Ca sert à quoi de vivre ?

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  • #27251 Répondre
    Laura…
    Participant

    Bonjour,
    Si j’ai ouvert ce nouveau sujet, c’est que je pose une question, à laquelle vous pourrez, j’espère, m’aider à répondre.
    À quoi ça sert de vivre ?
    À être heureux ? Pour souffrir après ? J’en peux plus d’attendre, d’espérer des choses qui ne viendront pas. Et je ne veux plus non plus souffrir parce ce qui me rendait heureuse s’en est allé.

    Ce qui m’amène à me poser une seconde question:
    Que nous apporte la mort ?
    Deux possibilités, soit on croit à une vie après, et dans ce cas, d’après ce que je sais, ça a l’air plutôt sympa (excusez mon choix de vocabulaire), si on ne croit pas, c’est le vide qui nous attends.
    Ces deux possibilités me semble plus attrayante que cette vie qui ne m’a apporté que des souffrance.

    Alors, pourquoi vivre ?

    Merci d’avance de vos réponses.

    #27253 Répondre
    fil santé jeunes
    Maître des clés

    Salut Laura… .

    Tu n’es sans doute pas la première à te la poser cette question.

    Vivre c’est un état, ça ne sert à rien en soi, un peu de temps avant la mort et le grand rien.

    La mort n’apporte rien, à mon avis ça dois ressembler à une absence totale et définitive de perception sensorielle.

    C’est typiquement le genre de question qu’on se pose lorsqu’on souffre beaucoup et qu’on semble être dans une impasse, on souhaite s’extraire de cet état désagréable, que ça s’arrête. On se la pose moins lorsqu’on est heureux, que la vie est agréable à vivre.

    Dans ces moments là ce qu’on fuit c’est la douleur, pas le fait de vivre.
    Mourir c’est garantir de ne plus souffrir, mais aussi de ne plus vivre tout ce qu’il y a d’autre à expérimenter durant notre existence.

    Enfin : « pourquoi vivre ? »
    On ne peut pas se poser la question comme s’il s’agissait d’un choix de notre part, on vit et jusqu’à preuve du contraire on n’a pas décider de naitre.
    On n’a pas le choix d’y être lancé, si l’on souffre trop, la question qui se pose est :
    « pourquoi CONTINUER à vivre ? », on ne choisit pas non plus de souffrir, de vivre des moments difficiles, de perdre des proches, des amis, de voir son monde s’écrouler dans ces moments là, de se faire secouer par l’existence jusqu’à perdre l’espoir d’une évolution possible vers quelque chose de plus supportable. La perspective de la mort peut sembler libératrice, c’est effectivement le cas en ce qui concerne la souffrance, mais c’est également faire une croix sur tout le reste, oui je me répète xD.

    Et si au finale ce que l’on souhaiterais vraiment ce serrait une autre vie, la mort séduit lorsque cette perspective apparait comme inaccessible. Une autre vie que l’on puisse apprécier, non pas sans souffrance, mais plus vivable sur la durée qui vaille le coup de se battre dans ces moments qui nous font douter de l’intérêt de tout ces efforts lorsque la vie nous fait comprendre qu’il n’y a pas en soi de garantie qu’ils portent leur fruit. C’est frustrant de ne pas avoir de contrôle sur toute ces choses qui nous rendent triste, malheureux, qui nous font mal… Mais ça aussi on n’a pas le choix d’y faire face.

    Je ne blâme pas les personne ayant déjà penser au suicide (j’en fait partie), parfois on a mal au point de ne plus voir que ça comme issue souhaitable, la douleur et l’urgence qu’on ressent de s’en extraire nous empêche de réaliser qu’il s’agit d’appliquer une solution définitive à un problème temporaire. Rien ne dure, pour nous, mais peut-être aussi pour ce qui nous fait souffrir. Du coup : « La vie, pourquoi pas ? »

    Par la suite on peut se poser cette question : « Vivre ? Oui, mais pourquoi ? ».
    L’absence d’issue perçut enferme dans une vision des choses où l’on est aveugle à l’infinie nombre de vie possible dans ce court lapse de temps que représente une vie humaine, l’horizon des possible (dans le bon comme le mauvais) permet de voir la vie comme l’opportunité de se laisser surprendre (en bien ET en mal), c’est ce qui fait le sel de tout ça, si tout se passe comme prévu, c’est une histoire sans rebondissement, sans suspens, en un mot : l’ennuie.

    On peut aussi se poser la question de : « Pourquoi est-ce qu’on aime ou non la vie qu’on a ? »
    La chance pèse lourd, le peu de paramètre sur lesquels on a du contrôle semble insignifiants face à la loi dictée par des circonstances, plus ou moins favorable, rencontrées au cours d’une vie. On peut même aller jusqu’à se poser la question de l’existence même du libre arbitre, mais là aussi c’est déprimant 🙁 .

    Pour en revenir à toi, comment tu te sens actuellement ?
    J’espère que ce post n’est pas destiné à nous mettre à l’épreuve pour tenter de te dissuader de mettre fin à tes jours, ça me fait peur pour toi rien que d’y penser. Peut-être que je me trompe et si c’est le cas je te demande pardon.

    « J’en peux plus d’attendre, d’espérer des choses qui ne viendront pas. Et je ne veux plus non plus souffrir parce ce qui me rendait heureuse s’en est allé. »
    Est-ce que tu souhaites parler de ce qui te fait souffrir à ce point ?

    Je trouvais les questions que tu as posé intéressantes, j’ai un peu peur des intentions qui pourraient s’y cacher. Je ne sais pas à quoi ça sert de vivre, une des possibilité pourrait être de tenter d’y répondre, mais ça c’est une autre histoire …

    Tu n’es pas seule.

    Bonne soirée Laura… !

    #27283 Répondre
    Laura…
    Participant

    Merci beaucoup pour ton message !
    À vrai dire, je ne sais pas trop quoi y répondre. Tout d’abord, merci beaucoup pour toute les réponses que tu m’as apportée dans ce message.
    « Je ne sais pas à quoi ça sert de vivre, une des possibilité pourrait être de tenter d’y répondre »
    Voila qui donne à réfléchir…

    Est-ce que tu penses sincèrement que un jour, la vie m’apportera suffisamment de joie pour contrebalancer toute la souffrance qu’elle m’a déjà apporté ?

    Tu me demandes comment je me sens, pas au meilleur je le crains. Au mieux, je ne ressens que du vide, plus pensées, d’émotions, dans ce cas la, mon comportement ne tient plus que du réflexe. Sinon… bah… ma seule pensée qui m’occupe est « comment faire taire cette souffrance, et échapper à la douleur que m’apporte la vie… » Pas très joyeux comme tu peux le constater…

    Quand a-ce qui me fait souffrir… Une accumulation de beaucoup de choses j’imagine. Une accumulation de deuil, d’espoir déçus, d’illusions perdues, de confiance trahie…

    Est-ce égoïste d’être soulager quand tu me dis que je ne suis pas seule ? Je dois vraiment être une personne horrible pour être soulager de savoir que d’autres souffrent autant que moi…

    Encore merci d’avoir pris le temps de me répondre !

    Bonne soirée… !

    #27383 Répondre
    fil santé jeunes
    Maître des clés

    Bonjour !

    « Est-ce que tu penses sincèrement que un jour, la vie m’apportera suffisamment de joie pour contrebalancer toute la souffrance qu’elle m’a déjà apporté ? »

    Sincèrement, je pense qu’il serait prétentieux de répondre par oui ou non à cette question. Je n’en sait rien. Je ne peux rien te promettre, en bien ou en mal, tout ça c’est imprévisible. C’est frustrant, l’absence de garantie en terme de déroulement des événements m’angoisse, mais je ne pourrais jamais prédire l’avenir …

    « Est-ce égoïste d’être soulager quand tu me dis que je ne suis pas seule ? Je dois vraiment être une personne horrible pour être soulager de savoir que d’autres souffrent autant que moi… »

    Ce soulagement est égoïste, car il se rapporte à toi, mais il n’est pas mauvais en soi.

    La culpabilité que te fait ressentir ce soulagement, par rapport à la conscience de la souffrance des autres, montre, à mon avis, que tu n’es pas la personne horrible que tu sembles avoir peur d’être. Tu te soucie également des autres, de leur souffrance, quelqu’un d’égoïste n’en aurait eu rien à faire.

    La souffrance isole, et centre sur soi, c’est le signal que quelque chose ne va pas : c’est assez pénible à vivre en soi, pas besoin de questionner la légitimité de ce ressenti qu’on n’a pas choisi, ce serrait s’ajouter s’ajouter un poids et de la pénibilité dans une vie qui nous en offre déjà pas mal !

    Bonne soirée :bye:

    #27910 Répondre
    Mica

    Je reviens demain

    #28087 Répondre
    Mica

    Salut
    ducoup je voulais dire moi aussi petit a petit plus rien ne me retien mais j’ai rencontré quelqu’un dans le sens on parle et j’aime tellement parler avec elle que je résiste tout ça grâce a elle
    Dans mon état je déteste tout le monde même mes parents ma famille et les amis
    Et je sais que si j’aurais un avenir ce sera grâce a elle
    Donc je te conseille pour tenir de trouver quelqu’un comme ça et peut être alors tu pourras peut être juste résister pour survivre
    Bon j’espère avoir aidé
    A+

    #28462 Répondre
    pat

    La vie sert a rien . juste a procréé , a découvrir , a dire toujours pareil , a faire toujours pareil , pendant des années et rencontrer de plus en plus de con.

7 sujets de 1 à 7 (sur un total de 7)
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