Répondre à : Pour rien dire je veux crever
Hello,
pour répondre au message dans l’ordre: j’ai « logiquement » abandonné l’écriture parce que je vois pas ça comme une voie professionnelle et que j’ai pas vrmt le talent nécessaire mais enft c’est pas logique du tout! Je vais essayer d’écrire un chapitre sur n’importe quoi avant les vacances (noyée dans les devoirs actuellement :’)) c’est un super truc qui nous laisse ensuite une trace de quelque chose qu’on a fait, qu’on peut regarder plus tard en se disant qu’on l’a réussi et qu’on accomplit des choses!
Petite remarque: on peut être utile sans vivre pour les autres, même si c’est un idéal que tu peux poursuivre. Avant de vouloir changer les autres, il faut commencer par soi même! Petite citation de Paramahansa Yogananda: Changez-vous vous mêmes et vous avez fait votre part pour changer le monde. (j’espere que c’est inspirant lol) ce que je veux dire c’est que aider les autres est une vocation très noble, mais avant de vouloir faire un effet de synergie autour de toi, tu dois être mieux avec toi-même! Si tu veux faire une action immédiate envisage un truc type don de sang peut être?
Pour tes parents je comprends à 100%, je suis dans la même situation (tous les soirs je descends de mon lit pour rester sur mon ordi en cachette jusqu’à des heures pas possibles, avec des dizaines de stratagèmes pour ne pas me faire prendre. Je sais que c’est pas très sain et que je leur cache quasiment toute ma vie mais empêcher ton enfant d’aimer ce qu’il veut et s’étonner qu’il ait pas de passe-temps c’est trop. J’ai grandi et je me rend compte de quelle horreur j’étais il y a quelques ans sous l’influence de mes parents. Ca me fait des années pas très simples ou j’essaye de me trouver moi même et qui je suis/veux être mais je suis assez perdue. Je sais que j’ai un regard déformé par l’adolescence et ce besoin de s’évincer mais même d’un point de vue objectif ça ne passe pas ce qu’ils font (mon père est parti chercher du lait irl une semaine sans nouvelles et est revenu sans s’excuser, ma mère décharge toute sa charge mentale sur moi, je te laisse imaginer ce que c’était pendant ladite semaine, j’avais envie de lui hurler de se taire) Je me suis rendue compte qu’ils me voient comme le moyen de réaliser leur rêves impossibles (ils viennent d’un pays qui était moins favorisé dcp pas d’études prestigieuses) et pour cela me forcent depuis toute petite aux sciences, même si je n’y ais pas d’attrait et que je n’aime pas vraiment ça. A force d’exposition je suis devenu assez bonne, mais j’aime toujours pas ça et je ne me suis pas améliorée dans d’autres domaines que je pourrais aimer. Ils me mettent une pression de dingue (en dessous de 17/20 c’est mauvais) et osent me comparer à mes amies en disant « tu crois qu’elle va réussir elle? tu veux finir comme elle c’est ça? 14 de moyenne c’est bon pour toi?? » et me menacent de me déplacer dans une moins bonne école l’année prochaine si j’ai l’audace de dire que la perfection académique n’est pas la réussite et que je veux profiter du quotidien. J’aime toujours la sensation d’être dans les bras de ses parents comme n’importe quel enfant, mais je n’aime plus leurs personnes. Je veux partir en colocation ou un truc du genre le plus vite possible, mais je ne crois jamais leur dire à quel niveau ils m’ont blessée et que tous ces sourires étaient faux. J’ai du mal à trouver l’équilibre entre la fille sans vie qui planifie tout à l’avance et se tue à la tache et celle qui vit au jour le jour, c’est dur de tout faire par soi même. Je sais pas ou je vais, et parfois je me force à avancer en me disant « tu vas leur prouver que t’es pas une merde » même si je sais à quel point c’est toxique de penser comme ça.
Je fais des hauts et des bas, la semaine de la rentrée (de septembre) je me suis couchée à 4h tous les jours, je me suis reprise, puis novembre-décembre je pensais à avaler un flacon de nettoyant vitre comme un shot. Avec plus de temps et de difficulté, je me suis reprise et mes bonnes résolutions du nouvel an c’était littéralement « F them, let me be happy » et jusqu’en mars je me sens mieux. Mais là je me demande combien d’années je vais pouvoir tenir, si je vais pas craquer avant de pouvoir quitter la maison et surtout quelle sera l’ampleur d’une nouvelle phase plus noire si je retombe. Mais je vais de l’avant et me concentre pour maintenir ces foutues moyennes hautes (le vocabulaire dans ce message est limite deso).
J’ai l’impression qu’en amitié aussi je fonce dans le mur, comme je me cherche moi meme, à défaut de ne plus être la marionnette de mes parents, j’ai tendance à accommoder les autres. Je suis la personne facile à vivre par excellence, on rigole carrément parce que je ne m’énerve jamais et suis pas « aigrie ». Je fais part d’une tolérance à toute épreuve, même les personnes qui me dégoutent profondément sont traitées en amis. Je pousse l’autodérision à son paroxysme, je ne m’amuse pas, mais me moque méchamment de défauts qui m’angoissent réellement. Je connais les problèmes de tout le monde parce que je suis celle à l’écoute à qui on peut tout confier et qui se demene pour aider, mais jamais un merci (je m’en suis rendue compte récemment et ça me blesse vrmt) et est ce qu’une seule personne connait les miens? Non. Ils pensent pas que je peux en avoir, je tourne toutes les conversations vers eux, pour qu’il soit agréable de discuter avec moi. Tout ça avec la pression des notes apportée par mes parents à côté: mon commentaire de bulletin de 1e trimestre c’était de m’appuyer sur les connaissances que j’ai déjà acquises pour avoir une relation plus reposée face au travail, le 2e trimestre prenait meme pas une formulation comme le précédent mais me disait directement de me reposer (le 3e réussira peut etre à ouvrir les yeux de mes parents)
« Amitiés » + pression des notes font de l’école un enfer, mais c’est le seul échappatoire à ma maison et mes parents. Je vais à chacun des deux pour éviter l’autre. (je suis à deux doigts de craquer après deux semaines enfermée avec eux à chaque vacances) Mon seul moment de détente c’est quand je suis seule, de 22h à 1h, tous les soirs sur mon ordi, perpétuant cette habitude malsaine qui ruine mon sommeil. Mais le moindre bruit me rappelle que mes parents sont sous le même toit, et que me faire prendre pourrait être un tournant décisif de ma vie. Pendant ces quelques heures, si je travaille pas, j’essaye de faire ce qui me plait et poursuivre cette quete de me trouver moi. Je doute de tout.
Je me suis pas rendue compte de combien j’ai écrit! (T_T; ) A ce niveau on peu appeler ça un one shot sur mon année 2024-2025 mdr (bon courage au modérateurs). Je pense que j’ai pris ton invitation de parler un peu plus de moi un peu trop sérieusement haha!
Donc, je voulais te dire que tu es peut etre un peu trop dure avec toi même? Laisse toi une chance, toujours, c’est le plus important! Si tu tentes pas, tu y arriveras jamais. Alors vraiment, tente la vie, ça en vaut la peine, c’est pourquoi on est 8 milliards sur terre! (2e citation du jour, de Wayne Gretzky: « you miss 100% of the shots you don’t take ») Pour la suite je suis accueillie par une ribambelle d’* , et là j’ai une chose a dire: tu es sur le bon site. juste appelle. Ils sont là pour ça et t’aideront au mieux.
Sinon le rendez vous chez la psy c’est bien passé? J’espere que tu es mieux apres!
Salut!