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#60610
Ecto

    Oy, homme de 25 ans, pas moche mais malchanceux.

    Le suicide est la voie des lâches. C’est ce que ma mère m’a toujours dit.

    Pommé depuis tout jeune, j’ai pas attendu l’adolescence pour me faire marginaliser. Venant comme vous tous d’un environnement ou les rêveurs sont des artistes ou des fous ostracisés hors de la classe. Quelques personnes se prennent d’affection de manière éphémère tandis que l’on plonge dans l’idée que soit c’est nous le problème, soit c’est l’autre.

    Chacuns en tire un point de vue différent mais j’ai dû me développer dans ce genre d’environnement typique des écoles faiseuses de dépressifs.

    Évidemment, étant là, j’étais loin des autres dans le même cas qui se complaisaient dans leur mal-être. À refuser toute solution et attirer l’attention des personnes de bonnes volontés, les rendant fou au passage.

    J’ai eu la chance d’avoir une copine… Qui m’a fait chier comme jamais pendant un an et demi à osciller constamment et n’octroyant jamais sa confiance, ni aux mots, ni aux actes. Me permettant d’identifier au moins le fait que la valeur de l’amour va avec le fait de partager des choses avec la personne et non en s’echangeant de simple mots doux.

    Je vous passe l’histoire de dépression post-couple… Parce que je veux parler d’espoir.

    Les années sont passés et j’aurai 13 ans toute ma vie. J’ai testé tout ce qui peut se faire en intérieur… Lecture, dessin, écriture, composition au piano, dance, programmation, bricolage et évidemment le bon vieux modpack minecraft ou encore les semaines entières à réunir des inconnus pour jouer en ligne à des jeux de rôle pour su’ils se cassent dès la première session… (plusieurs fois). Rien y fait.

    Donc là je fais de la chimie moléculaire dans ma chambre… À attendre que la soupe de vase que j’appelle un slime prenne vie comme dans certains animés… Parce que je refuse un monde sans magie, sans couleur dans lequel les gens ont peur de se dire bonjour dehors, ou j’ai l’impression que regarder une femme revient à l’agresser et que le seul moyen de faire partie de ce monde revient à bosser, chopper une fille inintéressante et sans passion avec qui faire des gosses…

    Je ne veux pas de ça. Je veux de l’aventure, vivre dans un camion avec une fille qui me partagera son amour pour des choses simples et vivre un romantisme… Jouer de la flûte en poncho sous la brume pour faire peur à des gosses qui passeraient par là. Faire de la magie en manipulant des microbiotes entrainés pour faire de la bioluminescence… Et cuisiner.

    Mais non. Pour le moment, je m’entraine pour y parvenir et je me sens seul à vouloir sortir de ma solitude.

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