Répondre à : Reprise de harcèlement
Coucou,
Je viens de finir d’écrire le message, je me suis relue et je voulais prévenir qu’il va être difficile à lire puisse que je rentre beaucoup plus en détails sur le harcèlement que j’ai vécu. Donc je m’adresse à toi lecteur, si tu ne te sens pas de lire je comprendrai, si tu veux, tu peux passer la première partie jusque l’émoji après je donne moins de détails.
Oui, j’ai déposé 2 plaintes une pour attouchements (en première on était placé à coté dans 2 cours et il avait des gestes déplacés, il s’est frotté à moi à plusieurs reprises dans les couloirs) et une autre pour menaces de viol et de mort. Pour ces menaces, j’ai apporté une dizaine de messages et pourtant ces 2 plaintes ont été classées sans suite parce que « les infractions ne sont pas suffisamment caractérisées ». Avoir des messages qui disent : » ************ » et que le lendemain de cette menace sur le retour il me suit et il me balance de la javel (donc il a dû avoir cette bouteille toute la journée dans son sac), ça ne caractérise pas les infractions… je ne sais pas ce qu’il leur faut d’autre, peut-être que s’il m’avait réellement balancé de l’acide il se serait bougé le cul
…
Mais le pire dans tout ça c’est que ma mère m’a toujours culpabilisée car le harcèlement a commencé le jour où j’ai mis une jupe. Jupe qu’elle m’avait interdit de mettre, elle n’était pas courte hein, elle m’arrivait au-dessous des genoux. Mais oui, ma propre mère m’insulte de « pute » pour avoir mis une jupe. La culture du viol à encore de beaux jours devant elle (et avec le procès de Gisèle Pélicot on en a encore un bon exemple !). Un écoutant du 3020 avec qui j’avais beaucoup parlé à l’époque m’avait convaincue d’appeler le 119 car il ne trouvait pas normal que non seulement ma mère m’insulte mais qu’elle refuse de m’aider comme c’est son rôle. Au 119, ils ont fait un rapport au « comité de recueil d’informations préoccupantes » mais je n’ai eu aucune nouvelle de ce rapport…
Demain en stage si je vois sa voiture, j’en parlerai à ma cadre qui fait les domiciles avec moi, comme ça elle sera au courant bien qu’elle ne puisse pas faire grand chose mais ça me rassurera de lui en parler.
Et en rentrant du stage j’appellerai le cmp où j’étais suivie afin de voir pour prendre rendez-vous avec ma psy parce que ça fait remonter toutes les angoisses, les cauchemars et oui, ça a fait ressurgir des idées suicidaires sans projet suicidaire.
Merci à toi de m’avoir répondue, c’est déjà aidant 🙂