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Je ne sais pas, par quoi commencer.
J’ai beaucoup de mal à aller en cours, j’ai essayé, j’ai tout essayé, mais je n’y arrive pas. Ça fait 3 ans et je commence à perdre espoir honnêtement.
Tout le monde veut que j’y aille car c’est mon avenir qui est en jeu mais comme je n’y arrive pas, je me sens comme une bonne à rien. Aussi longtemps que je m’en souvienne (à peu près depuis la 5eme) je n’ai pas ressenti quoi que se soit envers ma personne. Soit je me déteste soit je ne ressens rien (ce qui arrive peu). Je fout ma vie en l’air et je m’en préoccupe si peu que ça me fait peur.
J’ai l’impression que c’est peine perdue pour moi, qu’au final il y a rien que je puisse faire, je suis une déception de la tète aux pieds.
Je ne sais plus à qui je dois faire confiance, qui je dois écouter et je ne sais même plus si ce que je pense est vraiment ce que je pense. Je suis complètement paumé.
On me presse, on me jette la réalité à la figure, ce que je comprends, on me dit que si je continue comme ça alors dans la vie d’adulte je n’y arriverais jamais, que ça dure depuis beaucoup trop longtemps, que je suis flemmarde etc…
Mais je ne sais plus, est-ce vraiment de la flemme, je ne me comprend pas moi même.
Je suis une psychologue depuis 1 ans ? Je crois. Mais je ne vois pas vraiment de changement. J’y pense depuis deux ans à mettre fin à mes jours. Et j’écrivais ses pensées noir dans un journal, que j’ai relis, et qu’il me fait pleurer en réalisant que je n’ai pas changé en 3 ans. Avec pourtant des gens qui m’entourent. Je sais que ce je dis est injuste pour ceux qui vivent bien pire, et je m’en excuse profondément.
Mais je n’en peux tellement plus. Chaque soir et nuit, je me dis que c’est moi le problème au final, que si je n’avais jamais été née alors peut-être que tout irait bien pour ma famille.
On compte tous sur moi et ça me déprime encore plus en sachant que je serais jamais à la hauteur de leur attente. J’écris dans un journal pour essayer d’évacuer mais ça ne marche pas, et quand je suis tellement mal je ne trouve même pas la force de tenir un stylo pour écrire, me sentant écrasée.
Alors pendant les vacances d’été, j’ai planifié mon suicide, que je me noierais. J’ai craqué la veille, en me taillant (? Je ne sais pas si c’est le terme), je me détestais d’avoir abandonné à la dernière minute, j’ai tellement eu peur de la rater et que ma famille auraient encore plus déçus de moi (de comprendre que je comptais me suicider) que je n’ai rien fait.
Mais j’ai cette sensation de « bientôt tout sera fini » quand je caresse mon chat ou que je fais autre chose, et cette sensation me procure du réconfort, savoir que ce sera bientôt finis enfin.
Je n’en peux plus. Je suis fatigué de devoir me lever le matin, je suis fatiguée de manger ou de boire. Je suis fatiguée d’écouter et de parler. Je reste allongé sur mon lit en regardant juste le plafond la plupart du temps en sentant un énorme trou noir comme si il aspiré toute mes émotions.
Je ne suis pas retourné en cours depuis la rentrée, je n’ai pas de stage, je suis en échec, je n’ai aucune sociabilité et je me noie dans du fantasme, imaginer ma vie dans un autre monde, ou imaginer ma mort. Je suis désolé, j’en peux plus. Et ça m’écœure de dire ça, mais je ne sais même pas si je veux être sauvée. J’aimerais être normale comme tout le monde, mais est-ce que c’est vraiment possible pour moi ?
J’ai trop écrit je me suis emportée.
J’ai écrit ici car j’ai l’impression que je ne peux en parler à personne, que je suis toute seule. Je me sens tellement égoïste et sale de vouloir la mort.