Répondre à : Je vais craquer

#59869
Roxou
Participant

    Salut Lyashi
    Déjà merci beaucoup de m’avoir répondue. Tu n’imagines pas à quel point ça me touche. Ton message m’a choquée, dans le bon sens du terme. Ça fait du bien de voir que des personnes comme toi existent encore.
    En effet, j’ai déjà essayé le psy, mais ça ne m’a pas vraiment aidée, et puis ça devenait compliqué financièrement.
    Je te trouve très courageux, toi aussi, d’affirmer que tu es une victime, et c’est vrai que je n’avais jamais regardé les choses sous cet angle, mais tu as raison.
    C’est vrai que j’essaie beaucoup d’épargner les autres, mais c’est également car cela me permet de ne pas y penser ou de ne pas en parler (même si ce n’est pas la solution). Merci beaucoup pour tes comparaisons « pourries », ça fait du bien de rire. Et aussi pour avoir utiliser mon expression de « G-M », j’avoue que depuis le dépôt de plainte, je n’ai jamais réussi à dire ces mots banals en entier. Ce qui a choqué beaucoup de gens qui n’ont jamais compris que je n’y arrive pas. En fait, personne ne m’a jamais vraiment demandée pourquoi je disais « le père de ma mère » ou  » la mère de ma mère » ; c’est parce que c’est trop difficile ! Et c’est très compliqué au quotidien de vivre sans utiliser ces mots. Je suis en manque d’excuses lorsque les gens me demandent.
    Effectivement, mon père d’avant me manque terriblement. Mais encore une fois j’essaie d’en parler le moins possible à ma mère. Je sais ce que tu penses, mais elle souffre suffisamment pour que je lui en parle aux seuls moments où elle peut se détendre. Et puis ça ne me dérange pas, car mon truc à moi c’est : écrire. Donc je me contente d’écrire ce que je ressens.
    C’est vrai qu’en ce moment, je puise trop d’énergie à me tracasser pour mon père plutôt qu’à penser à mon avenir. J’ai envie de devenir avocate pour me battre contre ces ordures. Tu as raison de t’emporter, et sache que ça m’arrive aussi. Je veux que tous ces gens paient pour ce qu’ils font !
    Je ne suis pas une personne suicidaire, mais c’est vrai qu’en ce moment j’y ai beaucoup pensé.
    Je te remercie du fond du coeur pour ta réponse et pour le bien que tu m’as apportée.
    Si ce n’est pas trop indiscret, pourquoi dis-tu que tu es une victime ? Tu n’est pas obligé de répondre, mais tu as l’air d’être quelqu’un de bien, et j’aurais été curieuse de connaître ton histoire.
    J’espère que tu verras ma réponse, ça m’a fait beaucoup de bien de partager tout ça avec toi et moi aussi je pense à toi !

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