Vivre avec un handicap invisible

Je me sens incompris-e

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handicap-invisibleA l’adolescence, tôt ou tard ce sentiment survient :  » tu comprends rien, tu peux pas comprendre, de toutes manières, personne ne me comprend « .

C’est aussi ça devenir adulte, un grand sentiment de solitude. Mais ces phrases prennent encore plus de relief pour un jeune qui porte un handicap. Comment est-ce que les autres pourraient savoir ce que ça fait d’être réellement différent ?

Différent dans son corps

Différent quand le handicap se voit, quand il saute aux yeux des autres qui détournent le regard ou qui vont, au contraire, te fixer… Quand tu n’y penses pas, leur visage peut devenir le miroir te renvoyant ta différence. C’est dur et ils ne peuvent pas comprendre ce que cela te fait…

Différent aussi même si ça ne se voit pas. Comment pourraient-ils comprendre ce que c’est d’être fatigué? Fatigué par le handicap, quand après une longue nuit de sommeil le corps est aussi lourd que la veille. Comment pourraient-ils savoir ce que ça fait d’avoir mal? Mal un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… n’importe quand et n’importe où…

Différent parce que ta vie n’est pas comme la leur, parce que souvent l’insouciance est un petit luxe. Prendre ton traitement, faire ci mais surtout pas ça, aller à l’hôpital, faire des examens, ne pas oublier que tu dois sans cesse prendre soin de toi!!!

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Ils ne peuvent sûrement pas comprendre. Peut-être que ça leur fait mal, malgré leur amour pour toi, il y a ce fossé entre vous. Ils n’y peuvent rien et toi non plus. Mais quand tu es en colère, tu leur en veux quand même un peu.
Vu qu’ils n’y comprennent pas grand chose, soit ils en font trop, soit pas assez… Trop sur ton dos :  » tu te sens comment? T’as pensé à faire ça? T’es sûr-e? «  ou carrément à côté de la plaque :  » mais t’es comme tout le monde. Tu te sens pas trop bien ? N’en rajoute pas quand même !!! Pense à autre chose! « .
A toi d’essayer de les comprendre, ils ne savent pas. Il faudra être patient avec eux, leur expliquer ce qui t’embête dans leur attitude par rapport à ton handicap pour qu’ils puissent essayer de mieux t’aider…

Et puis il y a aussi tout le reste. Les histoires d’amour, les délires avec les potes, les disputes avec les parents, l’ennui à certains cours… Toutes ces choses de la vie que vous partagez et que, malgré tout, tout un chacun vit à sa manière.

Quant au handicap, il y a les associations où d’autres jeunes (et moins jeunes) atteints de la même chose que toi se retrouvent autour d’une table. Il y a des lieux où on peut parler de cette différence-là avec d’autres personnes. Mais, tu dois t’en douter, à part ce handicap, vous n’aurez pas forcément des points communs. Heureusement, tu es unique!!!

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