Les émotionsMoi et les autres : Différents ? Complémentaires ? Egaux ?

Faire des compromis : pourquoi ? jusqu’où ?

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Hier, tu t’es encore pris.e la tête avec ton groupe d’ami.es concernant vos vacances de cet été. Une partie veut aller à la mer et l’autre à la montagne. Personne ne veut rien céder et si ça continue, vous n’allez rien faire du tout ! Pourtant, il y aurait bien des solutions : vous pourriez passer quelques compromis 😉

Définition  

D’après Robert et son langage soigné, un compromis est « un arrangement dans lequel on se fait des concessions mutuelles ». On t’explique.

D’abord, qui dit « arrangement » dit « problème ». Et oui, on a besoin de trouver un compromis uniquement lorsqu’on n’est pas d’accord sur quelque chose. Pour nos vacances entre amis, si tout le monde est d’accord pour aller à la mer, pas de négociation à avoir, tout roule. Les problèmes commencent à partir du moment où quelqu’un n’est pas d’accord, qu’une partie du groupe préfère la montagne.

Donc, problème. C’est là où le compromis devient nécessaire : il faut trouver un arrangement qui satisfait, au mieux – et tout est dans ce « au mieux » –, tout le monde. Chacun est appelé à mettre un peu d’eau dans son vin, à renoncer, dans notre exemple, à l’idée qu’il s’était fait de ses vacances idéales pour tenir compte des désirs exprimés par les autres. En deux mots : « concessions mutuelles ».

Développer l’art du compromis

Dans notre exemple, il n’est pas très difficile de trouver un compromis satisfaisant. On peut trouver un endroit qui mélange mer et montagnes (par exemple, la Corse 😎) ou couper notre semaine en deux : 3 jours à la mer, 3 jours à la montagne. Mais il y a des moments où une telle solution n’est pas possible, où les désirs qui s’expriment sont pleinement contradictoires !

Restons sur notre histoire de vacances. Mettons que dans le groupe, l’un.e souhaite partir loin, très loin, par exemple l’Asie mais qu’un.e autre refuse de prendre l’avion, conviction écologique oblige. Problème… Gros problème même. Là, il n’y a pas le choix, l’un.e ou l’autre va devoir renoncer à son désir (de partir en Asie) ou son refus (de prendre l’avion). Dans ce cas, il faudra peut-être trouver ailleurs une compensation pour ce renoncement : par exemple, c’est lui/elle qui choisira le lieu des vac’s pour l’an prochain !

C’est dans ces cas où il y a divergences, voire incompatibilité entre nos désirs que le compromis devient nécessaire. Que ce soit dans les groupes d’amis, avec nos parents ou dans nos relations de couples, on en fait constamment. Et après tout, c’est normal : on ne peut pas toujours être d’accord sur tout ! On est donc bien obligé, si l’on veut s’entendre, de renoncer ici ou là à tel ou tel désir.

Du compromis à la compromission 

Car c’est bien de cela dont il s’agit : si l’on fait des compromis, c’est pour s’entendre. Plus précisément, parce que l’on veut s’entendre. C’est parce qu’on a envie d’être ensemble, que chacun se sente bien dans le duo/groupe qu’on forme (couple, amis, etc.) que l’on essaye de tenir compte des envies de tous. Vu sous cet angle, un compromis n’est donc pas seulement un renoncement, c’est aussi un choix ! En l’occurrence, le choix de préserver ma relation avec l’autre. C’est considérer que le plaisir que je prends dans cette relation vaut plus que celui de voyager à l’autre bout du monde. Faire des compromis, ça n’est donc pas privilégier le désir de l’autre sur le mien, c’est choisir parmi mes désirs !

Malheureusement, il arrive qu’à trop fermer les yeux sur 1000 petits renoncement pour préserver nos relations, on finisse par en souffrir. Parce qu’on a peur du conflit avec ceux qu’on aime, parce qu’on a peur de les perdre, on se met à accepter tout, tout le temps, en mettant systématiquement nos envies de côté. Pire encore, on se retrouve à faire des choses que l’on ne voulait pas ou que l’on désapprouve. On passe alors du compromis à la compromission, c’est-à-dire qu’on accepte des choses qui sont contraire à nos principes, à l’idée que l’on se fait de l’amour, de l’amitié, etc.

Il n’est pas toujours facile de faire la distinction entre compromis et compromission. Nous n’avons pas tous les mêmes limites, les mêmes « lignes rouges ». Nos ressentis peuvent nous aider à trancher : si j’éprouve au quotidien un malaise face aux compromis que j’accepte, c’est que quelque chose ne va pas. Peut-être qu’il faut revenir sur ces compromis pour en trouver de nouveaux ?

Si tu as un doute, si tu ne t’y retrouves pas ou que tu as l’impression sans cesse de te trahir, n’hésite plus, viens nous en parler 😉

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