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Bonsoir,
ça fait du bien vraiment de lire vos messages, d’un côté ça me rassure, de l’autre je ne trouve toujours pas l’ombre d’une solution.
J’ai 23 ans avec un parcours digne d’un shonen, étant en échec scolaire au college, puis 1/2 ème de ma classe tout le long de mon lycée, en passant par personne qui croyait en moi, aux félicitations de la directrice, qui à faillit ne pas me reprendre dans le lycée après que je sois parti en PRO, pour finalement me rendre compte que ce n’était pas ma place et revenir au cursus « normal », en filière générale.
Bref, j’ai mon BAC à 19 ans (donc déjà en retard dû au fait que je suis italien on ma reculé d’1an + le « pseudo » redoublement quand je suis repassé en lycée général), et je me dirige tête baissée, très confiant et presque arrogant en FAQ de droit.
Tout se passe très bien au début, j’étais même heureux car le droit me passionne vraiment, et j’essayais d’être assidus et régulier dans mon travail, ça restait dur avec le 24h mcdo à côté mais j’étais déterminé.
Vraiment je me disais même « comment les autres peuvent arrêter c’est tellement bien »….
Jusqu’à ce que je me retrouve avec plusieurs problèmes en même temps, de santé, de stress, de peur de l’échec, de burn out, j’ai fini à l’hôpital plusieurs fois, mon colloc n’en branlait pas une je me tapais tout à l’appart + j’essayais de rattraper les cours que je manquais.. un cauchemar.
N’étant pas convaincu de supporter toute cette charge de travail + peur de l’échec, j’ai tout arrêté au premier semestre.
Puis, dépression, idées noires, névrose, angoisses, migraines et j’en passe.
Je décidé tout de même d’essayer quelque chose de + simple, les langues et l’italien (LLCER) en pensant que ça allait être + facile car je suis italien.
J’ai tout détesté en LLCER, rien ne me plaisait, et j’ai remarqué que j’étais bien bien moins à l’aise qu’avant, et complétement désordonné, moi d’habitude limite maniaque sur l’organisation.
Bref, vous devinez ? J’ai arrêté aussi au premier semestre, puis vient 2023.
Licence informatique, trop de maths, j’ai stop aussi, je la fais courte.
Du coup, je me dis, j’arrête de faire de la merde, j’ai 22 ans, je vais prendre mon temps, faire des stages et découvrir ce que je veux faire.
Je vais donc à la Mission Locale en 2024.
6mois, 6 versements d’alloc.
Pourquoi je développe pas plus ? Parce que il n’y à pas plus, parce que ces gens la en font le moins possible tout en pensant qu’il font leur travail sans aucune conviction réelle en vue de l’aide qu’ils auraient pu m’apporter.
Rien du tout, vide, même pas un semblant de chemin, seulement une idée que j’avais déjà et que je n’ai pas développé plus que ça, je me sens même coupable, j’ai l’impression d’avoir volé de l’argent à l’état.
Du coup ? Retour à la case départ.
Je me sens terriblement seul, personne me comprends, je suis quelqu’un de très sociable de base, souvent les gens m’apprécient, du moins après le lycée où j’ai passé mon enfance à être harcelé..
Mais la, je ne vois pas de lumière au bout du tunnel, je ne vois pas plus loin que demain.
Et demain, comme tous les jours, est un couteau rouillé qui rafle ma peau sans la percer.
Un jour de plus ou je me dis, pourquoi faire ? A quoi bon ? Je déteste la vie, je n’aime rien, rien ne me donne envie.
Je regarde autour de moi, ma famille, le peu d’amis qui me reste, et je me dis, je ne veux pas d’une vie comme ça.
Peu importe le rang social, peu importe combien d’heures par semaine.
Je n’arrive pas à me faire à l’idée que je dois travailler 95% de ma vie, et en plus pour quelqu’un d’autre.
Ce sont des excuses ? C’est une fatalité à laquelle je m’accroche pour ne pas dire que j’ai échoué ?
J’ai échoué ? Ma vie est gâché ?
Ce mode de vie que je déteste tant pourtant je suis jaloux de ceux qui s’y confortent ?
Cette idéologie par laquelle je ne me vois endosser la responsabilité d’une famille, et pourtant je suis jaloux de mes amis / anciens amis qui se marient ?
Tant d’oxymores en moi. Je ne sais plus ce qui est vrai, je ne sais plus qui je suis, je me sens complétement perdu et aliéné de ma propre vie.
Je suis la, en semi végétal dans ma chambre, essayant de m’accrocher au vide, au rien qui me reste, pour ne pas sauter du pont par lequel je passe tous les jours pendant mon jogging.
Je sais que personne me tendra la main, je sais que devenir adulte est comprendre que personne ne nous viendra en aide.
Et pourtant, je me dis, quand est-ce que j’ai donné mon accord pour devenir adulte ?
Je me sens coincé, terriblement coincé.
J’ai juste envie d’en finir.