post Bac, en 6 ans tout ce que j’ai obtenu c’est la validation d’une première année en licence de psychologie, qui ne vaut rien sur le marché du travail. Je ne sais pas quel métier j’aimerais faire plus tard, et partis comme je suis je risque d’être contraint d’en exercer un peu qualifié, peu intéressant, peu rémunérateur…
    J’ai raté ma vie personnelle car je n’ai jamais eu de relation amoureuse et/ou sexuelle. Et je n’ai pour ainsi dire pas de vie sociale (1 seul vrai ami).

    Je suis malheureux, c’est mon principal indicateur que les choses ne sont pas telles que j’aimerais qu’elles soient.

    « Est-ce vraiment si grave ? » : relativiser ne réduis pas la souffrance, ça reviens à douter de sa légitimité, ce qui ne la soulage pas et fait culpabiliser la personne à qui l’on demande cet effort. C’est grave à mon échelle, en grandissant je prend de plus en plus conscience que la vie est vraiment compliqué et je ne me sens pas capable d’y faire face.

    Le temps passe et j’ai de plus en plus honte de ma situation. Il est vrai que je ne sais pas de quoi le future sera fait, que les choses pourraient changer en mieux. Je n’attend que ça, mais quand la tendance est de passé de désillusion en désillusion, le désespoir s’installe.

    Ps : je suis un (vieux) garçon.

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