Articles libres

Misophonie : c’est quoi ?

image_pdfimage_print

De retour de vacances, alors que tu t’apprêtes à profiter de ton voyage (en train, en autocar, en avion…) pour faire une petite sieste réparatrice, ton voisin se met soudain à machouiller bruyamment son chewing-gum B-)  Que ressens-tu ?

A priori ce n’est un plaisir pour personne. Tu auras même sûrement envie de lui faire remarquer qu’il n’est pas très discret. Mais pour certains, ces bruits deviennent un vrai calvaire, une véritable souffrance.

On les appelle “misophones”, du nom de la maladie découverte en 2000 : la misophonie, qui signifie littéralement “haine du son”.

Auparavant assez peu reconnue, cette maladie peut devenir si handicapante qu’elle est classée depuis 2013 dans les “troubles psychiatriques légers”, ce qui a permis de sensibiliser l’opinion publique. Elle pourrait se déclarer dès six ans, mais également à l’âge adulte, et semble avoir tendance à s’aggraver avec le temps.

D’après les études récentes, la misophonie serait due à une activité cérébrale anormale. Le cortex insulaire antérieur (le bout du cerveau qui gère les situations qui nécessitent une attention soutenue, et régule nos réactions) serait trop activé. Un-e misophone sera donc incapable d’ignorer certaines stimulations auditives, et aura particulièrement envie de réagir… pour faire taire la source de ce bruit désagréable ! Raclements de gorge, toux, mastication, bruits des lèvres, reniflements, craquements des os… autant de bruit qui deviennent insupportables.

Pour se protéger de ceux-ci, les misophones développent des stratégies : certains portent en permanence des écouteurs ou des boules-quiès, d’autres imitent le bruit de l’interlocuteur de façon encore plus bruyante pour le rendre plus gérable… On propose également aux misophones des thérapies pour les aider à atténuer les réactions négatives, faire diminuer l’hypersensibilité, et porter davantage leur attention sur eux-mêmes.

Articles similaires

Alors la prochaine fois qu’on te demande de fermer la bouche pendant que tu manges… dis-toi qu’au-delà d’une question de politesse il y a peut-être une réelle souffrance derrière cette demande, et reste bienveillant :heart:  

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

:bye: 
:good: 
:negative: 
:scratch: 
:wacko: 
:yahoo: 
B-) 
:heart: 
:rose: 
:-) 
:whistle: 
:yes: 
:cry: 
:mail: 
:-( 
:unsure: 
;-) 
 
Voir Aussi
Fermer
Bouton retour en haut de la page