| Pourquoi ressent-on un malaise face à une personne handicapée ? |
| Vendredi, 31 Octobre 2008 15:31 |
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A l’école, à une fête, à la piscine, dans la famille… chacun d’entre nous a un jour eu l’occasion de croiser, de rencontrer, de côtoyer ou de vivre avec une personne porteuse d’un handicap, moteur ou sensoriel. Il n’est pas toujours facile de se sentir à l’aise face à elle… Pourquoi ne se sent-on pas tout à fait comme avec les « autres » ? Pourquoi-là, est-ce différent ? Comment réagir face à ce malaise ?
La peur de la différence Cette année, dans votre classe, il y a un jeune homme … Il a votre âge, est habillé comme vous, suit les cours comme tout le monde, il a des copains et rit même parfois… sa différence à lui, c’est qu’il est assis dans un fauteuil roulant. Au début, ce n’est pas facile de l’aborder. Quand vous le regardez, vous vous sentez rougir… alors votre regard se détourne. Vous ne savez pas quoi dire, s’il faut chercher à le connaître, l’apprécier ou bien faire « comme s’il n’était pas là ». Face à une personne handicapée, on se sent parfois mal à l’aise… C’est normal. Le tout est alors de comprendre pourquoi, pour pouvoir y réagir. Pourquoi ce sentiment ? Parce qu’il s’agit du handicap. Ce mot, et tout ce qu’il représente, fait un peu peur. C’est quoi ce handicap ? Pourquoi lui et pas moi ? Est-ce que c’est contagieux ? Et comment fait-il pour vivre avec au jour le jour ? Est-ce qu’il est « normal » ou pas ?... Toutes ces questions peuvent vous traverser l’esprit. Parce qu’à travers ce handicap, on peut se dire qu’il existe une souffrance. Et la souffrance de l’autre, on ne sait pas toujours comment la gérer. Parce qu’on ne sait pas toujours comment « être » face à lui : être gentil et « compatissant », au risque de trop insister sur son handicap et le mettre « à part »… ou bien faire « comme si de rien n’était » au risque de ne pas reconnaître ce qu’il est. Simplement peut-être parce qu’au-delà du handicap, c’est de la différence dont chacun se méfie. La différence fait peur, parce qu’elle représente ce qu’on ne connaît pas. Notre premier réflexe bien souvent, c’est de la rejeter, pour éviter de s’y confronter. Mais ne sommes-nous pas finalement tous différents ? Face à ce malaise… que faire ? Pour se sentir mieux, et aller vers l’autre. Il est peut-être important, dans un premier temps, de reconnaître ce qu’on ressent… cela peut aider ensuite, pour avancer ! Ce garçon a un handicap, ce handicap fait partie de lui, il vit avec. Mais il n’est pas que son handicap : il vit les mêmes choses que vous, en même temps, a certainement les mêmes envies, les mêmes besoins et les mêmes peines. Alors vous avez des choses à partager. Le mieux alors est peut-être de rester vous-même et d’être spontané. Si son handicap vous intrigue, vous inquiète un peu… pourquoi ne pas chercher à en savoir un peu plus sur ce qu’il est ? Aller vers l’autre, le questionner sur ce qu’il vit, s’intéresser à lui, c’est apprendre à mieux le connaître et se donner les moyens de mieux comprendre. Faire connaissance, c’est aussi donner de soi : on partage des avis, des souvenirs, des sentiments. C’est en échangeant que peu à peu, la peur de la différence s’estompe. On peut même devenir ami : être avec lui comme avec ses autres copains, tout en « faisant avec » son handicap comme lui-même a appris à le faire… Une véritable occasion aussi d’en apprendre sur soi-même ! |
| Mise à jour le Jeudi, 18 Février 2010 08:59 |






