Répondre à : Je vais craquer
Salut
Déjà, bravo pour avoir eu le courage de raconter tout ça. Punaise, ta vie est en effet un cauchemar, quel courage tu as eu pour tenir ! Si tu as du mal à parler à une amie, est-ce que tu as essayé un psy ?
Tu dis que tu n’as pas envie de paraître comme une victime. Quand je lis ton récit, je ne me dis pas que tu es une victime. Je me dis que tu as un courage phénoménal et que j’aimerais tellement que tu aies enfin droit à une vie heureuse. On ne devrait pas avoir peur de se cataloguer victime. Moi, j’en suis une. Ça ne me rend pas faible. Ça me rend plus fort, au contraire. Dire qu’on est une victime, c’est dire qu’on a souffert. Que des gens nous ont fait du mal. On ne devrait pas en avoir honte. On ne devrait pas être reniés pour ça.
J’ai l’impression que tu essaies beaucoup d’épargner les gens autour de toi, comme si tu étais le chewing-gum qui fait tout tenir en place (bon, d’accord, cette comparaison est nulle) (plutôt « le dernier écrou qui ne s’est pas encore cassé » ? oh là là je suis pas doué hein) alors que tu as seize ans ! À seize ans, ce n’est pas à toi de taire ta souffrance pour épargner ta mère ou ta G-M. Je sais que c’est dur d’oser dire ce qu’on ressent. Mais crois-moi d’expérience, si ça ne sort pas par la bouche, ça sort par les oreilles avec un BOUUUM euh pardon encore une comparaison toute pourrie.
C’est injuste et c’est MAL de te donner l’impression que c’est de ta faute ! Que tes amis, ta famille te RENIENT parce que QUELQU’UN T’A FAIT DU MAL ?!! Je suis désolé, je m’emporte, mais TU N’AS PAS À CULPABILISER. Malheureusement la culpabilité touche rarement ceux qui la méritent…
Ton père te manque. Ça doit être terriblement dur. Est-ce que tu en parles à ta mère de ça ? Ou est-ce que tu essaies de l’épargner là-dessus aussi ? Vous pourriez peut-être en discuter ? Repenser aux moments passés avec lui… c’est dur de parler de ce qui fait mal, mais ça aide aussi (d’ailleurs tu le dis à la fin de ton message)
Tu dis « j’ai envie d’accomplir des choses dans la vie ». Essaie de te concentrer là-dessus. Si tu as des projets, peut-être que cette pensée peut t’aider à tenir encore un peu, le temps de trouver quelqu’un qui puisse t’aider, à qui tu puisses parler, psy ou autre.
Et NE TE TUE PAS ! Tu as assez souffert comme ça. Tu mérites de vivre. En ce moment, vivre te paraît sans doute plutôt comme une punition, mais ça ne sera pas toujours le cas. Tu es forte et courageuse. Tu peux le faire. Ose parler, chercher de l’aide comme tu viens de le faire.
J’espère que j’ai pu un peu t’aider. Bon courage. Je pense à toi.