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#56153
Skyracss
Participant

    L’école à la maison serait pour moi, impossible, ma « mère » voudrait pas, et puis, elle me dire quelque chose dans le genre : « Tout pour être différente des autres ». Alors que je souffre, c’est un fait, et personne ne souhaite le concevoir, ni l’entendre. Je suis qu’en 2nde, je n’ai que 15 ans, et ma vie est aussi moche, mais je me dis qu’elle est parfois belle. L’école, c’est dur, enfin pas pour moi, justement. J’ai tout le temps de bonnes notes, c’est gavant. Je suis épanouie avec ma meilleure amie (on sèche tout le temps ensemble), car elle est dans le même état que moi.

    J’ai dit à mon médecin qu’on séchait ensemble, elle m’a conseillée de me débarrasser d’elle, car c’était une mauvaise fréquentation…, mais ça ne l’est pas. Je sais qui elle est, et je sais ce qu’elle cache derrière ce sourire, je sais qu’elle va mal, et je ne peux pas me permettre de l’abandonner. JAMAIS. Seulement, mon médecin en est convaincu et ne souhaite pas changer d’avis sur elle.. Ca me rend si triste, mais personne ne le voit.

    Mon exutoire (échappatoire), c’est l’écriture de poèmes. Ca me libère du poids de ce monde, même quand tout va bien, j’écris. C’est la mélodie que j’aime jouer, lorsque dans ma vie, le rythme n’y est plus. (DINGOLOGIE JE VIENS DE L’ECRIRE A L’INSTANT T).

    Ce qui est beau, c’est que mon propre médecin (dinguerie) m’a dit qu’elle sera toujours là pour m’écouter, et elle m’a ouverte grand la porte. Je vais la voir quand je me questionne sur cette dunya (=vie). Quand je fais une bêtise (scarification, trop de médocs donc maux de tête, ou joint), je vais la voir, car je sais qu’elle saura me conseiller. Même si je vous avoue, des fois, elle est énervée! Elle m’a fait promettre de ne plus me faire du mal, c’est ok pour moi. Seulement, je l’ai promis à quelqu’un d’autre : à moi-même. Elle n’est pas là quand ça va mal, je peux lui envoyer un message, l’appeler, mais elle dormira sûrement (4/5h du matin). La seule personne qui est avec moi dans les moments les plus difficiles, c’est moi-même. Je dois savoir me faire confiance, mais des fois, je n’y arrive pas. C’est bien pour cela que je lui ai également promis.

    Lui avoir tout balancé, c’était incroyable. J’ai été libérée de plusieurs poids : mon mensonge sur si ça va, le gars qui est amoureux de moi dans ma classe, mais qui me harcèle (en définition mais quand même c’est lourd), cette histoire d’inceste qui me fait tant souffrir, et là où j’en suis avec ça. Je pense que c’est pas un médecin ordinaire. Disons qu’elle a été présente le plus pour moi lorsque j’en avais le PLUS besoin. Elle m’a littéralement prise par la main, et m’a emmenée au bout du tunnel, mais là, je suis rentrée dans un tunnel, et stupidement, j’ai pensé que j’aurais pu y sortir seule.. Je la connais depuis mes 6/7 ans, j’en ai 15, alors ça date tout ça. En plus, de base, je dis pas : « Mon médecin », je l’appelle directement par son prénom. Il y a tout qui empire, et je sais pas si je dois lui dire. Comment pourrait-elle agir pour moi? Une autre chose me pèse énormément sur les épaules, et sur le coeur aussi, mais je suis pas prête à en parler maintenant. Le temps que cela prendra à ce que j’y arrive est un temps crucial, je me connais : je vais me renfermer..

    Bref, désolée si c’était long, mais ça fait mal, même si j’ai dit un peu ce qui allait pas. Je vous laisse avec un poème que j’ai écrit quand je ne savais pas comment lui dire la vérité.

    Et chaque fois que j’y pense, c’est la même chanson,
    Je me sens mal et reviens ma dépression.
    Quand on me l’a diagnostiquée, je voulais rien entendre,
    Tout ce que je voulais, c’était juste me pendre.

    Mais quelqu’un a su m’écouter,
    Quand mourir, je voulais.
    Et chaque fois que la voir, je viens,
    Elle vérifie que tout va bien.

    Elle a sûrement peur que je retombe dans mes travers,
    Que je recommence à m’ouvrir les artères.
    J’en ai toujours envie, mais je préfère lui mentir,
    Je veux pas qu’elle s’inquiète ou que j’entende des paroles douces me dire.

    Skyracss,
    XOXO,
    Love you, ladies.

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