Répondre à : Solitude face à mon problème.
Le nœud du problème c’est mon absence de volonté de travailler, je vie chez mes parents à leurs frais, c’est trop confortable.. J’ai conscience d’être un poids mort pour eux, je culpabilise et j’ai honte de moi. Tant que j’étais dépressifs ça pouvait passer, mais comme je vais mieux cette situation n’es plus justifiée.
Je suis à un âge où on est censé commencer à devenir autonome, je suis tellement en retard sur l’idée que je me fais de la norme.. Je m’en sens incapable, j’ai trop peur de ne pas y arriver. Je sens que ce que je vie n’est pas normale, qu’il faudrait que je me bouge..
Mais comment avancer lorsqu’on ne sait pas ce qu’on veut ?
Je suis persuadé que je n’arriverais pas à trouver le métier que je veux faire. Après bientôt 3 ans d’accompagnement à la Mission Locale, je pense pouvoir affirmer que ça n’a pas marché pour moi. C’est raté, comme la plupart des choses qui compte pour moi dans ma vie : pas de vie sentimentale et/ou sexuelle, un cercle d’ami très restreins, pas de diplôme post Bac..
La vie j’ai essayé, ça ne m’a pas réussie.
J’ai fait ce qu’il fallait pour aller mieux, aujourd’hui je me rend compte que ça ne suffit pas pour aimer sa vie. Le simple fait d’être moi c’est dévalorisant à mes yeux.
Je vois le genre de vie vers laquelle je me dirige : célibat à vie, emploi alimentaire sans perspective d’épanouissement ou d’évolution, sentiment global de frustration et de résignation. Et ce genre de vie je n’en veux pas.
Le suicide ça fait des mois que j’y pense, et paradoxalement c’est lorsque je vais le mieux qu’il s’impose comme une nécessité. Sortir de la dépression pour se rendre compte que c’est sa vie en elle-même qu’on aime pas, c’est franchement décourageant..
Encore faut-il trouver l’étincelle d’impulsivité qui permettra de passer à l’acte.
Je suis quelqu’un de prudent, se mettre volontairement en danger de mort je ne suis pas certain d’en être capable. Une vie qui n’évolue pas drastiquement dans les prochains mois devrait finir de ma convaincre du bien fondé de cette démarche.
Je n’ai rien contre la vie elle-même, je suis fatigué de la mienne.
Je me sens seul face à tout ça, en tant qu’adulte on est au commande de sa vie, la responsabilité que ça représente m’écrase.
Merci pour votre attention et votre temps
Ps : j’en parlerai à l’infirmière en psychiatrie, je verrais ce que ça donne.