Viol, dépression, anorexie, deuil, stress post traumatique, crise d’angoisse

  • Ce sujet contient 4 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par jess_anonyme, le il y a 4 mois et 2 semaines.
5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
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  • #27311 Répondre
    MlleJu_emlv

    Alors voilà, je me lance.
    Ça fait un peu près 7 ans que j’ai des troubles du comportement alimentaire (anorexie et crise de boulimie vomitive). Il y a 4 ans, c’est la dépression qui a fait son apparition. J’ai été hospitalisée plusieurs fois car j’étais suicidaire mais ça ne m’a jamais vraiment aidée. L’année dernière alors que j’entamais mes études supérieurs dans une voie très exigeante mais qui me passionne, j’ai été violée le 6 février. Durant 3 semaines j’ai gardé le silence en étant terrorisée à chaque seconde par le monde qui m’entourait. J’étais profondément dégoûtée par moi même ce qui n’a pas arrangé mon anorexie … au bout de 3 semaines donc, j’ai finis par parler. A mon frère d’abord puis mes parents avec qui j’ai de très bonnes relations. Ils m’ont immédiatement soutenus mais être porté à bout de bras par les autres ne me rendait pas plus vivante… Le 7 mars alors que je pensais que l’on m’avait déjà tout prit, j’ai appris le décès de mon petit ami qui m’avait soutenu à travers toutes les épreuves de ma courte vie pendant 4ans. Mon cœur s’est déchiré et je ne suis devenue plus que l’ombre de moi même. Ma phobie scolaire a recommencé malgré la passion pour ce que je faisais à l’école. Et je me suis renfermée.
    En mai, mes parents très inquiets m’ont emmené aux urgences, je pensais ressortir quelques heures après, mais les médecins en ont décidé autrement et j’ai été hospitalisée de force en urgence.
    Durant les 5 premiers jours de cette hospitalisation j’ai vu des horreurs, des choses qu’une jeune fille de 19 ans ne devrait jamais voir. Puis les psychiatres ont enfin réalisé qu’il fallait me sortir immédiatement de ce bâtiment pour en trouver un plus adapté pour soigner mon mal être.
    Ça a fonctionné, je me sentais mieux. J’ai tout fait pour sortir le plus vite possible en acceptant tous les traitements thérapeutiques qui m’étaient proposés. J’appelais le nouvel endroit « la colonie de vacances pour dépressifs ».
    Enfin bref tout ça c’était ma vie. Mes parents, mon école et les médecins m’ont proposé de reporter mon deuxième semestre a cette année pour prendre du temps pour moi. J’ai cru aller mieux pendant un temps. Mais aujourd’hui je me prends des claques à chaque respiration. La vie est insupportable. Tous mes traumatismes remontent à la surface un par un sans prévenir et creusent ma tombe un peu plus. Je lutte pour ne pas avoir envie de mourir. J’ai connu ce désespoir qui nous pousse à faire des atrocités bien trop souvent et je veux me battre contre ça pour mon amour décédé. Mais c’est trop dure … je veux le rejoindre je ne veux plus souffrir je n’en peux plus. Comment la vie peut-elle être aussi merdique ? J’enchaîne les crises d’angoisse, je me suis scarifiée alors que j’étais sobre de ça depuis plusieurs mois. Porter ce marque tous les jours m’épuisent, je crois que je suis détruite. Comment se remettre de tout ça? Comment vivre quand à chaque fois que l’on croit aller mieux tout refait surface et de nouvelles horreurs se produisent? Comment ne plus souffrir autant sans pour autant en finir définitivement…?
    Merci si vous lisez jusque là et si vous avez des réponses ..

    #27352 Répondre
    Mxltounightcorefan31

    Salut

    Première chose à dire: NE TE SUICIDE PAS.
    Investit toi à fond dans ce que tu aimes, parles à tes parents, ne te coupe pas du monde, c’est la pire chose à faire.
    Tu dois t’en sortir. Si tu le fais pas pour toi, fais le pour ton amour, bats toi pour la vie qui n’as pas eu. Je dis ça en connaissance de cause. Mon cousin qui était très très proche de mon frère est mort il y a 10 ans et il n’a fait le deuil que cet été. Je dis pas pour minimiser ta peine, prends tout ton temps pour faire ton deuil.
    Secondement: fait une liste de tout tes problèmes. Prends les uns par uns, discutes en avec tes proches et tes alliés tels que tes parents. Prends le temps de te concentrer sur un problème à la fois et au fil du temps tu trouveras des solutions.
    Tu vas me dire « c’est facile à dire » mais touts les traitements thérapeutiques du monde ne feront rien sauf si TU décides que TU veux vivre. T’est la seule à pouvoir décider de t’en sortir personne ne pourra te tirer de la à ta place. Ils pourront t’aider mais si tu n’as pas la volonté de vivre, personne ne pourra t’aider.
    T’es la meilleure chose qui puisse t’arriver, ok?
    Ne te laisse personne te dire le contraire, personnes .

    T’a reconstruction de fera certes, lentement mais sûrement et c’est ça le plus important. Courage !
    Je crois en toi et tu devrais croire en toi pareil.tu a survécu jusqu’ici alors pourquoi pas un peu plus loin ?

    Mxltounightcorefan :good:

    #27358 Répondre
    Lily8

    Coucou,
    Je voulais savoir comment tu allais et essayer de t’apporter un peu de soutien.

    Je peux imaginer ce que tu vis mais forcément pas savoir totalement, chaque situation étant différente.

    Tu as été traumatisée à plusieurs reprises, ce que tu ressens, je pense est très compréhensible. Ne te sens pas coupable de te sentir comme ça, tu souffres beaucoup et il te faudra du temps, et tu finiras par voir un peu de lumière. En effet, des fois on se demande mais pourquoi est-ce tout nous tombe dessus, malheureusement je n’ai pas la réponse. Mais moi, te voyant écrire sur ce forum, ça me fait penser qu’il y a au fond de toi, une partie, même si elle est petite, qui veut vivre. J’entends que tu es fatiguée, que tu luttes pour ne pas mourir. La plupart du temps, ce n’est pas une envie de mourir qu’on ressent, mais l’envie ou le besoin d’arrêter de souffrir. Ce n’est pas facile, mais j’ai envie de te dire, accroche toi à cette partie qui veut vivre, aussi petite soit elle. On se pose aussi la question mais comment faire pour surmonter tout ça, où trouver la force, combien de temps, comment sera la vie après ça etc. Beaucoup de phrases qui tournent sans cesse, je peux comprendre.
    C’est injuste ce qui t’arrives. Mais saches que tu n’es pas seule. Tu as parlé de tes parents et de ton frère, entoure toi d’eux et de tes amis. Essaie d’établir une liste de secours, de personnes à contacter quand ça ne va pas ou une liste de choses qui t’apaisent. Ne reste pas seule avec les pensées suicidaires, pense à la petite partie de toi qui s’accroche à fond et demande de l’aide. Tu peux trouver aussi ici des gens qui essaieront de te soutenir.
    Concernant ton petit ami, je suis désolée d’apprendre son départ. Ça fait vraiment beaucoup à gérer, surtout quand ça arrive brusquement. Le monde semble s’arrêter. Essaie d’en parler avec ton entourage. Essaie d’avoir un journal intime ou tu peux écrire ce que tu ressens, ce que tu veux lui dire, ce que tu vis. Ces flashbacks dont tu parles, je pense sont dû à tous ces traumatismes. Les scarifications, n’aie pas honte d’elles, elles sont les preuves de ta force.
    Concernant les études, pour l’instant je pense que c’est ta santé qui importe le plus. Il faut t’arrêter et prendre soin de toi. Peut-être écrire des poèmes, écouter des chansons, pleurer. Ce que tu ressens, ne le refoule pas, laisse le sortir même si je sais que ça fait tellement mal. C’est un mal nécessaire pour aller mieux. J’aurai préféré te dire que la route est très facile mais non, c’est dur je sais très bien mais accroche toi, il y a une petite étincelle qui brille toujours.
    Je t’envoie de belles ondes et mon soutien.

    Tu n’es pas seule !! On s’accroche avec toi.

    #27720 Répondre
    ile-au-loin
    Participant

    Ne lâche pas la barre quand tu es en pleine souffrance, essaie de te dire que c’est un moment qui va passer, que ça va « redescendre » un moment après… La vie ne t’a pas épargnée, mais je suis sûre qu’avec une aide extérieure, tu vas parvenir à trouver des sass de paix, et pas à pas aller vers un nettement, nettement mieux où tu vas respirer et que tu n’avais pas imaginé. Si la souffrance est trop intense, que tu sens que tu vas te faire du mal, tu peux aussi appeler le samu, ou aller aux urgences en taxi, comme un réflexe…( et te faire réhospitaliser si nécessaire).

    Tu es très jeune, avec des capacités, des centres d’ intérêt : d’autres choses, positives, viendront. Les choses s’arrangent mieux qu’on ne croit : je l’ai vu très souvent, dans des situations très difficiles. Tu reprendras, tôt ou tard, le fil de ta réalisation personnelle, de tes études, avec, quelque part pas loin de toi, ton ami disparu et sa bienveillance. Il y aura aussi de belles rencontres, la vie te l’a déjà montré. Il faut tenir pour connaître tout cela. Et ne pas hésiter à t’appuyer sur ceux qui t’aiment, à passer du temps avec eux…

    Force à toi…

    #28485 Répondre
    jess_anonyme
    Participant

    J’ai lu ce qu’il t’arrive, je vie un viol alors que j’ai que 14 ans, c’est dur de rester dans un état pareil j’ai aussi essayé de me suicider mais je me suis dit que si jamais j’arrive à me suicider, m’a famille et mon entourage serait très triste je me retiens plus qu’avant. Sache que des personnes aiment et j’espère que cette astuce va t’aider courage et passe une bonne journée.

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