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anonyme657
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    🕳️ Mon histoire — Ce que je vis en silence J’ai 14 ans. Et ça fait maintenant plus de 8 mois que je suis boulimique. Au dĂ©but, c’était occasionnel. Puis c’est devenu quotidien depuis plus d’un mois. Je me fais vomir tous les jours. Parfois plusieurs fois par jour. Je cache tout. Ă€ tout le monde. Je suis douĂ©e pour faire semblant, pour sourire, pour dire que tout va bien. Mais rien ne va bien. ⚠️ Ce que je vis chaque jour La boulimie n’est pas juste “manger trop”. C’est un cercle vicieux. Un piège. Une prison. Parfois, je mange une demi-tablette de chocolat, 5-6 bonbons, une part de tarte, et c’est suffisant pour me faire vomir. Parfois, c’est une pomme et un yaourt, et je me sens tellement coupable que je file aux toilettes. Je veux que mon ventre soit vide, comme si ça allait marquer un nouveau dĂ©part. Mais ce « dĂ©part », il n’arrive jamais. Parce qu’après, je craque, je mange Ă  nouveau, je me cache, je me fais vomir… Et je recommence. Il y a des jours oĂą je me fais vomir 2 fois, 3 fois, parfois plus. Et dans un seul “épisode”, je peux m’enfoncer les doigts dans la gorge 20 Ă  30 fois d’affilĂ©e, jusqu’à ce que je sois vidĂ©e. LittĂ©ralement. 🤒 Mon corps, qui ne suit plus Ă€ cause de la boulimie : Je n’ai plus mes règles J’ai souvent la diarrhĂ©e J’ai une toux bizarre, constante Je suis pâle, alors que je suis mĂ©tisse de base J’ai le regard vide, les traits tirĂ©s Je suis Ă©puisĂ©e tout le temps MĂŞme des adultes commencent Ă  le remarquer : “Tu as mauvaise mine.” “Tu as l’air fatiguĂ©e.” Mais je nie. Toujours. Je dis : “Ça va.” “Je suis juste un peu fatiguĂ©e.” Alors qu’au fond, je suis au bout. đź§  Mon cerveau en vrille Depuis que tout ça a commencĂ©, j’ai : Des troubles du sommeil Des envies de pleurer Ă  n’importe quel moment Des notes en chute Une colère sourde qui me suit Et parfois, une sensation d’être complètement folle Je pense Ă  tout ce que j’ai vĂ©cu. Parfois je regarde une photo de moi Ă  7 ou 8 ans… et je ne peux pas lui dire ce qui l’attend. Parce que c’est de pire en pire, annĂ©e après annĂ©e. 🧍‍♀️ Mes traumatismes d’enfance De mes 5 Ă  9 ans, je me faisais harceler par une fille qui se disait mon amie. Avec sa bande, elles m’ont plaquĂ©e au grillage, fourrĂ© des boules qui piquent dans la bouche, pincĂ© le nez. Personne ne me protĂ©geait. Ă€ 9/10 ans, j’ai commencĂ© Ă  faire des crises d’angoisse tous les jours, surtout après une sĂ©rie d’hospitalisations : Kawasaki, cytolyse hĂ©patique, appendicite… Ă€ l’école, on disait que je mentais, que j’avais inventĂ© tout ça pour qu’on me plaigne. Certains pensaient que c’était contagieux et s’éloignaient de moi. J’ai Ă©tĂ© marquĂ©e Ă  vie par cette honte mĂ©dicale. đź’” Les amitiĂ©s perdues J’ai eu plusieurs amitiĂ©s brisĂ©es. Et ça m’a dĂ©truite. Une amie très proche m’a un jour tournĂ© le dos, sans aucune explication. Je l’aimais Ă©normĂ©ment. J’ai pleurĂ© pendant des semaines. Une autre, rencontrĂ©e en vacances, Ă©tait comme une sĹ“ur de cĹ“ur. Je lui ai Ă©crit pour son anniversaire… et j’ai dĂ©couvert qu’elle m’avait bloquĂ©e. Sans un mot. J’ai mis du temps Ă  m’en remettre. Peut-ĂŞtre que je ne m’en suis jamais remise. Un jour, trois filles m’ont insultĂ©e, menacĂ©e, rabaissĂ©e, Ă  trois contre une. J’ai pleurĂ© quand elles sont parties, mĂŞme si elles venaient de m’attaquer. Parce que je croyais encore que c’étaient mes amies. Et il y a cette autre amie, qui m’a humiliĂ©e devant des garçons, qui m’a forcĂ©e Ă  me comparer Ă  elle : “Allez, dis-moi lequel tu prĂ©fères entre moi et elle.” Puis qui a balancĂ© des rumeurs sur ma famille, après avoir dormi chez moi pour mon anniversaire. J’ai tant aimĂ© ces gens. Et ils m’ont laissĂ© vide. 🤝 Mes relations aujourd’hui Aujourd’hui, j’ai deux amies proches. Mais parfois, je sens que l’une d’elles ne me comprend pas du tout. Elle parle souvent d’elle, se plaint de ses 43 kg, alors que je fais 20 kg de plus. Elle sait que j’ai des problèmes avec mon corps, mais elle dit quand mĂŞme : “Je suis en sous-poids, le mĂ©decin m’a dit que le poids idĂ©al c’est 45 kg.” C’est comme une claque en pleine face. J’ai failli pleurer. Mais j’ai juste regardĂ© ailleurs. 🎭 Ce que je montre au monde Je suis cette fille toujours polie, souriante, solaire. Tout le monde pense que je vais bien. Mais la vĂ©ritĂ©, c’est que je joue un rĂ´le. Je fais de la comĂ©die, tous les jours. Et je me dis que tant que je ne m’écroule pas devant les gens, personne ne saura. MĂŞme quand des gars de ma classe m’analysent du regard et me demandent : “Tu te trouves belle, toi ?” “T’es bien dans ton corps ?” Je souris. Je fais genre. Alors qu’au fond, je veux disparaĂ®tre. đź’˘ Et les remarques… Je reçois des remarques blessantes sur mon poids tout le temps. Ça va de : “Calme-toi sur la bouffe.” “Tu manges comme une grosse.” “T’assieds pas Ă  cĂ´tĂ© de moi, gros cachalot, tu vas tout bouffer.” …jusqu’à un membre de ma famille qui m’a pesĂ©e avant de me servir Ă  manger. Tu veux que je me sente sale, honteuse, mal ? C’est rĂ©ussi. 🧨 L’aide, le silence, et pourquoi j’écris Je sais que je suis Ă  un stade avancĂ© de la boulimie. Je me dĂ©truis. Je le sais. Et pourtant… je n’arrive pas Ă  parler. Je ne veux pas qu’on m’aide. J’ai peur qu’on m’oblige Ă  changer. Je me dis que la vraie force mentale, ce serait de pouvoir dire un jour : “J’en suis sortie seule.” Mais parfois, je doute. Je ne sais mĂŞme pas si je veux m’en sortir. Parce que cette douleur, elle est devenue ma normalitĂ©. ✍️ Pourquoi j’écris ce texte J’écris parce que je suis encore dedans. Je ne suis pas guĂ©rie. Et je n’ai encore rien dit Ă  personne. Mais j’écris parce que j’en peux plus de me taire. Parce que peut-ĂŞtre que quelqu’un qui me lit se reconnaĂ®tra. Et saura qu’il n’est pas seul. Je ne veux pas de pitiĂ©. Je veux juste que ce que je vis existe quelque part. Parce qu’on ne peut pas guĂ©rir d’un mal qu’on n’ose mĂŞme pas nommer. 📌 Ce tĂ©moignage est anonyme. Il a Ă©tĂ© co-Ă©crit avec ChatGPT, parce que je n’arrivais pas Ă  trouver les mots toute seule. Mais chaque phrase vient de moi. Chaque douleur est rĂ©elle. Et chaque ligne est un petit pas vers… peut-ĂŞtre, un jour, aller mieux.

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