Répondre à : Dépression, idées suicidaires, et autres joyeusetés

#70926
Anonyme

    Penser au suicide est devenue une habitude, un mécanisme rodé à l’intérieur de moi, je suis persuader que ma vie prendra fin ainsi, et je ne me donne même pas 2-3 ans à vivre.
    Je sais que c’est un jeux dangereux et le mal que ça fera autour de moi, mais je ne me vois sincèrement pas continuer à exister dans les conditions actuelles plus longtemps que ça.

    Je suis loin d’être un exemple pour les gens qui souffrent car je pense que je finirais par rejoindre les rangs de toutes ces personnes que la maladie a finis par emmener dans la tombe.
    La dépression et moi ça fait plus de 5 ans que ça dure, je me bat mais à force je me demande pourquoi, parce que ma vie stagne et cette absence d’évolutions me frustre profondément.

    L’absence d’accomplissement significatif dans une vie où on a perdu toute valeur à ses propre yeux est un poids immense, le fait d’avoir été victime d’attouchement et de viol est un charge supplémentaire qui rend le tout insupportable.

    Pour mes proches je suis le patient modèle, celui qui prend son traitement tout les jours, qui se rend aux rendez-vous à l’heure, et qui en reprend pour la suite, je me soigne pour eux, mais j’ai l’impression que c’est un pansement sur une prothèse, j’ai l’impression d’être déjà mort depuis longtemps.

    Je suis sur ce forum depuis peu par rapport au reste de ma vie, j’essaie d’aider comme je pense pouvoir le faire, mais je souffre du simple fait d’être moi, d’être sans objectifs, d’être célibataire depuis toujours, avec l’intime conviction que rien ne me ferra m’en sortir.
    Je n’ai pas d’avis sur la valeur de la vie en générale, j’en accorde de moins en moins à la mienne.

    Tout ça pour finir par un paragraphe rassurant pour la modération, j’ai rendez-vous chez le psychologue Lundi qui vient, et j’aurais l’occasion de parler de tout ça. Je vais continuer encore quelque temps à vivre avec ce masque du patient modèle, rassurez-vous, je voulais juste témoigner de cette impression que la lumière au bout du tunnel est parfois inatteignable.

    Bouton retour en haut de la page