Les amitiés difficiles

Je fais la gueule

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faire-la-têteSe murer dans le silence, ne pas répondre à celui qui nous parle prendre un air bougon qui ferait fuir n’importe qui… « Bah oui j’fais la gueule, et alors… ! ».
Faire la gueule ou encore bouder, c’est adopter un comportement qui montre à l’autre qu’on n’est pas content, que ce qu’il se passe ne nous plaît pas. On ne boude jamais tout seul, mais en général on fait bien la gueule à quelqu’un !

 A qui fait-on la gueule ?

Aux parents qui se trouvent dans la même pièce que nous et qu’on ne supporte plus !
A l’ami qui trahit notre confiance, dont on est jaloux ou simplement qui nous agace.
Au garçon ou à la fille qui nous intéresse le plus en ce moment : on lui montre qu’on se fiche complètement de lui/elle, alors que justement c’est LA personne qui occupe le plus notre esprit ces derniers temps.
A celui/celle à qui on aurait des tas de chose à dire mais avec lequel justement on se force à se taire quand il/elle nous adresse la parole.

On ne sait pas trop comment ça a commencé, il/elle nous a énervé et on a décidé d’adopter la stratégie de la carpe, on ne lui parle plus jusqu’à ce que… on ne sait pas, on verra.

Pendant tout ce temps, où on évite à tout prix de parler à l’autre, on rumine ce qui s’est passé. Plus le temps passe et plus le problème prend de l’ampleur. Jusqu’à ce qu’on en arrive même parfois à ne plus savoir pourquoi on ignore l’autre.
Le regard foudroyant ou la moue boudeuse, chacun son style. Il est vrai aussi que certain-nes sont beaucoup plus entraîné-es que d’autres à ce genre d’exercice, ils font la tête facilement. D’autres, au contraire, vont tout de suite exprimer les choses et ce sera reparti comme avant.

Mais qu’est-ce qu’on attend exactement ?

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Souvent, on cherche à faire réagir l’autre, à lui montrer qu’on n’est pas d’accord, que l’on voudrait qu’il en soit autrement. Et est-ce que ça marche ? Et bien non : la plupart du temps on est le premier à subir notre propre comportement, et finalement on a le sentiment d’être seul-e, enfermée dans notre silence.

Quand l’autre a la bonne grâce de nous demander ce qui ne va pas, souvent on ne répond pas, estimant qu’il devrait déjà savoir ; et s’il a le malheur de poser la question fatidique « tu fais la gueule ? », on a tendance à répondre, avec toute la mauvaise foi qui nous caractérise dans ces moments-là : « pas du tout ! ».

Alors…comment on s’en sort ?

On a décidé de faire la gueule, alors on peut tout à fait décider d’arrêter. Et oui, on est toujours responsable du comportement qu’on a avec les autres. On dit que c’est à cause de l’autre, mais au fond on sait qu’on y est pour quelque chose, non ?

Bonne nouvelle, on peut choisir de sortir de ce silence infernal, choisir de se faire du bien ! C’est vrai, ça demande parfois de faire l’effort de retrouver la parole, de mettre son orgueil de côté mais … ça fait du bien. C’est beaucoup moins fatiguant et puis on a le plaisir de retrouver l’autre, de se parler, de se comprendre.

Peut-être avez-vous dans votre entourage une personne qui fait tellement la tête souvent, qu’on peut se demander s’il n’y a pas quelque chose qui la fait vraiment souffrir dans sa vie. On pourrait même dire qu’elle fait la gueule à … la vie.

Parfois on ne sait pas dire autrement qu’on a besoin d’aide. Il faut lui montrer qu’on est présent malgré tout, malgré cette tête à faire fuir n’importe qui, et qu’on voit bien que ça ne va pas ; on peut même l’accompagner vers un endroit où il pourra se confier, sans peur d’être jugé.

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