Paranoia : suis je la seule ?
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elusya, le il y a 1 mois.
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elusyaParticipantHello,
Je fais de l’anxiété sociale mais parfois, la peur des autres est poussée plus loin
Trigger warning : paranoia, hallucinations auditives, idées noiresJ’ai trois petites histoires plus ou moins intenses pour illustrer mes propos :
J’ai eu un ami virtuel, on avait une problématique en commun, on s’entraidait, on se partageait des passions, on se soutenait, et lui s’était beaucoup confié. Sauf que petit à petit je commençais à me sentir mal à l’aise et je n’ai pas eu le courage de lui en parler. Sans preuve concrète, j’ai fini par être persuadée qu’il me traquait, qu’il trouve où j’habite et qu’il fasse du mal à moi ou mes proches. J’ai fini par le le bloquer sur les réseaux sociaux sauf un. Je n’ai pas donné d’explication et on est resté la, à se répondre en message tout les 4 mois. Après ça, je me sentais encore pire, je me suis dit que maintenant il avait vraiment des raisons pour me traquer et ça me stressait encore plus. Je me suis excusée des années après sans donner trop de détail (en même temps j’allais pas lui dire que je pensais que c’était un psychopathe lol). J’ai vu à quel point ça l’avait blessé et il ne comprenais pas mon geste mais il m’a pardonné. On a pas gardé contact et tant mieux parce que je pense pas que les amitiés en ligne soient fait pour moi.
Pendant une période, j’étais persuadée que les voisins faisait exprès de taper sur le sol parce que je faisais trop de bruit. Avec du recul c’est ridicule, je ne faisais absolument pas de bruit, je ne sais pas d’où l’idée m’est sortie de la tête. Du coup, je suis allée les voir 2 fois. J’avais l’impression qu’ils me criaient dessus, et j’entendais clairement ce qu’ils disaient. Plot twist : j’entendais des voix. C’était de la persécution : ils criaient, me faisait sentir honteuse d’avoir toqué chez eux pour rien, me traitaient de folle, critiquaient les moindres faits et gestes que je faisais (comme si ils pouvaient me voir), savaient quand j’allais aux toilettes, disaient qu’ils allaient appeler la police et m’enfermer, j’étais persuadée qu’ils pouvaient me voir à travers mes volets fermés et je me sentais suivie dans la rue. J’ai entendu des choses complètement invraisemblable avec du recul. Un jour j’ai même crié dans mon appart. Au prime de la “crise”, ça me réveillait la nuit et ça m’incitait à suicider.
C’est bizarre parce que parfois il y avait de la bienveillance et de l’admiration pour moi. C’est difficilement imaginable, je sais, et c’est impossible de décrire les choses comme je l’ai ressenti mais je me sentais jugée en permanence et manipulée, comme si ils pouvaient lire dans mes pensées.
J’ai dormi à d’autres endroits, et rebelote, j’entendais les voisins et ils savaient tout de moi, et me critiquaient sans arrêt. Bref, j’étais la folle de l’immeuble x)
Depuis cet épisode, je suis suivie par un psychiatre, à qui j’ai juste donné les grandes lignes en filtrant bien ce que je disais, parce qu’au fond, je savais bien que certaines choses étaient difficilement entendable.Troisième histoire, j’étais dans un groupe d’amis avec qui on a vécu une aventure de quelques mois, on a vécu beaucoup de choses. Mais ça parlait beaucoup dans le dos et le groupe a explosé à cause de tensions. Je suis restée dans la majorité, et comme pour beaucoup de groupes, j’ai du mal à m’intégrer, j’étais moins proches avec les autres, et une pensée persistante était qu’ils complotaient pour m’éjecter du groupe à mon tour. Après l’aventure, je n’ai donné aucune nouvelle et inversement pendant plusieurs mois. En plus, j’étais persuadée qu’ils créaient une rumeur sur moi dans toute ma fac, alors que j’ai meme pas eu de contact avec eux, j’avais l’impression que les gens de ma fac parlaient sur moi et ça tournait en boucle dans ma tête. Dans une vidéo que j’ai filmé dans un lieu public à côté de ma fac, je les ai entendu sur le fait, en train de diffuser une rumeur sur moi, j’ai écouté l’audio en boucle. Ca m’a révolté alors je les aient ghostés en ligne (décidément, c’est mon arme ultime ). Et pour moi, tout étais logique. J’ai fait écouté l’audio à mes proches qui n’entendaient rien, ça m’énervait. Depuis que j’ai ghosté, pendant longtemps, tout les jours j’ai eu peur de les croiser dans ma fac, j’avançais tête baissé, avais l’impression que tout le monde était au courant que j’avais ghosté et qu’on voulait me piéger, ça m’est déjà arrivé de courir. Y a même une connaissance commune qui a fait référence à eux 2 fois quand on a parlé, j’ai essayé de l’éviter au max après ça. Quand je passais quel que part avec des regroupement plus ou moins grand j’avais l’impression d’entendre des critiques disant que je suis une enflure, de l’humiliation, des moqueries. L ’info a surement circulé un peu entre les connaissances communes je le sais, mais avec du recul, probablement pas au point d’une big rumeur me rendant infréquentable comme je l’imaginais.
C’est moi qui fait une obsession sur les gens quand ça va pas, et je me mets à culpabiliser à l’extrême. J’en parle parce que le temps passe, donc j’y pense moins à ces histoires, et je gueris, mais ça laisse des traces et certaines craintes reviennent à des moments. Sur le moment, je suis persuadée des choses mais je me remets en question genre quelques temps après.
ça ne part jamais vraiment, en temps normal, je peux parfois avoir un doute ponctuel sur un proche, espionner un peu pour m’assurer qu’on parle pas de moi, avoir l’impression que des gens rient sur moi, interpréter n’importequoi des réactions des gens, mais je n’en fait pas une obsessionVoilà, je voulais me décharger de ça, mes proches et mon psy connaissent ce côté là de moi mais seulement les grandes lignes
Cette année, je n’ai pas encore eu de nouvelle ”obsession”, si ça devait arriver je sais pas si je pourrais encore le supporter. Si de si petites choses prennent une telle ampleur, comment pourrais je supporter les vraies difficultés de la vie ?
Après pour l’instant, ça va, j’avance comme je peux, mais je crois que c’est ces choses qui me fatiguent à force de leur répétition.Après m’être étalée, je suis à la recherche de témoignages, est ce que y en a qui se reconnaissent dans des moments de ”paranoia” plus ou moins intense ? Ou est ce que vous connaissez des personnes avec des idées similaires même de près ou de loin ? Quel est votre histoire ?
HAPPY:(( Salut!
Bah moi oui, je me reconnais un peu dans to témoignage, juste moins intense.J’ai peur qu’on empoisonne mes parents, ça me fait faire des trucs vraiment bizarres, je préfère ne pas citer parce que ✨je suis folle✨
Bon ensuite j’ai l’impression que tout le monde complote contre moi, et à ce jour, je ne sais même pas encore si c’est vrai.
(Mais ça vient de plusieurs fois ou j’ai fait confiance à des gens proches et qu’ils m’ont royalement »trahie »Peut être qu’on parle dans mon dos, ou qu’on va me tuer…
JSP, mais j’ai des réactions disproportionnées, et quand j’y repense je m’en veux
Bref voilà, c’est la fête tous les jours
Bisous
elusyaParticipantmerci pour ta réponse, bon je me sens un peu moins seule x)
Pareil je culpabilise, après souvent on a des réactions proportionnels à ce qu’on pense vivre sur le momentprends soin de toi
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