Répondre à : Questions sur l’hospitalisation
Je t’en prie chacha_gym,
Alors dans mon cas :
_ J’appréhendais mes retours à la maison car j’allais y retrouver toutes les sources d’anxiété qui faisait que je me sentais très mal, j’avais peur de la rechute aussi, mais finalement ça s’est plutôt bien passé
_ J’ai eu accès à un passage en hôpital de jour pour faire la transition vers un retour à la normal, et j’ai repris mes suivis (psychologue+psychiatre en CMP) que j’avais avant l’hospitalisation. Disons que c’est une base solide sur laquelle je tente de m’appuyer pour maintenir ma santé mentale, donc ça m’a aidé et ça m’aide encore
_ Mes relations avec mes proches(amis, famille) ont changé en mieux : plus de compréhension et de prise en compte autour de la fragilité de mon état, et mine de rien traversé un épreuve/crise ensemble ça peut rapprocher, du moins c’est comme ça que je l’ai vécu.
_Pendant l’hospi ce qui m’a le plus aidé en dehors des changements de traitement c’est le sentiment d’appartenance qui peut naitre dans ce genre de circonstance si tu tombe sur d’autres gens avec qui tu t’entend bien, s’il y a du respect et une compréhension mutuelle il y a une chance que tu te sente bien en hospit’ : les activités avec ces gens avec qui je m’entendais bien était vraiment agréables. Je n’oublie pas non plus les appels reçu de la par de proches pour prendre des nouvelles et leurs visites qui font aussi beaucoup de bien. Les soignants, pour la plupart, sont des gens dévoués et attentifs au bien être des patients, ils sont un maillon essentiel dans le processus de rétablissement.
_ Le plus difficile c’est lorsqu’on traverse des GROS coup de moins biens, ou que des personnes qu’on côtoie en traverse, souffrir et voir souffrir c’est éprouvant. L’intérêt de l’hospitalisation dans ces moments là c’est qu’il y a toujours la disponibilité des soignants (en priorité) et des autres patients (si l’état le permet) si on a besoin de parler et de pleurer.
Mon conseil pour une personne qui appréhende un hospitalisation en psychiatrie, ça pourra sembler contre intuitif, mais c’est de ne pas lutter contre cette appréhension.
Elle est normal et saine dans un contexte totalement nouveau entouré d’inconnu, c’est compréhensible de resté sur ces garde au début. Ensuite il faut apprendre à reconnaitre en qui tu peux avoir confiance, ave qui tu trouveras ce soutien et cette compréhension mutuelle. J’insiste sur la nécessité de se préserver dans ces périodes très difficile d’une vie, sans oublié d’identifier ces personnes (soignants et/ou patients) avec qui on peut se permettre de fendre l’armure.
De rien chacha_gym, j’espère que ça ira pour toi