Répondre à : Tristesse profonde
Bonjour manouche02,
Dans mon cas, les patients étaient répartis dans différents service en fonction du secteur duquel ils dépendent et non pas en fonction d’une pathologie ou d’une autre : ça m’a permis de côtoyer des gens souffrant de différentes pathologie (dépression, anxiété, bipolarité, schizophrénie, toxicomanie pour sevrage,…), ce qui permet de se rendre compte qu’avant d’être des malades mentaux ce sont surtout des gens comme les autres.
Dans le service où j’ai été hospitalisé chacun avait sa chambre qu’on ouvrait grâce à une carte magnétique, la quotidien est rythmé par les repas et les prise des traitements à la pharmacie tout ça à heure fixe, il faut un peu de temps pour s’y habituer mais après ça devient une routine. Ce qui me manque le plus depuis que je suis sortis c’est les interactions régulières avec d’autres personnes qui comprennent ce que c’est que la maladie mentale, on se comprend donc c’est agréable et rassurant. Le gros plus c’est d’être en présence de soignants à qui l’on peux aller parler si ça ne va pas, c’est le cas des infirmières. Pour ce qui est des psychiatres il y a des rendez-vous régulier (environs une fois par semaine dans mon cas) qui permettent un suivi renforcé qui peut favoriser un changement de traitement, jusqu’à trouver celui qui fonctionne si cela est nécessaire.
Le service dans lequel j’étais était fermé, pour sortir il fallait demander l’autorisation aux soignants disponibles, selon notre protocole de soin on a le droit de sortir ou non, et si oui sur une durée déterminée par la nature de notre état (mieux on va plus on est en sécurité, plus on nous laisse sortir). Pour moi ça a toujours été des expériences enrichissantes humainement.
Si tu as des questions sur des point précis, où que je n’ai pas abordé, n’hésite pas
Bonne fin de journée