Vivre en société

La pudeur

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Elle apparaît au moment de la pré-adolescence. En fait, il y a une prise de conscience de l’intimité qui se traduit par une gêne voire une honte de se dénuder face à ses parents, notamment. On peut aussi être gêné par l’impudeur de ses parents. Le corps n’est pas du domaine public ni du domaine familial et à ce titre il n’appartient qu’à nous et nous décidons, seul, de qui a le droit de l’approcher et de le voir. Choisir de s’enfermer dans la salle de bain est naturel. Il faut en convaincre certains parents qui ont du mal à voir grandir leurs enfants.
Les témoignages d’affection peuvent pour certains devenir gênants : les sentiments et la tendresse sont suffisants pour prouver à ses parents qu’on les aime, pas besoin de se toucher pour cela!
On se rend compte aussi que l’on éprouve de l’embarras, de la gêne lorsque l’on se retrouve avec d’autres jeunes, par exemple dans un vestiaire. En fait, on s’aperçoit que notre corps change, que l’on ne correspond pas forcément à ce qu’on imagine de l’idéal physique, mais il ne faut pas avoir honte, il faut seulement accepter ces changements avec ses défauts et ses qualités.

La pudeur peut interférer dans les rapports amoureux, notamment dans les moments d’intimité : si les deux partenaires sont pudiques, le problème ne se pose pas vraiment puisque le respect de la pudeur de l’autre vient naturellement, mais si l’un des deux est impudique, un sentiment de gêne apparaît chez l’autre. Il n’y a rien de honteux à vouloir préserver son intimité, l’important c’est que l’autre comprenne, il faut lui expliquer pourquoi on réagit comme cela.
Il arrive aussi que lorsque l’on est avec un garçon et que l’on envisage d’avoir des rapports sexuels avec lui, on en vienne à discuter de contraception : c’est parfois difficile parce que c’est un sujet délicat, tout nouveau pour nous et que l’on éprouve alors une certaine pudeur. Il ne faut surtout pas être gêné car c’est faire preuve de maturité et de responsabilité, c’est prendre en main sa sexualité afin non seulement de se protéger mais aussi de protéger son partenaire de maladies éventuelles.

En tout cas, l’important c’est de parler de ce que l’on ressent et de donner les limites de ce que l’on désire.

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