il était là, planté tout droit.
sur les mains, sur les pieds
saignaient des traits
mourant de vie
mourant d’amour.
son âme brisée
ne voulait que sauter.
pourquoi cette falaise si haute?
une plaquette, deux plaquettes?
la corde pour le supporter?
tant d’idées,
simplement parce que lui,
il ne voulait plus jamais respirer.
là pour elle
il devait être.
elle, ne l’était pas. c’est vrai qu’elle ne l’aimait pas?
pourquoi a-t-il fallu tout cela?
ne souffre-t-il pas assez?
il savait désormais
qu’il était las
et qu’il fallait simplement
que la fin des temps
approche à grands pas
pour cela, pour lui, pour moi.
peut-être que vous ne comprenez pas, peut-être que moi aussi, j’ai du mal à comprendre. mais j’avais besoin. besoin de parler de cette douleur. cette douleur constante qui me frappe.
prenez soin de vous, vraiment, s’il vous plaît