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#74204
Alive

    Bonjour. J’ai actuellement 14 ans et je suis en 3ème.
    Depuis mes plus lointains souvenirs et jusqu’à la 5ème, j’étais une personne terriblement anxieuse et stressée. Rien de particulièrement notable ou grave, juste un caractère sensible. J’avais donc tendance à me prendre à l’avance, à réviser mes évaluations avec assiduité, afin d’être sans cesse préparée, et d’ainsi générer le moins de stress possible.
    Tout cela a changé en 4ème, je dirai vers le printemps, je ne sais plus. C’est comme si quelqu’un était venu éteindre toute les lumières en moi. A vrai dire, je ne sais pas vraiment comment expliquer. Je ne ressentais plus vraiment d’émotions, elles étaient comme effacées. Et ça dure. Je me sens comme spectatrice d’une vie que je ne vis pas vraiment. Entre temps, mes parents ont divorcés. Je me doutais que cette décision allait être prise, un jour ou l’autre, mais ça m’a beaucoup affecté. Ma torpeur s’est mué en un sorte de tourbillon d’émotion, mêlant mélancolie à agacement et agressivité. Je me suis renfermée sur moi même, mes amies se sont éloignés. Ça ne m’a pas fait le moindre effet. Je ne sais pas comment expliquer ce que je vis. J’ai l’impression de ne rien ressentir, et de ressentir un tout en même temps. Je me sens souvent submergée. J’ai perdu la motivation de tout. Mon anxiété, que j’avais déjà, s’est développée. Je fais parfois des crises d’angoisse à l’idée de sortir de chez moi. Par peur de croiser des gens que je connais. Mais aussi par peur que des inconnus ne me jugent.
    Je suis devenue une victime de la procrastination, également. Je n’arrive plus à m’occuper de mes affaires. Mais je suis également maniaque.. Pour vous donner un exemple, je n’arrive plus à ranger mon bureau. Mais il m’arrive de me lever le matin, et d’entrer dans une sorte d’hystérie à cause du bazar qui règne autour de moi.
    Je n’ai plus la force de m’occuper de moi. Par exemple, Je ne me brosse presque plus les dents spontanément, il faut sans cesse que mes parents soient derrière moi.
    En parlant de famille, celle ci m’est apparue comme hostile. Mes parents m’agacent, même en ouvrant simplement la bouche. Le son de leur voix m’horripile. Encore pire avec mon petit frère. J’ai parfois envie de les étrangler, tous et de partir. Partir ou mourir. J’ai des envies de meurtre à mon encontre. Il m’est déjà arrivé de fantasmer sur ma propre mort. De vouloir me fracasser la tête contre un mur. Je me suis déjà penchée de la fenêtre, chez mes grands-parents, afin de jauger si la distance me permettrait de crever. J’ai déjà essayé de retenir ma respiration, afin de m’ôter la vie. Mais je suis dépourvue de courage, et j’ai toujours stoppé l’acte. Je crains la douleur, en réalité. Car je suis lâche.
    En cours, je n’arrête pas de penser, penser, ressasser mes actes, culpabiliser parfois. Je n’arrive plus à me concentrer. Je n’arrête pas de me comparer à mes camardes de classe. Que je trouve tous plus beaux, plus amusants, plus joyeux, plus naturels que moi. J’ai l’impression d’être une coquille vide. Ma mère m’avait déjà dis que j’étais une personne qui pouvait paraître très froide d’ailleurs.
    J’ai déjà tenté de parler à une psychologue, qui m’avait ensuite guidé vers un psychiatre. Mais ça a échoué. Je n’ai pas du tout été a l’aise avec mon psychiatre. D’ailleurs, je pense que j’ai de grandes difficultés à parler de moi a l’oral. Mais je pense que je vous aurez compris que ce n’est pas le cas a l’écrit, ou moins.
    Enfin bref. Je ne pourrais pas tout dire ici, et puis, ça n’a aucun intérêt. Je ne sais même pas pourquoi j’écris.
    Passez votre chemin. En espérant que je sorte de ça. J’ai l’impression d’avoir perdu un an de ma de vie. Vie dont je ne sais même plus le sens, ni même si j’en veux.
    Bonne journée/nuit à vous.

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