Répondre à : ma solitude au lycée

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Jj

    Salut.
    Alors, pour commencer : au collège, j’avais des amis à ne plus savoir qu’en faire. J’en avais énormément, tellement que certains se battaient pour s’asseoir à côté de moi à la cantine ou en classe. Pour le sport, j’avais toujours le choix. J’avais des amis proches, des connaissances, je parlais avec tout le monde. Je ne restais jamais seul.

    Puis j’ai changé de collège. Je me suis refait des amis. Ensuite, j’ai encore rechangé, et je suis retourné avec mes anciens amis. Je me suis toujours plu. Ma plus belle année a été l’année de troisième : je suis beaucoup sorti en ville avec mes amis. C’était vraiment comme un paradis sur Terre.

    Et puis, soudain, je suis arrivé au lycée. J’ai perdu quelques amis, partis dans un autre établissement, que je vois encore de temps en temps le week-end. Mes amis proches, eux, sont restés dans mon lycée, mais pas dans ma classe. J’en ai beaucoup : un dans chaque classe, sauf la mienne. Je les retrouve pendant mes heures d’option, et ça me réchauffe le cœur. Mais ils ne sont que trois. Même si je mange parfois avec eux quand ils n’ont pas cours entre midi et deux, ces moments me rendent heureux, je revis. Mais le reste du temps, en classe… je ne vis pas.

    Dans ma classe, j’ai connu quelqu’un qui était ami avec mes amis, mais que je n’apprécie pas vraiment. Je reste avec lui pour ne pas me retrouver seul. Pourtant, chaque jour, j’ai peur qu’il se rapproche de quelqu’un d’autre et que je me retrouve à mon tour totalement isolé.

    La solitude n’avait jamais été un problème pour moi, au début. Mais ma classe n’est pas très accueillante. Des groupes se sont déjà formés, car je suis en section sport, et la majorité des élèves ont choisi cette option pour se retrouver entre amis. C’est donc compliqué de s’intégrer, et le choix de la solitude s’est vite imposé.

    Pourtant, j’avais toujours imaginé le lycée comme l’une des plus belles périodes de ma vie. Or, ma seconde n’a commencé que depuis deux semaines et j’ai déjà envie qu’elle se termine. Quand je vois les terminales partir en pleurant parce qu’ils n’ont pas envie de quitter le lycée, je me demande pourquoi. Pourquoi moi, je n’ai pas cette même émotion ? Pourquoi je n’ai pas peur qu’on me « signe la fin » de ce moment ?

    L’autre jour, j’ai eu une heure de permanence que j’ai passée seul, en dehors du lycée. J’ai pleuré. J’ai pleuré parce que j’étais seul, parce que je me sentais nul. J’ai pleuré aussi parce que j’ai perdu ma grand-mère, avec qui j’étais très proche et à qui je parlais énormément. Elle m’aurait aidé à remonter la pente. Mais maintenant, je ne peux même plus l’appeler. Je peux seulement lui envoyer des mots sans réponse, ou recevoir une réponse abstraite dans mon cœur.

    Alors je me suis fait à l’idée que l’école est avant tout faite pour apprendre, et que les pauses méridiennes, les récrés et mes heures d’option sont des moments pour me détendre avec mes amis. Il va falloir que je m’accroche, que je me persuade que j’y arriverai. Que cette année de seconde peut quand même être belle. Peut-être que je sympathiserai un peu avec certaines personnes de ma classe. Je ne sais pas encore. Mais une chose est sûre : je vais essayer de remonter cette pente, et je la remonterai dignement.

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