Safe place – raconter moi votre histoire si vous en avez envie :)
- Ce sujet contient 7 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
cigarettes after s, le il y a 1 année et 1 mois.
-
AuteurMessages
-
Luz.love***ParticipantHello,
Je sais comme c’est parfois difficile d’osé se confier, mais je penses que parler à un inconnu est tout de même plus facile.
C’est pourquoi je vous propose de simplement partager un peu de votre histoire si cela peut vous faire du bien !
Je tiens à ajouter qu’aucun jugement ne sera le bienvenu ici, nous pouvons très bien tous nous serrer les coudes dans ce monde si pourrit !
Anonyme
Hello Luz.love09,
Merci pour cette superbe initiative :) !
Mon histoire a été perturbée par un traumatisme que je pense être à l’origine des problèmes d’anxiété et de dépression que je rencontre au quotidien désormais. Pour dire les choses : j’ai été abusé sexuellement par un cousin. Il m’a fait des attouchements et imposé une fellation sur ma personne, je n’ai pas réalisé tout de suite la gravité de ce qui s’est passé, j’ai pendant longtemps culpabilisé de ne pas avoir su réagir, un psychiatre m’a parlé du phénomène de la sidération psychique qui explique pourquoi je n’ai pas pu réagir lorsque c’est arrivé..
En dehors de ça, les éléments marquant de ma vie sont le fait d’avoir raté mes études et de n’avoir jamais eu la moindre vie amoureuse et/ou sexuelle, tout ça contribue à me rendre malheureux car j’ai l’impression de passer à coté de ma vie.. J’ai l’impression que je n’en serrait jamais digne car je suis trop laid et trop peu intéressant globalement pour que quelqu’un me voit comme l’opportunité de vivre quelque chose un jour..
On en arrive aux idées suicidaires qui on toujours une place dans ma tête pour ces différentes raisons : rien n’effacera ce que j’ai vécu, et je trouve que ma vie ne vaux pas la peine d’être continuée telle qu’elle est actuellement. Je ne suis pas en danger de passage à l’acte dans l’immédiat mais un jour je n’aurais plus le choix, quand vivre sera devenu trop douloureux. Je bénéficie d’un suivi psychologique et psychiatrique au cmp proches de chez moi, et ça fait près de 5 ans que je suis sous antidépresseurs. Vivre est une souffrance pour moi, sans ce traitement je ne serrait pas là à écrire ces lignes.
J’ai eu envie de raconter une partie de mon histoire, merci d’offrir cette Safe place aux autres
Bonne fin de journée
Anonyme
Bonjour
Je suis d accord avec toi se confier n est pas évident car depuis 4 ans je porte en moi un évènements traumatisants et J ai pas eu le courage d en parler et que ça mà rendu dans une grosse déprime qui perturbe vraiment mon quotidien et J ai vraiment du mal à faire mes taches de la vie quotidienne même me lever du lit c’est difficile mais je mange enormement J ai vraiment du mal à m arrêter
Anonyme
Bonjour
Je suis d accord avec toi se confier n est pas évident car depuis 4 ans je porte en moi un évènements traumatisants et J ai pas eu le courage d en parler et que ça mà rendu dans une grosse déprime qui perturbe vraiment mon quotidien et J ai vraiment du mal à faire mes taches de la vie quotidienne même me lever du lit c’est difficile mais je mange enormement J ai vraiment du mal à m arrêter
Hope14
Bonjour,
Déjà merci à toi de proposer ce topic. Je pense que pour beaucoup de personnes il va être important. N’hésites pas à nous faire part de ton histoire aussi.Alors, je suis une femme de 19 ans, et voici mon histoire :
Je suis née avec un appareil digestif sans IgA, ce n’est pas trop grave mais j’ai été hospitalisée 3 fois entre 3 semaines et mes 2 ans et demi. J’étais une enfant très calme et mutique jusqu’à mes deux ans. J’ai parlé très tard, mais très bien. J’étais très maladroite et me cognait souvent. J’avais beaucoup de bleu si bien que le pédiatre me demanda un jour si j’étais battue.
Je n’étais pas battue, mais probablement agressée sexuellement, déjà à cette âge là. J’ai beaucoup d’amnésie sur mon quotidien à la maison. Je ne me rappelle pas de journées normales mais seulement des moments où ma mère piquait des crises et nous frappait, nous insultait, nous torturais psychologiquement, mes sœurs et moi. Tout mes souvenirs positifs ont disparus.
J’ai été harcelée en CP et en CE1, et j’ai perdue la seule amie que j’avais. J’ai ensuite moi-même harcelée et manipulée psychologiquement d’autres enfants pour obtenir ce que je n’avais pas (cartes pokémon) du fait de mon éducation très stricte. C’est aussi à cette période là, vers 6 ans, que j’ai commencée à être agressée sexuellement par une de mes sœurs. Tout mon monde affectif (familial/ amical) s’est effondré à mes 6 ans. J’en ai encore des traces aujourd’hui. De 9 ans à 14 ans, j’ai une amnésie de cette période, essentiellement parce que je n’ai pas noté ce que je vivais dans un journal intime.
A 14 ans, j’ai eu une levée d’amnésie sur les actes de ma sœur. J’ai fais une dépression de 2 ans. J’en ai encore des traces. J’ai commencé à écrire systématiquement les périodes importantes de ma santé mentale afin de m’approprier une mémoire autobiographique. à 18 ans j’ai enfin osé regarder sur Internet la manière de qualifier les actes que j’avais subi. J’ai mis des mots sur la réalité, et les flashs-back sont devenus permanents. J’en ai parlé à mon père, puis à ma mère un peu avant mes 19 ans. Ils m’ont cru, et m’ont dit de me taire. Je ne l’ai pas supportée, ce cercle de silence, ça devait sortir, je savais que si je ne parlais pas ça allais définitivement m’achever. J’ai passé les 3 derniers mois dans une sorte de rechute dépressive. Je ne pouvais pas me laver, manger, faire le ménage, et difficilement travailler. J’ai eu des pensées suicidaires pour la première fois. J’ai compris que c’était grave, que je devais faire quelque chose, que j’allais devoir le faire seule et sans soutien, et ça m’a fait très peur, mais moins que de mourir bêtement donc j’ai commencé à me battre. C’est très fatiguant. j’ignore combien de temps ma vie sera comme ça. J’espère qu’un jour je guérirais. L’inceste à tout détruit en moi à part : ma capacité à écrire, ma capacité à courir, ma capacité à faire de la musique, et à faire des projets artistiques/ littéraires, ainsi que mon avidité intellectuelle.
On m’a répété toute ma vie que j’étais intelligente, et je crois que personne n’a jamais compris que devenir apte à comprendre ce qui m’était arrivé et la complexité de mes symptômes dès l’enfance étaient simplement vital. Je n’ai pas eu le choix de m’investir dans cette « intelligence ». C’était une question de survie.
J’aimerais que les gens réalisent que l’inceste touche 160 000 enfants chaque année. Qu’à chaque étude de plus en plus de personne réalisent qu’ils/elles ont été incestés, que la majorité des abuseurs/euses ne sont pas des pédophiles mais abusent des enfants pour répondre à un besoin de domination systématique/ à une prise de pouvoir, qui au delà de s’organiser dans un système familial, est le reflet d’un système sociétal qui répond à la loi du plus fort.
J’aimerai que la réalité de l’inceste s’ancre dans la représentation de la réalité. Et que la Justice s’y aligne. Rien que pour ça je sais que je vais m’en sortir. J’espère briser mon système familial qui compte déjà 4 agresseurs, 9 victimes, d’innombrables complices, et qui s’étend sur 4 générations. Ce n’est pas de l’utopie/ du courage/ de l’inconscience, c’est simplement vital pour moi.
Merci d’avoir lu.
Force à tous ceux qui ont vécus ce qu’aucun enfant ne devrait vivre. Dites vous que nous sommes ensemble.
Super lulu
Je suis désolée pour tout ce que vous avez vecu et je suis de tout coeur avec vous 🫶
Anonyme
Merci Super lulu :)
cigarettes after sParticipantJe sais que « mon histoire » est vraiment insignifiante par rapport à tout ce que j’ai lu mais j’ai vraiment besoin de déballer tout ce que j’ai en moi et c’est pour ça que je vais vous la raconter :
J’ai 14 ans et 15 ans dans 3 jours et dès ma naissance j’ai commencé à foutre la merde en naissant prématurée avec seulement 6 mois de gestation… et ce n’est pas tout parce que je n’étais pas seule, j’avais une sœur jumelle avec moi (vraie jumelle en plus), mais elle est décédée avant même de naître. Après ma naissance, je suis restée en couveuse quelques mois mais après je n’ai pas eu de soucis de santé particuliers. J’étais un enfant timide mais je me faisais souvent marcher sur les pieds ce qui m’a value une très basse confiance en moi, même jusqu’à maintenant. Apparemment, quand j’avais environ 5 ans et que j’étais en grande section, je me faisais assez martyriser par ma maîtresse et il y a eu une histoire comme quoi on m’avait changé de classe et je me suis retrouvée dans une classe de double niveau avec le niveau d’en dessous (donc des moyennes-grandes sections) mais du coup dans ma tête de bébé j’avais compris que parce que ma maitresse ne m’aimait pas, elle m’avait punie en me mettant avec des plus petits et que du coup je ne valais rien et tout ça…(même si il n’y avait aucun rapport en vrai) Mais bref cette petite histoire m’a value de m’enfuire de chez moi pour aller pleurer parce que je me déteste et que je veux mourir, déjà à 5 ans (je sais j’avais clairement sur-réagis et c’est gênant…)
Et puis après j’ai grandi toujours avec cet état d’esprit de détestation de soi, de pensées suicidaires, de très grandes anxiétés aussi bien communes que sociales, d’impuissance, etc, en continuant les histoires de ce genre mais sans d’événements notables, je suis vraiment perdue, je ne sais pas vraiment quoi faire mais j’ai un rdv chez une nouvelle psy la semaine prochaine (c’est ma seconde psy et c’est aussi celle de ma meilleure amie et d’un autre très bon ami). J’ai peur. Je me scarifie de plus en plus mais c’est bientôt l’été et les problèmes commencent déjà à découler… -
AuteurMessages