mes séismes et mes orages

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  • #94407 Répondre
    eurydixes
    Participant

      Bonsoir,
      C’est la première fois que j’écris sur ce site, c’est ma psy qui me l’a conseillé. Je ne sais pas trop par où commencer et j’ai peur de m’emmêler en passant d’une chose à l’autre très rapidement, enfin bon.
      Je ne vais pas bien depuis quelques temps. À vrai dire, cela a commencé quand j’étais en 4e voire avant (je suis en ce moment en seconde), à cause d’une « amie » qui me mettait moi et une autre fille en dépendance affective, de sorte à ce qu’on recherche son attention en permanence mais nous ne la recevions qu’en alterné, créant dès lors de grosses carences affectives, que je conserve encore aujourd’hui. Cette même fille m’a un peu harcelée, genre des fois elle me mettait violemment à terre, et m’excluait souvent donc je me retrouvais isolée. J’ai commencé à développer un trouble dépressif peu après, qui a duré pendant à peu près un an, peut-être plus. Sans vous rechanter tout le couplet habituel, j’ai simplement perdu goût à la vie, je me sentais seule, abandonnée, perdue, j’avais cette sorte de vide à l’intérieur de moi, que je ne pouvais me résoudre à combler. J’avais besoin d’aide, mais personne ne le voyait, ni mes professeurs, ni mes amis, et ma famille très peu. Quand ma psychologue m’a conseillé d’aller voir une psychiatre, cette dernière m’a diagnostiqué une dépression modérée à sévère, et quelques semaines après notre première entrevue m’a déclaré que c’était à moi de changer, et non aux autres, parce que je lui avais confié me sentir complètement en décalage par rapport à mes camarades. Cette année-là, je fis 5 ts, toutes échouées en raison de mon manque de cran. Et après cette sorte d’épisode dépressif très long, je suis devenue un peu cyclothymique (pas de diagnostic là-dessus), parce que mon humeur variait dans les extrêmes quotidiennement, je pouvais être très euphorique certains jours et devenir un peu folle, et puis d’autres je retombais dans ce gouffre de vide, et la boucle se bouclait (bon aussi faut dire que je suis hypersensible). Je pleurais pour rien et pour tout, et bref ça devenait vite n’importe quoi.
      Au même moment, je vivais ma première expérience amoureuse. Je sortais avec un garçon sympa, mais pas très vif. Il ne comprit évidemment pas ce que je vivais, ni mes idées noires, ni mon manque affectif. Après un refus de contacts physiques de sa part assez clair, je compris qu’il n’était pas émotionnellement prêt, et je le quittais après 7 mois de relation (qui néanmoins, soit dit en passant, furent complètement vides). S’ajoutait alors à cette carence affective une frustration amoureuse et sexuelle très intense. La relation suivante fut avec un mec de 22 ans, et ne vous offusquez pas, elle était purement intellectuelle et complètement platonique. Cependant, vous imaginez bien que la différence d’âge rendait cette relation impossible, et très vite, le garçon en question décida d’arrêter tout avec moi pour me préserver. Cette année enfin, je sortais avec un garçon qui n’était également pas prêt, et qui refusa tous contacts physiques et sexuels avec moi (pour lui, me tenir la main relevait du fantasme à mon avis :unsure:) Ma psychologue m’a dit récemment que je créais sans cesse des schémas d’abandon, des situations dans lesquelles rien n’était possible, et que dès lors qu’elle était rendue possible justement, je me désistais. Je pense que cela relève de mon subconscient car je ne m’en rends absolument pas compte, et ne sais pas comment faire pour changer. Dans la même optique et pour rejoindre ma propre instabilité émotionnelle que j’évoquais auparavant, je sens que j’ai besoin d’un « super-héros », d’un mec prêt à tout et qui serait là pour me sauver, vous savez le gars parfait qu’on voit dans les fictions, mais qui malheureusement n’existe presque pas dans la réalité. Et cette exigence est également bien liée à un autre aspect que j’aimerais évoquer à présent : le doute intellectuel. Depuis que je suis petite, mes parents exercent sur moi une pression scolaire intense. En particulier mon père, qui insiste beaucoup sur les matières scientifiques, et grâce à qui j’ai pu développer une certaine passion à l’égard des sciences. Cependant, arrivée au collège puis maintenant au lycée, cette passion doit coexister avec le système scolaire basée sur des notes ; en particulier parce que j’ai toujours été dans des établissements assez reconnus et élitistes, on compare toujours nos notes entre nous, et je suis énormément déçue quand je ne suis pas la première, ou quand je n’ai pas la meilleure note. De plus, j’ai un certain complexe d’infériorité quand je suis plus basse que les autres, et veut au contraire me sentir meilleure, parce que c’est comme ça que j’ai l’impression d’exister. Je suis loin de dire que j’ai des mauvaises notes hein, j’ai toujours eu aux alentours de 18 de moyenne, mais dès que j’ai une note que je juge seulement « bonne » ou « passable », bah je commence à tout remettre en question, je me demande si je suis vraiment si forte que ça, si je mérite mon qi mesuré tantôt (thpi -> syndrome de l’imposteur), si je vais réussir ma vie, si je vais réussir à faire prépa (je veux faire partie des meilleurs) et intégrer l’école que je veux (en l’ocurence l’ens, mais il s’agit d’une des meilleurs écoles et il faut donc faire partie des meilleurs des meilleurs :cry:). Et puis en plus tout ça me ramène à mon instabilité et mes doutes, mes manques de confiance en moi : d’un jour à l’autre je peux me prendre pour la plus belle, la plus smart, etc. et le lendemain je suis la pire merde que cette terre ait connue. Je remets ma vie en question, puis l’existence elle-même, je contemple l’univers, je me demande quelle est notre place là-dedans, si tout compte fait tout ça vaut bien la peine puisque la fin est inévitable, memento mori dit-on, et dès que je regarde les étoiles je me mets à pleurer. J’essaie alors de mettre des mots sur ce que je ressens, j’écris, j’essaie de trouver des solutions, mais souvent rien ne me vient à part la mort. Parfois c’est un tout petit truc du quotidien qui déclenche tout ce processus, et tout me ramène inexorablement vers la mort. J’ai peur des regrets, de l’oubli de vieillir, et pourtant c’est comme si à chaque fois la mort me tendait les bras, comme une vieille amie, qui m’attend depuis longtemps déjà. J’ai envie de me sentir différente, j’ai envie de compter pour quelque chose, pas que mon passage sur cette planète soit simplement celle d’une fourmi, non, je veux qu’on me regarde, qu’on m’aime, je veux avoir l’impression de servir à quelque chose dans ce monde, car tout ça me fatigue depuis longtemps.
      Je me mets sans doute dans une position de victime vis-à-vis de tout ça, et j’amplifie certainement quelques traits de ce que j’ai vécu − en soit je ne sais même pas quelle aide je demande en venant ici, sûrement parce que ce mal-être que je ressens revient beaucoup en ce moment comme autrefois, et que j’aimerais aller mieux et chasser ces pensées qui m’obsèdent. En tout cas je remercie tous ceux qui auront lu jusqu’au bout, et merci d’avance pour vos réponses. :-)

      #95445 Répondre
      UnGentil

        Coucou.
        Cela fait longtemps que le message a été posté mais je réponds quand même.
        Cela me fait de la peine que personne n’ait répondu alors que ton message dévoile un manque émotionnel.
        Je connais des amis qui ont eu le même problème mais malheureusement ont a coupé les ponts depuis.
        Bref j’espère que ça va mieux je ne sais pas trop quel conseil te donner mais je voulais répondre pour que tu sache que il y aura toujours quelqu’un pour t’écouter. :rose:

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