Répondre à : Accro à la noirceur
Je vois,
Pour le moment je n’ai pas eu besoin d’en arriver à ce stade. Néanmoins c’est une étape qui est sans aucun doute nécessaire pour différentes situations, comme celle que tu vis.
Après avoir fait un bilan neuropsy, il s’avère quand même que je suis dans un état de souffrance très prononcé. Et comme l’a dit la neuropsy, je suis tellement habitué à cet état qu’il ne me parait pas douloureux. Au contraire je recherche une vibration, un souffle.
Comme un pouls qui s’affaiblit peu à peu,
Comme une froide caresse qui m’émeut.
Comme un désir paresseusement sombre,
Comme te suivre telle une ombre.
Je ne cherche pas forcément à trouver quelqu’un. Difficile de se sentir/ressentir attaché à quelqu’un. Se gérer soi est bien plus simple que de s’occuper d’autres. Pourtant on passe notre temps à s’occuper des autres pour nous oublier.
On veut se sentir écouté et compris sans doute. D’où notre présence en ces lieux.
On veut pouvoir oser délivrer sa noirceur.
Je l’ai longtemps fait en écrivant des textes que je publiais sur le net. Des mots souvent dérangeant.
Mais je n’ai pas la sensation d’avoir trouvé un nouveau sanctuaire.
Alors les mots s’écrivent sur des notes, sur le corps, sur des prises de risque.