Je n’ai plus envie de vivre

  • Ce sujet contient 69 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par melodyN, le il y a 1 semaine et 1 jour.
30 sujets de 1 à 30 (sur un total de 70)
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    Messages
  • #25046 Répondre
    feedle
    Participant

    Par où commencer?

    Pour vous mettre dans le contexte, j’ai 22 ans, bientôt 23. Donc parmis les plus vieux ici. L’été dernier, j’avais déjà créé une discussion ici. Mais à cause d’une mise à jour du site, mon message a mystérieusement disparu.

    Si ça fait longtemps que je suis dépressif et que j’ai des pensées suicidaires, ces idées commencent lentement à se solidifier dans ma tête. Pour vous dire de l’avancement, j’ai déjà réfléchi aux méthodes que je pourrais utiliser pour me tuer.

    *********************************************************************************************************************.

    J’ai déjà écrit ma lettre de suicide. Elle ressemble à ça:

    « A qui lira cette lettre, à qui saura déchiffrer mon écriture horrible.

    Je n’ai pas ma place dans ce monde. Je n’aurais jamais dû naître. Je vois tous ces gens qui réussissent dans la vie et qui osent encore se plaindre. Ce sont des gens qui ont tout, alors que moi je n’ai rien. Leurs famille les aiment, ils ont un(e) copain/copine (ou sont mariés), ils s’épanouissent dans leurs études et leur travail, ils ont toujours des amis autour d’eux, et d’autres ont même des enfants. Tout va bien chez eux. Moi je n’ai rien de tout ça. Ils ont peut-être d’autres problèmes, mais ils ont le nécessaire pour survivre dans notre société. Je n’ai jamais été fait pour ce monde. Pourtant, toute ma vie on m’a fait comprendre que je n’étais pas le bienvenu. De la maternelle à mes études supérieures, mon entourage (famille, camarades de classe, profs ect) m’a toujours répété que j’étais trop petit, trop stupide, trop moche, trop lent, trop désobéissant, trop timide, trop faible, trop pleurnichard, trop fragile, trop ringard, trop sérieux, trop bizarre, trop étourdi, trop nul, trop mauvais avec les filles, trop émotif, trop asocial, trop trop égoiste, trop arrogant, trop pitoyable, trop détestable, trop intrusif, trop idiot, trop désorganisé, trop peureux, trop en retard, trop malade, trop ennuyeux, trop inintéressant, trop fou, trop distrait, trop mou, trop borné, trop dépendant… bref, trop différent. Selon le principe de sélection naturelle, je ne suis pas adapté à ce monde. C’est pour ça qu’il faut que je meure et qu’il ne faut pas que je transmette mes gènes faibles. C’est pour ça que je n’ai jamais eu de copine, et que je ne connaîtrait jamais l’amour, que je n’entendait jamais les mots « je t’aime » et que je ne saurais jamais ce que ça fait d’embrasser quelqu’un. Si je continue de vivre, je serai condamné à mourir seul dans l’indifférence. Si je m’accroche à cette vie, je serai condamné à être l’oncle bizarre de la famille.
    J’ai abandonné, abandonné de vivre. Je ne cherche plus à aller mieux. Je cherche à ce que tout s’arrête. J’en ai assez de souffrir. J’en ai assez que la vie me crache au visage. J’en ai assez d’échouer tout le temps. Alors oui, j’ai réussi toute ma scolarité et toutes mes études sans aucun redoublement ou rattrapage, mais à quel prix?! J’ai été harcelé 2 fois (une fois au collège et une fois au lycée). Je n’ai jamais connu l’amour et je n’ai d’ailleurs jamais sû comment m’y prendre même si une occasion s’offrait à moi. Mes parents ne m’ont jamais soutenu, ils ne m’ont jamais fait confiance, ils ne m’ont jamais aimé. Ils rêvaient que je sois le gentil premier de la classe. Ils m’ont humilié, détruit, battu, et malgré tous mes efforts, ils en voulaient toujours plus, et je ne donnais jamais assez. Je n’étais pas conforme à leur modèle. J’étais un prototype raté. Une expérience défectueuse. Mon petit frère, lui, est mon exact opposé. Il a tout réussi dans la vie. Il est exactement comme la société et mes parents souhaitaient qu’il soit: beau-gosse, sociable, intelligent, obéissant ect. Moi je ne suis qu’un déchet, et je me rends enfin compte que je n’ai pas ma place ici. Je n’aurais jamais dû naître. J’aurais dû mourir du cancer à la place de certains de mes proches.
    Quoi que je fasse, j’échoue toujours. Je ne suis pas assez fort pour subir tout ça. Si je me suis tué, ce n’est pas à cause de mes études. Non, c’est à cause de tout le reste, et surtout à cause de moi. Parce que je n’arrive pas à m’intégrer dans cette société, dans cette vie où je ne réussirai jamais. À quoi bon m’acharner dans mon travail ? Ce ne sera jamais assez bon. À quoi bon continuer à chercher l’amour ? Aucune fille ne peut m’aimer. À quoi bon poursuivre mes rêves ? Ils ne se réaliseront jamais. À quoi bon lutter ? Je n’ai plus goût à la vie. À quoi bon s’insurger contre les injustices du monde ? Tout le monde s’en fout, et tout le monde est persuadé que rien ne peut être fait. À quoi bon espérer changer ? Je n’apprends pas de mes erreurs. À quoi bon rester positif ? La culpabilité de toutes mes erreurs me ronge et me détruit de l’intérieur. C’est terminé, je ne peux plus revenir en arrière. Les choses ne deviendront plus jamais comme avant. Il faut que j’en finisse avec ma misérable existence. »

    Cette lettre a ici été modifiée pour éviter la censure.

    Bref, vous avez compris. Dans mes études, je suis au bord du gouffre. Je n’ai aucune perspective d’avenir. Les relations avec ma famille sont exécrables. Et ma vie amoureuse est inexistante, et n’a d’ailleurs jamais commencé.

    Pourquoi est-ce que je publie ça ici? Je ne sais pas. Je ne saurais pas dire si c’est un appel à l’aide desespéré, une tentative de de mon moi intérieur de m’accrocher à la vie ou autre chose. Je ne me suis pas pour l’instant décidé à me suicider, et j’ai peur d’un jour arriver au point de non retour. J’ai peur. Je ne sais plus quoi faire. J’ai l’impression de ne plus me contrôler. Si quelqu’un a déjà vécu ça ou quelque chose de semblable, j’aimerais vraiment savoir comment il/elle a réussi à s’en sortir

    Dans l’espoir de peut-être m’en sortir vivant

    • feedle
    #25054 Répondre
    fil santé jeunes
    Maître des clés

    Bonjour feedle,

    Nous avons été amené à étoiler une partie de ton message pour préserver la sensibilité des plus jeunes. Mais nous avons été très sensibles à ta situation et nous pensons que tu as besoin d’aide rapidement.

    Tu évoques un profond mal être et tu souffres beaucoup de ta situation actuelle. Il est important que tu puisses rencontrer un professionnel de santé pour parler de cela.

    Dans un premier temps nous te proposons de nous contacter soit au 0800 235 236 soit par chat’ pour que nous cherchions ensemble ce qui pourrait t’aider et comment aller mieux. Nous prendrons le temps de t’écouter, t’informer et t’orienter. Notre dispositif est anonyme, gratuit, et ouvert tous les jours de 9h à 23h (22h pour le chat’).

    N’hésite pas, nous sommes là !

    L’équipe Fil Santé Jeunes

    #25055 Répondre
    Nana

    Tu peux t’en sortir c’est dur mais c’est sûr ne lache rien je t’en supplie , si des gens ont réussi à s’en sortir toi aussi , tu mérites de vivre et le monde serait différent sans toi donc tu dois rester parmis nous , nous t’aimons ne t’en fais pas

    #25096 Répondre
    Ava

    Salut,

    En lisant ton message j’ai ressenti qu’au fin fond de ton cœur tu veux vraiment t’en sortir. Ça me fait davantage penser à un appel à l’aide.
    Tu as 22 ans j’en ai 18 on est encore très jeune et notre vie commence à peine. La vie c’est un combat de titans où il y a des périodes qui nécessitent de se battre mêlées de coup de blues mais aussi de joie. Elle en vaut la peine !

    Si tu veux tu peux toi aussi y’a aucune raison pour que tu n’y arrives pas.
    Mais il ne faut pas se comparer aux autres sinon c’est sans fin. Car on trouvera toujours mieux que soi tout comme on trouvera toujours moins bien que soi. Quand tu dis que certains ont des copains/copines, maris ou femmes et toi non j’ai envie de te dire qu’il n’y a pas de chronomètre. Chacun y va à son rythme. Ne te dévalorise pas on a tous quelque chose à apporter au monde et tu apporteras ta propre pierre à l’édifice au moment voulu.
    Peut-être en parler à un psychologue pour entamer une thérapie par exemple. C’est un travail à faire sur soi-même mais la récolte n’en sera que meilleure. Le sport aussi c’est bénéfique pour se vider la tête.

    Tu ne peux pas dire qu’aucune fille ne peut t’aimer c’est faux. Il y aura forcément une girl qui sera attirée par toi c’est évident. Ça prends plus de temps pour certains c’est tout. Ce n’est pas encore arrivé pour l’instant d’accord mais quid de l’avenir ? On ne le connais pas. Aujourd’hui tu es mal mais ça peut très vite changer ! Je te le souhaite en tout cas.
    Donne-nous de tes nouvelles.

    #25135 Répondre
    feedle
    Participant

    Merci pour ta réponse.

    La raison pour laquelle je me compare aux autres dans mon premier message, c’est parce que les autres ont justement des personnes sur qui compter, toujours là pour les aider. Moi je n’ai quasiment personne. Et je n’ai personne dans mon entourage proche à qui je peux faire suffisamment confiance. « La vie en vaux la peine », mais quelle vie? Je n’ai plus aucun sens à ma vie. J’ai l’impression d’être une coquille vide, j’ai l’impression de subir ma vie.

    Pour ce qui est de l’amour, malheureusement si, il y a un chronomètre social de l’amour, surtout pour les mecs. Un homme de plus de 20 ans qui n’a jamais connu de relations amoureuses ou sexuelles est considéré comme un mec pathétique, faible et repoussant. Il n’y a qu’a voir l’imaginaire collectif, on nous imagine comme des gros mecs dégeulasses mal rasés aux cheveux gras qui mangent des chips devant leur ordi (je tiens à préciser que je ne ressemble pas du tout à ça!). On nous traite de tous les noms, et même si tu me crois pas, je t’assure qu’on nous juge en permanence. Ce n’est pas quelque chose de socialement avouable, et c’est pourquoi je ne l’ai qu’à quelques proches amis.

    Je vois déjà une psy depuis septembre. Alors c’est bien parce que je peux tout dire, mais j’ai pas l’impression d’aller mieux. Au contraire, j’ai l’impression que c’est de pire en pire. Chaque fois que je rentre d’une séance de psy, je me sens mieux, mais à peine rentré ça recommence. Les accès de panique, la perte de contrôle, la dépression, les pensées suicidaires, tout recommence. Je ne sais plus quoi faire. Et pour le sport, je n’ai plus le temps d’en faire. Avant, quand ça allait encore, j’en faisais souvent. Maintenant j’en fais plus. Mes études me prennent trop de temps. Je n’ai même plus le temps de faire le ménage.

    Ah oui, et pour le « un jour ça viendra », je suis désolé, mais j’y crois plus. Je ne crois plus au père Noël. Ça fait depuis le collège qu’on me répète ça et ce n’est jamais arrivé. Alors oui, peut-être qu’une fille a peut-être déjà secrètement été intéressée par moi, mais dans ce cas ça veut dire que j’ai été trop lâche et stupide de ne pas l’avoir remarqué et/ou d’avoir fait le premier pas. Mais aujourd’hui c’est trop tard. En plus, une fille ne peut tout simplement pas s’intéresser à moi. Je n’ai rien d’intéressant ou d’attirant. De toute les choses qui attirent les filles (l’apparence, le sens de l’humour, l’impression de sécurité et l’intelligence), je n’ai rien de tout ça. Je ne réussis jamais rien de toute façon. En général, je vois plus aujourd’hui comment je pourrais m’en sortir.

    Je continuerai peut-être de poster d’autres messages et réponses si possible, si j’ai encore le courage de tenir jusque là.

    À bientôt

    • feedle
    #25139 Répondre
    Lisarouen
    Participant

    Bonjour, je me suis énormément retrouvée dans ton message. Je précise que je suis une fille de 21 ans. On m’a rabâchée toute ma vie que j’étais trop faible, quand je suis fracturée le radius l’été dernier pour ma famille c’est parce que je suis trop faible, que je vais au-delà de mes forces, que j’aurais du me contenter de faire le tour du pâté de maison (j’étais en vélo). J’ai beau leurs montrer que je ne suis pas si faible, rien n’y fait… Je suis suivi par des psy depuis le collège (harcèlement scolaire et sexuel). Cela ne fait que depuis septembre que je prends réellement conscience et que je m’applique dans ma prise en charge. Je suis sous antidépresseur mais cela est loin de faire tout. Pour être honnête hier j’ai fait une tentative et c’est mon compagnon qui m’a fait vomir… Oui, je suis en couple depuis maintenant 2 ans et demi mais je ne peux m’en empêcher de penser qu’il irait mieux sans moi… Je ne me considère pas comme quelqu’un de bien, bien au contraire… J’ai l’impression d’être nocive pour ceux que j’aime. Je ne vais pas te dire des banalités comme « ça va aller ». Je veux juste te faire comprendre que ce n’est pas parce que tu as l’impression que les autres sont heureux qu’ils le sont vraiment. Tu pourrais être étonné. Pour prendre mon cas, personne ne pourrait imaginer ce que j’endure au quotidien, ma lutte de tout les instants contre mes envies de mort… Pour eux, je suis une personne joyeuse et qui n’a jamais rencontré de réelle problèmes. S’ils savaient, ils tomberaient de haut.. Même ma famille est loin d’imaginer tout ce que je vis… La seule chose qui me tient en vie est l’espoir certainement naïf de croire que grâce à mon histoire je vais pouvoir aider les autres… Il faut que tu t’accroches à la vie, en te donnant un but quelque qu’il soit. La vie est cruelle, la mort est tentante mais elle n’est pas la solution…

    J’espère avoir pu te donner ne serait-ce qu’un peu de baume au coeur.

    #25280 Répondre
    feedle
    Participant

    Salut,

    Je suis désolé que tu aies eu à vivre ça. Je comprends que les autres peuvent aussi avoir leurs problèmes. Peut-être que certains, en me voyant, doivent se dire « j’aimerais bien être comme lui, il dessine super bien, il écrit des livres et il est fort aux échecs », sans savoir que je ne pense pas bien dessiner (par rapport à d’autres) et que cela ne me sert à rien, que les histoires que j’écris n’ont jamais pu être publiées et que je ne pourrais jamais un jour vivre du métier d’auteur (ce qui serait mon rêve), et que ça ne veut pas dire que je joue aux échecs pendant les pauses que je suis fort à ce jeu (je n’ai qu’un classement elo de 1000 alors que ce n’est qu’à partir de 1200 que l’on est plus un débutant et que l’on est officiellement classé comme joueur confirmé). Mais bon, ce genre de personnes ne doivent pas être très nombreuses. Je suis sûr que la plupart des gens dans ma classe me voient comme quelqu’un de pas sérieux, qui n’est pas impliqué dans ses études et qui en plus est bizarre. Alors oui, certains ont vécu ou vivent des choses bien plus graves que moi. J’ai rencontré des survivants de traumatismes physiques ou sexuels inimaginables devenir les personnes les plus heureuses du monde. Est-ce que c’est parce qu’elles ont été aidées par des gens qui les aiment autour d’elles? Je ne sais pas. Ça ne me fait que plus culpabiliser. Des gens vivent dans des conditions atroces alors que moi je ressens une misère invisible et impossible à combattre, une misère dans ma tête qui me rend fou et qui me donne chaque jour de plus en plus envie de mettre fin à mes jours.

    Je ne connais pas exactement tout ce qui se passe entre toi et ton copain, et je n’ai aucune expérience de couple donc je suis désolé si je suis à côté de la plaque, mais je pense que s’il s’est mis avec toi, c’est qu’il t’aime, surtout si ça fait deux ans que vous êtes ensemble. Il t’a sauvé la vie, si c’est pas un signe qu’il tient à toi, alors je ne sais pas ce que c’est. Je sais comme toi à quel point quand on nous répète depuis notre enfance qu’on est des mauvaises personnes, que c’est difficile à notre âge de distinguer le vrai du faux. Mais si il y a une chose que j’ai appris, c’est qu’il faut prendre son temps, trouver exactement ce qu’on est et vérifier par nous même si on mérite vraiment qu’on nous traite comme ça.

    Je suis peut-être mal placé pour donner des conseils, et je suis aujourd’hui très loin de m’en sortir. Au contraire, c’est chaque jour de pire en pire. Si j’écris ça c’est pour peut-être pouvoir aider quelqu’un qui lit ce message. Et aussi dans l’espoir de trouver quelque chose qui m’aiderait à m’en sortir. Pour l’instant, je n’ai pas vraiment de « but dans ma vie » qui pourrait m’aider.

    J’espère qu’on pourra tous les deux y arriver

    -feedle

    #25288 Répondre
    RedStone

    feedle,
    J’ai parcouru un peu ce topic et je veux juste répondre à ça pour espérer te rassurer un peu à ce sujet : je peux te dire que personnellement, je préfère LARGEMENT quelqu’un qui n’a jamais connu de relations amoureuses avant et même pendant sa vingtaine que quelqu’un qui a déjà été avec quelqu’un et ce, plusieurs fois et même une fois. Question de choix personnel et de préférence. Alors franchement, ne t’en fais pas, il y a toujours une fille qui peut être ravie que tu n’aies connu personne d’autre qu’avant elle (dans le cas d’une fille intéressée par toi).

    #25380 Répondre
    Camille

    Bonjour,
    Moi aussi j’ai envie de mettre fin a mes jours car a chaque mon petit frere me tape et apres il recommence comme a chaque fois.J’en est marre de passer pour elle que l’on tape tout le temps pour mon petit frere .
    Comment faire pour que tous cela s’arrete ?

    #25388 Répondre
    Maryne

    Ne te laisse pas faire, tu ne mérite pas qu’on te laisse marcher sur les pieds. Je suis un peux nul pour consoler les gens

    #25542 Répondre
    feedle
    Participant

    Mise à jour:

    Ça recommence. Ça s’arrête pas. C’est foutu. Je guérirai plus jamais.

    Même ma psy n’y peux plus rien. Tous les problèmes viennent de moi. Et maintenant que j’ai créé des problèmes à partir de rien, ils sont réels. Ils ne peuvent plus disparaître. Ils sont là. Je ne peux rien faire. J’en ai marre. J’ai envie de mourir. J’ai plus envie d’aller mieux. J’ai juste envie que ça s’arrête. Même pendant les vacances ça continue. Et dans 3 semaines c’est l’enfer qui va recommencer. Je n’aurais jamais le temps pour rien. Je ne serai jamais libre. Si c’est ça la vie alors je préfère mourir. Il n’y a plus rien à faire. J’en ai marre. J’en peux plus. j’ai envie de mourir. Ça ne s’arrête jamais. Je ne sais plus quoi faire. J’ai envie de mourir. J’ai l’impression de devenir fou.

    J’en ai assez, tout ce que je voulais, c’est être comme les autres. Mais ça ne sera jamais possible. Parce que je suis trop con, et je suis trop stupide pour gérer ma vie. Je me déteste tellement. En plus je passe mes rares moments de temps libre affalé sur le lit sur mon téléphone en pensant au peu de temps libre qu’il me reste. Je me hais pour être nul. Je me hais pour ne pas être productif. Je me hais pour être une personne aussi détestable. La seule raison pour laquelle je suis encore en vie (pour l’instant, parce que là ça va plus un jour je vais le faire je sais pas encore quand mais un jour je vais le faire), c’est parce que je suis trop flemmard pour faire des recherches et trouver un moyen de mettre fin à ma misérable existance sans souffrir. Mais je ne peux pas. Je ne me contrôle pas. C’est comme si j’étais sous l’emprise de quelque chose qui me faisait souffrir le plus possible sans me tuer. J’en peux plus. J’en ai marre. J’ai envie de mourir. J’ai envie que tout s’arrête. Je peux pas continuer à vivre comme ça. Je n’ai pas envie de vivre la même chose chaque jour. Je veux que ça s’arrête. Je ne manquerai à personne. De toute façon tout le monde s’en fout de moi.

    J’en ai marre. Je sais même pas par où commencer et par où terminer. Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais plus comment réagir.

    #25629 Répondre
    mel2604

    Salut , alors d’abord je tient à te prévenir que je suis super nulle pour consoler qui que ce soit mais je me suis énormément reconnue dans tes messages et ça m’a fait mal au cœur qu’il y ai d’autre personnes ressentant le même mal-être que le mien auparavant.
    Je tenais à te dire d’abord que ce n’est pas parce que tu n’as jamais eu de copine à 22ans que tu es minable c’est totalement faux d’autant plus que ce critère est recherché par de nombreuses filles croit moi (dont moi).Souvent se comparer aux autres nous enfonce dans notre mal-être. Essaye de vivre ta vie pour toi et non pas pour tes parents ou les gens qui t’entourent parce que au fond , si tu n’essayes pas de t’en sortir par toi même , personne le fera.
    Par contre je peux t’assurer que si tu meurs , cela attristera énormément de personne , peut être que tu ne t’en rends pas compte à l’heure actuelle , mais tu vaux beaucoup plus que tu ne le penses. Les autres ne te voient clairement pas de la même manière dont tu te vois.
    Allez courage tu vas t’en sortir !! Reste fort.

    #25635 Répondre
    Turlut
    Participant

    Salut feedle 🙂
    Tu es coincé dans une situation qui ne te convient pas, depuis des années, et sans évolution : pas étonnant que tu te sentes mal, découragé, pas à ta place. Mais la société, le monde, la vie, ce n’est pas le contexte restreint dans lequel tu te débats. C’est bien plus que ça.
    Tu n’es peut-être pas adapté à ta famille, à ton milieu socio-professionnel étudiant, à y’a classe sociale. Mais il y a tant d’autres choses, ailleurs ! Donc me parle pas de sélection naturelle. Si ton milieu te convient pas, il faut en trouver un autre. Migrer ! Comme un oiseau, comme les humains depuis l’afrique.

    Je me doute que la vie n’est pas facile pour un jeune homme timide et puceau dans un milieu de normies. Je ne peux que l’imaginer, étant une fille. Sache néanmoins qu’il y a des gens un peu moins cons que les autres, qui ne s’arrêtent pas à ces détails. Un de mes ex était puceau à 25 ans (il sortait d’ecole d’ingé). J’ai été séduite par sa naïveté, sa gentillesse et sa débrouillardise. Par ailleurs beaucoup de mes partenaires sont considérés comme laids par les autres. J’aime leur personnalité, désolé pour le cliché mais une belle âme rend beau 🙂
    Par contre c’est sûr qu’un environnement où tu es aussi malheureux ne te mets pas en valeur.

    Mais si tu es prêt à détruire toute ta vie, si tu souffres autant, pourquoi ne pas rediriger cette colère, cette peine, vers l’extérieur plutôt contre toi-même ? Pourquoi ne pas détruire ce qui te contraint, plutôt ?
    Va en soirée queer, rejoins des groupes de gauche, tu verras que la masculinité y est moins pesante. Envoie chier ta famille qui t’empoisonne. Fais du stop, de la marche, du camping. Va en teuf, tente l’escalade c’est un chouette sport et tu pourras faire de la speleo. Voyage ! Donne-toi le plaisir d’un café dans un bled paumé après une nuit sous la tente, d’un paysage que personne ne t’avait indiqué.

    Tu n’as que 22 ans, que diable !

    Bon courage. Tout semble bouché quand’ on est dans une impasse. Il faut savoir changer de direction :heart:

    #25784 Répondre
    feedle
    Participant

    Salut,

    C’est pas le fait d’être « puceau » qui me fait souffrir. C’est le fait de savoir que je ne connaîtrait jamais l’amour, de savoir que je ne serai jamais aimé et que je n’entendrai jamais « je t’aime ». La principale raison pour laquelle je ne pourrais jamais trouver de copine c’est parce que je ne suis pas dans un contexte favorable aux rencontres. Je sors rarement de chez moi à part pour faire les courses ou pour les études, à l’école tout le monde est déjà en couple, et je ne suis pas quelqu’un avec des passions « sociables » (jeux-vidéos, dessin, écriture, tout ça…). J’ai installé tinder mais en 4 ans ça n’a jamais marché. Les chances que je rencontre quelqu’un sont tout simplement trop minces. « Alors sors! Va dans un bar ». Tout seul ? Non merci!

    Si je redirige ma colère contre moi-même au lieu de sur d’autres gens, c’est parce que tout ce qui m’arrive est de ma faute. C’est pas de la faute des autres si je suis nul dans tous les domaines, si je m’implique pas assez dans mes études, si je suis pas assez attirant ou si je suis jamais motivé. Tout ca, les autres ils y peuvent rien. C’est à cause de moi que tous ces problèmes sont arrivés. Les autres peuvent rien faire pour m’aider.

    Pour ce qui est de tes conseils. Je vais essayer de répondre un par un. Je fais pas partie de la communeauté LGBT donc les soirées comme ça c’est pas pour moi. De toute façon même les soirées tout cours je suis jamais invité. Pour les groupes politiques, non merci. J’ai déjà rejoint des groupes politiques, de droite comme de gauche, et j’ai toujours fini par les quitter parce que c’est groupes ont tous à un moment ou un autre été dominés par les éléments les plus radicaux.
    Je ne peux pas envoyer chier ma famille. Je suis dependant financièrement d’eux. Si je plaque tout, je n’aurais nulle part où aller.

    #25864 Répondre
    Alice

    Salut Feedle
    Je ne viens pas ici pour te consoler, tu n’as pas l’air du genre à venir sur ce Forum pour te plaindre et te faire plaindre en prenant les autres à partie de ta propre misérabilité.
    Ton message m’a marqué parce qu’il témoigne une souffrance sincère et qu’il m’a fait prendre conscience de certaines choses.
    Dernièrement je prends des anti dépresseur. Oh, rien de très grave, mais je me sentais bloquée mentalement. J’avais le sentiment assez désagréable d’être déconnecté de mes émotions à chaque fois que j’étais un peu fatiguée et j’avais beau dormir ça ne s’arrangeait pas et je me sentais de plus en plus paralysée.
    La raison pour laquelle j’ai pu m’en sortir rapidement c’est parce que j’avais le soutien émotionnel de tous mes amis et de ma famille. Je vis dans un foyer catholique et tous les jours il y a des personnes que je rencontre qui sont susceptibles de m’écouter. Tout ça pour dire que je me rends compte à quel point le facteur social est déterminant dans la santé mentale.
    Nous avons besoin des autres pour bien vivre parce que nos relations sociales sont le reflet de notre vie intérieure.
    Il apparaît évident que tu es un humain comme les autres qui n’aspire qu’à avoir une vie normale. Et tu en es parfaitement capable en plus. Mais ce qui te manque, c’est que malheureusement, tu n’as jamais eu la chance d’avoir une famille qui te montre que tu es une personne digne d’être aimée, qui a de l’avenir et le potentiel de faire face aux difficultés de la vie. Chacun peut se sentir mal dans sa peau à un moment de sa vie, mais tout le monde n’a pas les mêmes capacités de s’en sortir et de donner un sens à son existence. La raison à cela, ce n’est pas parce qu’il y a des personnes plus faibles que d’autres (tu as la même valeur que tout un chacun) mais tu jamais eu l’opportunité de rencontrer les bonnes personnes. Depuis, tu t’enfonces dans une mauvaise perception de toi même qui ne peut malheureusement être brisée que si tu t’extrais de cette logique mortifère de la société. Briser le mauvais sort en sortant de la routine. Personnellement j’ai toujours vécu à la campagne donc j’avais toujours un endroit où je savais qu’il m’accueillerait dans tous les cas. J’ai eu la chance aussi de trouver facilement des personnes ressources. Mais dans ton cas, il faut que tu te battes pour trouver ces personnes ressources qui t’aimes et qui vont t’aider.
    Elles vont pouvoir t’aider pour te donner la force de construire tes propres remparts pour affronter la vie. Si tes études ne te plaisent pas, sachant que ce sont peut être les pressions de ta famille qui t’ont enfermé dans ce cycle peut être que tu devrais les quitter, au moins pour un moment. Je pense que c’est bcp plus facile à dire qu’à faire, en tout cas je te souhaite d’avoir la force de sortir de cette situation difficilement vivable. Bon courage 🙏

    Ps: Ça m’intéresserait d’avoir ton retour pour mieux saisir ta situation.

    Ps: Ps: j’ai fait pleins de suppositions sur toi en me basant uniquement sur le message que j’ai lu plus tôt, donc pardonne moi si ce que j’ai décris s’éloigne de ton expérience personnelle ^^’
    Mais ce qui m’a semblé important c’était d’essayer d’expliquer en quoi la santé mentale et le fait de croire en soi ne sont pas des choses innées et qu’il faut certaines conditions sociales pour les développer. Evidemment rien n’est joué, et il faut que tu te battes pour reprendre le contrôle sur ta santé mentale et donc sur ta vie

    #25879 Répondre
    feedle
    Participant

    Salut,

    Merci pour ta réponse. C’est vrai que je ne cherche pas à être consolé, je cherche des solutions pour m’en sortir, avec le mince espoir qu’il reste une autre solution que la mort.
    Je sais pas s’il existe des médicaments contre les crises d’angoisse (c’est surtout dans ces moments où j’ai des envies suicidaires), mais s’il y en a, j’aimerais les essayer, pour ne calmer ne serait-ce qu’une seule fois mon cerveau pourri qui fonctionne à 100 à l’heure h24.
    C’est vrai, je n’ai jamais eu d’entourage social proche. Ma famille, je crois que j’ai déjà très bien résumé la situation. Pour ce qui est de mes amis, ils se comptent sur les doigts d’une main. Je n’ai jamais fait partie d’un « groupe d’amis » à l’école, au collège ou au lycée, mais j’ai plutôt eu quelques amis éparpillés à droite à gauche dans différentes classes ou différents groupes. Et mes seuls amis ont toujours été des gens bizarres, différents ou atypiques aux yeux de la société. Des gens comme moi quoi. Le problème, c’est que le fait qu’ils aient toujours été éparpillés m’a empêché d’avoir un entourage stable et durable. Depuis le début du lycée jusqu’à mes études supérieures, je n’ai jamais été plus de deux ans dans le même établissement (là je suis en troisième année de bachelor dans mon école donc pour la première fois en 7 ans je viens de briser cette « règle ». Et un autre problème que j’ai, c’est qu’à chaque fois que je change d’établissement, je perds contact avec mes amis. Avec certains j’arrive à rester en contact mieux que d’autres, mais pour la majorité, c’est silence radio. Tous, sans exception, ne m’ont jamais recontacté par eux-mêmes, alors qu’on se suit tous sur les réseaux sociaux. A chaque fois que j’ai revu des amis, ça a toujours été de mon initiative. Du coup, même si à chaque retrouvailles on passe un bon moment, j’ai l’impression d’avoir été oublié, que les gens se disent « ah oui, c’est vrai qu’il existe, lui » et que peut-être qu’ils ne me considéraient même pas comme un ami. D’ailleurs, à chaque nouveau truc que j’organise, ils sont de moins en moins nombreux à venir. Alors tu vas peut-être me dire « oui, mais c’est normal que chacun parte de son côté au bout d’un moment », mais j’ai l’impression que eux arrivent à rester en contact avec leurs anciens potes. A tous les nouvel ans, je ne suis jamais invité à une soirée (j’ai fait que 2 soirées de nouvel ans dans ma vie), alors que les autres organisent tous quelque chose avec leurs anciens potes, surtout ceux du lycée. Pour ma part, le lycée à été une de mes périodes de ma vie la plus pourrie en termes de relations avec les gens et de réputation (si on se fait harceler par le groupe le plus populaire, et que c’est eux qui diffusent dans tout le lycée leur version des fait, c’est pas facile de se trouver des amis). S’il faut vraiment briser ma situation et ma perception de la réalité, alors je ne sais pas comment faire.

    Je n’ai pas envie d’arrêter mes études maintenant. Il ne me reste qu’un seul semestre avant la fin. Si j’arrête maintenant, je m’en voudrais à mort, et je me passerais ma vie à me demander ce qui se serait passé si j’avais continué. Mais il y a autre chose qui m’inquiète: le monde du travail. J’ai toujours voulu faire les études les plus longues possibles, officiellement pour apprendre le plus de trucs, et officieusement pour rester étudiant le plus longtemps possible. Hors stages, je n’ai jamais travaillé de ma vie, et mes parents me font la pression pour que je trouve un travail cet été. Sauf que dans mon domaine (l’architecture du paysage), les entreprises ne prennent pas d’employés pour seulement 2 mois, parce qu’elles travaillent sur des projets qui durent entre 6 mois et plusieurs années, ils ont pas besoin d’un gars qui reste deux mois puis qui se barre. J’ai essayé de trouver un compromis en leur disant que je chercherai un travail si je ne trouve pas d’entreprises pour faire mon master en alternance. Mais j’ai peur. J’ai peur de pas trouver d’entreprise, j’ai peur qu’ils vont me mettre la pression pour que je fasse un travail que je n’ai pas envie de faire genre ***** ou chantier. J’ai peur que si je rate mes études et que je ne trouve pas de travail ils me mettent à la porte et arrêtent de me payer le loyer de mon studio étudiant. Je suis complètement dépendant financièrement, et j’ai l’impression qu’avec tout ce que mes parents ont dépensé ils attendent un retour sur investissement. Donc le scénario où je me fais virer de la maison est de plus en plus réaliste.
    Le problème avec mes parents, c’est que je ne sais jamais quand ils sont sérieux ou non avec leurs menaces. En fait, j’ai l’impression de ne jamais avoir eu ma place ici. Quand je vois mes parents avec mes deux frères, ils ont l’air d’être beaucoup plus harmonieux, naturels, unis… comme une vrai famille. Moi, j’ai l’impression d’être un intrus, de ne pas avoir ma place parmi eux. En fait, je n’ai jamais eu l’impression d’avoir ma place où que ce soit.

    A ce stade je ne sais plus quoi faire. Je n’ai plus l’impression de contrôler quoi que ce soit dans ma vie. Il faut que je mette la main sur ces médicaments, où alors que je trouve un sens à ma vie de merde

    encore merci pour ton message

    feedle

    #26202 Répondre
    Alice

    Recoucou!
    Je venais pour prendre des nouvelles depuis le dernier message que tu as laissé sur le forum.
    Comment vas tu depuis ? As tu réussi à soulager un peu ta souffrance? Réussis tu à continuer tes études?
    Si tu veux te procurer des médicaments qui pourraient te soulager (ça existe forcément, lexomil, setraline etc…) tu peux te tourner vers un psychiatre, en tout cas moi c’est comme ça que j’ai fait.
    J’espère sincèrement que ta situation va s’améliorer et je reste attentive à ta réponse.

    #26233 Répondre
    Jeremy ****

    bonjour je n’ai pas trop les mots j’ai untrouble de la personnalité borderline et tda(h) je veux mourir jai essayer plusieurs fois sa n pas marché Mais jai failli y passez sauf que maintenant je veux en finir ce monde meceur Mon pere et des amis vienne de mourir ma generation et méprisante probleme familiaux pas de therapie ni de medecin que des hospitalisation qui ne dure pas et des addiction au plus haut .jeremy merci de votre ecoute aucune aide et dune seconde a lautre tout peut changez .

    #26242 Répondre
    fil santé jeunes
    Maître des clés

    Bonjour Jeremy,

    Nous entendons ta détresse et voulons te dire que nous sommes là si tu souhaites parler. Il existe toujours des solutions, même s’il est parfois difficile de les voir.

    Tu peux nous contacter soit au 0800 235 236 soit par chat’ pour que nous cherchions ensemble ce qui pourrait t’aider et comment aller mieux. Notre dispositif est anonyme, gratuit, et ouvert tous les jours de 9h à 23h (22h pour le chat’).

    N’hésite pas, tu n’es pas seul !

    L’équipe Fil Santé Jeunes

    #26274 Répondre
    C.

    Bonjour feedle,
    Je pense que je vais être un peu dure dans ce que je vais dire mais j’ai l’habitude qu’on me le dise. Écoute moi, j’avais répondu à l’un de tes messages l’été dernier avant qu’il change le site. Et tu m’avais répondu aussi. En fait je veux juste te dire que ce que tu racontes est certes difficile mais pas insurmontable. Tout ce que tu racontes m’est familier. Mais en lisant ce que tu dis tu me fait comprendre des choses. Toutes les choses que tu racontes à propos de toi ce n’est que ce que tu penses toi. Les gens t’ont dis des choses horrible mais ce n’est pas parce qu’ils les ont dit que c’est vrai. Il ne faut pas croire ce que les autres racontent. C’est toi qui définit qui tu es et ce que tu veux faire. Ce n’est pas parce que tes livres n’ont pas de succès maintenant qu’ils en auront plus tard. Tu crois que dès que tu vas faire quelques choses elle sera réussi du premier coup. Si tu penses comme ça c’est sûr que tu vas être déçu plusieurs fois. Ce n’est pas parce qu’on te dit non que tu dois l’accepter comme ça sans rien dire. Je ne vais pas te dire arrête de te plaindre et regarde la vie merdique des autres ou bien ça va aller parce que en fait ce serait te mentir et te faire croire que ça sera comme ça toute la vie. Mais en fait la réalité et que la vie est bien merdique ça oui c’est sûr est certain mais elle n’est pas que ça. Parce que si elle l’était vraiment tout le monde se suicideraient dans ces cas là. Ce n’est pas parce que tu n’as jamais eu de relation amoureuse que aucune fille ne s’intéressera pas à toi. Les gens sont dégueulasse avec toi parce que ça les fait se sentir mieux. Ils se sentent tellement merdique qu’ils veulent le faire ressentir aux autres et croient qu’ils seront mieux vu des autres parce qu’ils agissent comme si ils étaient fort. Tu vois en fait tout le monde veux agir en fonction de tout le monde mais ce n’est pas possible. Une personne qui ne te connaît pas se permet de donner son avis sur ta personnalité et ton physique. C’est toi qui définit qui tu es et non les autres. C’est ton corps c’est ta tête non? Tes parents ne t’aiment pas ? Je ne les connais pas mais pourtant ils te parlent toujours non. Si vraiment ils ne t’aimait pas ils seraient indifférent vis à vis de toi. Je connais quelqu’un qui à perdu un membre de sa famille, il est mort parce qu’il s’est suicidé. Il ne s’est pas rendu compte toute la peine et la souffrance qu’il a causé après son décès. Il a décidé de mourir parce qu’ils pensait que personne ne se souciait de lui. Que personne ne l’aimait et qu’il était seul, qu’il se sentait seul. Mais les gens ont juste été maladroit non ils ont été nul pour lui montrer. Mais ce n’est pas parce qu’ils ont été nul pour l’aimer qu’ils ne tenaient pas à lui. Ils ont tous été là pour son enterrement. Ils étaient tous là à pleurer, hurler de douleur face à sa mort. Mais il n’en avait pas conscience maintenant il ne saura jamais à quel point les autres tenait à lui. Je ne te racontes pas ça pour te faire culpabiliser ou autre chose mais juste parce que ton histoire m’a fait pensé à la sienne. J’espère ne pas avoir été trop dur parce que je sais que parfois je le suis et parfois je le suis sans m’en rendre compte. Voilà c’est tout ce que j’avais à dire et besoin de te dire et désolé pour les fautes d’orthographe parce que je sais qu’il y en a pleins mais bon je vais essayer d’assumer.
    C.

    #26283 Répondre
    Devon
    Participant

    Bonjour je me suis vraiment senti touché par ton message mais je pense qu’en finir n’est vraiment pas là meilleur solution tu es très jeune et tu a tout l’avenir devant toi pour trouvé où es ta place mais s’il te plaît reste de ce monde car il y a forcément au moins une personne qui tien à toi.
    Courage !!❤️

    #26686 Répondre
    feedle
    Participant

    Salut tout le monde. Je vais essayer de répondre à tout le monde.

    Comment je vais ? Dites vous que ma pensée du moment c’est « si je me suicide, le jour où on me retrouvera mort, *****, ma binôme de projet sera tranquille chez elle en train de se dire « ptn il est encore pas là. C’est toujours à moi de tout faire » »

    Oui, je commence trash. Les choses ne se sont pas améliorées. C’est de pire en pire.
    J’ai pas encore vu de psychiatre pour les médicaments, et j’ai peur des effets secondaires.

    Ce que je vis n’est peut-être pas insurmontable, mais moi je ne sais pas comment le surmonter. J’ai l’impression d’être pris dans une toile d’araignée, d’être paralysé. Je ne sais pas ce que je ferai si je n’ai ni diplôme, ni travail, ni amour. Qu’est-ce qui pourrait compenser tout ça? Sérieusement, j’en ai aucune idée.
    Il y a une citation qui dit « un mensonge répété dix fois reste un mensonge, répété dix mille fois il devient une vérité ». Aujourd’hui, ce sont des centaines de mensonges que j’ai entendus qui sont devenus une vérité, et je ne sais plus discerner le vrai du faux.
    La chose qui me persuade que je ne rencontrerai jamais de fille c’est pas seulement l’expérience, mais c’est surtout que je ne vois rien chez moi qui pourrait intéresser une fille. Je ne suis ni beau, ni fort, ni grand ni intelligent. Il n’y a aucune raison pour laquelle une fille me choisirait moi.
    Oui mes parents continuent de me parler et pensent peut-être m’aimer, mais au cours de mon enfance je n’ai que rarement ressenti leur amour. Quand j’étais petit, je croyais que j’étais adopté et que mes parents n’osaient pas me le dire. Ma famille a encore aujourd’hui beaucoup plus « complète » sans moi. J’avais peur de mon père et je détestais ma mère. Alors oui, j’étais leur premier enfant et c’était peut-être de la maladresse. Mais jusqu’à aujourd’hui ils ne se sont JAMAIS excusés. Et ils refusent encore aujourd’hui de reconnaître leurs torts. C’est à cause de ça que, malgré mes efforts, on n’arrive pas à améliorer nos relations. J’ai l’impression que c’est toujours à moi de faire des efforts.
    En disant ça je vais sûrement avoir l’air d’un psychopathe (ce que je suis sûrement), mais j’ai envie qu’ils pleurent. J’ai envie qu’en apprenant ma mort, ils soient pris de remords et se rendent enfin comte de tout ce qu’ils ont fait.
    Alors s’il y a une place pour moi dans ce monde pourri, alors où ?
    S’il y a une fille qui s’intéresse à moi, alors qui ?
    Et s’il y a des choses qui peuvent me rendre heureux et m’aider à reprendre goût à la vie, alors quoi ?

    • feedle
    #26691 Répondre
    Fil Santé Jeunes
    Modérateur/modératrice

    Bonjour feedle,

    Conformément à la charte du forum, nous avons décidé d’étoiler une partie de ton message afin de préserver la sensibilité des plus jeunes.

    Comme en janvier, nous sommes là pour toi. N’hésite pas à nous contacter si tu as besoin d’aide.
    Tu peux nous joindre par téléphone au 0800 235 236 ou par ch@t. Notre dispositif est anonyme, gratuit, et ouvert tous les jours de 9h à 23h (22h pour le ch@t).
    Tu peux aussi nous joindre via l’espace « Pose tes Questions ».

    L’équipe Fil Santé Jeunes

    #26857 Répondre
    jesaispas

    Salut.. je suis pas là pour des mots de réconforts, pour te dire que tout ira bien… parce que moi-même je ne vais pas bien, tout n’est que chaos dans ma vie, quand j’arrive à être heureuse mes parents détruisent ce semblant de bonheur que j’ai réussi à créer et ce sans même s’en rendre compte. Après ils osent me demander en face pourquoi je ne les aimes pas et ils se victimisent tout le temps en rejetant toujours la faute sur moi. Je vis à peu près les mêmes choses que toi mais en moins « forts ». Actuellement je n’ai plus la volonté de vivre, j’en suis arrivée à un stade où même la mutilation ne me soulage plus et me dégoûte, ça me fait peur. Chaque jour, je me retrouve avec des idées noires pleins la tête, je n’en peux plus de vivre. Vivre est devenu synonyme de souffrance. Je n’ai que 15 ans, comment ça sera quand j’aurais 20 ans, 25 ans… Courage à toi Feedle, je suis avec toi et j’espère qu’un jour ça changera pour nous deux.

    #28066 Répondre
    ssd2022

    Bonjour.

    Je suis dans une situation identique que la votre. 22 ans et toujours puceau. Tous les gens qui expliquent cette situation du fait de votre faute ne font que vous mentir :

    • Pour ceux qui disent que c’est à cause du statut pro qu’on se retrouve dans cette situation : Actuellement, je suis étudiant dans un cursus public hyper sélectif (master ou il y a plus de 3.000 demandes pour seulement 25 places) aboutissant sur une profession « honorable ». La promo est composée de 21 filles pour 5 mecs. Mais sur ces 21 filles, beaucoup sont déjà en relation, une partie aime les filles et le reste refuse toute idée de relation. Dans mes stages et mon entreprise : un milieu composé à 80% de gens de plus de 40 ans ou bien des filles déjà casées. J’ai eu plus de chances de trouver du boulot (j’ai même du en refuser mdr) qu’une relation car mon secteur est ici hyper demandé (vu le nombre de projets immo dans la région).
      Nb ; je parle couramment l’Italien et aussi je parle bien Anglais.
    • Pour ceux qui disent que c’est parce qu’on est fauché : j’ai un patrimoine de plus de 1 million d’euros, un compte courant avec 20.000 euros pour « faire mumuse », le dernier SUV d’une bonne marque américaine sorti, des parents qui me donnent un argent de poche « illimité » …
    • Pour ceux qui disent que c’est à cause du bled paumé où l’on vit : j’habite entre Nice et Monaco, l’endroit où c' »est le plus densément peuplé en France après Paris et où il y a beaucoup de touristes et de nationalités
    • Pour ceux qui disent que c’est à cause de son physique ou de son apparence : je ne m’habille qu’avec des vêtements de marque de la dernière collection (**** / **** / ****). J’ai un IMC de 19 : 1m88 pour seulement 65 Kg. Je fais du sport (jogging) et je n’ai pas peur de l’effort. Niveau beauté : je suis un homme de type européen, / * note beauté : de 12 à 14/20
      Je précise également que je n’aime ni les jeux vidéo, ni les mangas, ni les animes. Je vais chez le coiffeur 1 fois /3 semaines pour garder une coupe nette. Pas de problème de peau.
    • Pour ceux qui disent que c’est la faute à qu’on ne sort pas : je suis toujours en vadrouille et je ne refuse jamais une occasion de sortir. Mais bon, personne ne m’invite.
    • Pour ceux qui disent que c’est à cause de la timidité : je parle à tout le monde, je n’hésite pas à engager la conversation avec des inconnus, même dans la rue ou au café, je suis inscrit sur 4 appli de rencontre dont 2 en version payante, dans la fac, je connais pratiquement tout le monde de mon âge et même des promos inférieures (1000 « amis » FB).
    • Pour ceux qui disent que l’on s’y prend mal : j’ai essuyé plus de 100 râteaux consécutifs depuis mes 18 ans, en essayant différemment : devenir ami puis se rapprocher, envoyer un message, se confier sur ses sentiments à la fille, demander à un pote de nous présenter à une amie, j’ai même demandé à ma mère et à ma grand mère de me trouver une copine.
    • Pour ceux qui disent que c’est à cause de son milieu familial : mes parents sont très tolérants et accepteront dans la famille une fille qu’elle qu’elle soit, pourvu qu’elle ne soit pas une toxico ou une bandit (= qui a fait de la prison). C’est le seul critère.
    • Pour ceux qui disent que c’est à cause de critères de sélections trop fermés : j’ai demandé à toutes sortes de filles, de milieux différents et d’origine différente. Je ne suis ouvert à toutes origines et toutes religions, toutes cultures. Je suis même prêt à apprendre une nouvelle langue pour elle et m’approprier une nouvelle culture (même le russe, le thaï, le chinois ou l’Affrikas mdr).
    • Pour ceux qui disent que c’est à cause de son faible engagement associatif / social : je connais pratiquement tout le monde dans mon cercle scolaire, professionnel, clients, j’ai 3 vrais amis sur qui compter (mais qui n’aiment pas trop les « mecs dépressifs »), un patron adorable qui tient à moi (invite au resto et en séminaire alors qu’il n’est pas forcé de le faire). Je m’étais engagé en politique il y a 2 ans mais ce n’a pas été une expérience concluante (les gens de la politique et du parti me prenaient pour un con). J’ai eu plusieurs expériences associatives dès le lycée puis à la fac. Maintenant je suis même syndic bénévole pour ma copropriété.

    J’ai juste plusieurs « défauts » : je ne sors jamais la nuit (au plus tard je rendre à minuit) car je fatigue vite suite à un pb de thyroïde, ne ne bois pas d’alcool (rairons perso) et je ne fume pas.

    Ca fait maintenant 4 ans que je recherche une relation sérieuse (ma famille m’a même donné un appartement de 3p en front de mer pour que je me mettre en ménage dès que je trouve ma copine). 4 ans que je me prends des râteaux. 4 ans que les sites de rencontre me donnent aucun résultat. 4 ans de désert sentimental où on me répète bêtement les phrases « je préfères qu’on reste amis » / « tu es comme un frère » / « j’ai besoin de me retrouver, je ne peux pas entamer une relation » (précision ici que la fille entame 2 jours après une relation avec un mec complètement nul (qui la trompe, au chômage et qui se drogue) rencontré dans une boite). Au bout de 100 râteaux, pas de résultat.

    Je me sens au bord du gouffre, je ne sais pas ce qui ne va pas et pk on me considère toujours comme une paria. D’un point de vue sentimental j’ai l’impression d’être tiré à vide. Mes parents pensent me comprendre mais ils disent qu’ils n’ont pas de solution miracle entre leurs mains. A chaque fois ils me font encore un chèque pour me consoler et ils proposent / veulent m’acheter une nouvelle voiture pour me consoler (je suis fan de voitures).

    Je me retrouve aujourd’hui en vacances : personne veut me voir. A chaque fois que je propose une sortie (que je paie tout moi même, j’invite les autres / en plus standing à Monaco dans un resto chic), on me répond qu’on est pas disponible (communion du petit cousin, concert du petit frère, 3ème mort du grand-père … ou autres excuses bidon). Les sels qui acceptent sont mes 3 vrais amies (toutes déjà en couple) et je ne peux pas leur proposer tous les jours.

    J’ai commencé à ressentir cette immense solitude l’an dernier en confinement quand mon père est tombé gravement malade : j’ai été livré à moi même à rendre visite dans un service de réq hospitalier effrayant où des gens étaient en train de mourir à côté de moi, aucun soutien des autres personnes de mon age de mon entourage qui n’étaient en fait que là pour profiter de moi (prêt d’argent, passage de cours, aide pour faire des devoirs, menus services, faire le taxi et raccompagner ….). Là où une copine aurait été certainement là à me tenir la main et à me faire un câlin pour me consoler.

    Depuis toujours aussi mes activités je dois toujours les faire seul : personne ne veut me voir. J’aimerais tellement avoir une copine qui me donne un but dans ma vie (faire des voyages, lui faire des cadeaux, faire des shopping ensemble, lui préparer une fête, la voir une ou 2 fois par semaine au café ou au resto, passer des weekend ensemble …). Etre seul un petit moment (qques jours à qques mois ça passe .. mais tout le temps c’ est déprimant.

    Je suis un célibataire vraiment très malheureux : un célibataire involontaire comme certains l’appelèrent. Dans toue ma vie, je n’ai jamais eu le sentiment d’être aimé par une autre personne que mes parents et mon grand parent. Depuis que je vais à l’école, les autres sympathisent mais ça s’arrêtent la : pas de relation intime / profonde. Par ex je n’ai jamais eu de copine au collège / lycée. Je me prenais déjà de beaux râteaux biens pourris. Et de ces « amis » qui me foutent des râteaux, je m’en passerai bien. Surtout qu’ils ne sont là que pour demander des sous ou des services. Ils me prennent pour une banque / taxi / prof / psy / garde malade …

    J’ai vraiment l’impression d’être traité moins bien qu’un chien d’un point de vue sentimental (un chien a encore de l’attention de son maître). J’aimerai que cette situation change. Je suis déjà allé voir à maintes fois des psy, des prêtres, des vaudous et j’ai tout essayé (prières, exercices psy, messes, prières, méthodes de séduction avec des livres, sites de rencontre, attente que quelque chose se passe tout seul) et rien n’y fait. Toujours le même résultat implacable.

    2 solutions s’offrent à moi :

    1- en finir et mourir comme un chien dans l’indifférence générale mais ca ne résout pas les problèmes. Solution que j’écarte.

    Solution 2 : sortir de l’impasse.
    Je sais que dans beaucoup de pays (Europe de l’est /Asie centrale / Afrique) il y a beaucoup de filles en détresse (violences, famine, guerres, répression …). Beaucoup sont prêtes à tout pour quitter leur pays. Pk pas partir là bas avec un traducteur, et chercher si quelqu’un veut venir en France et bénéficier des avantages (argent, travail, nourriture, paix, santé). La fille passera certainement outre les problèmes éventuels que j’ai car je serait comme un moyen de s’échapper de sa situation. Même si notre couple peut ne durer que 5 ans (le temps d’obtenir des papiers après mariage et qu’elle risque alors de tomber sous le charme d’autres mecs pour les fameuses raisons que j’ignore), il y a de l’espoir que ca dure plus. Au pire, ca fera une expérience enrichissante et ca me changera de ce célibat de merde.

    Faute de maitriser certaines langues exotiques (serbe, albanais, macédonien, bulgare, russe, tadjik, ouzbèk, ukrainien …) je peut quand même recourir aux services d’une agence matrimoniale (budget 2.500 euros voyage compris).

    La 2nde solution est aujourd’hui la seule manière de sortir de cette impasse car c’est pas les filles Françaises qui vont le faire. Je suis puceau et je l’admet. Même si ca vient en partie à cause de moi, c’est aussi à cause de la mentalité de ce pays avec une certaine hypocrisie et une culture du secret tenace (on ne sait jamais ce qui ne vas pas et on ne veut pas le dire).

    Dans cette solution, je me fais plaisir à moi même (j’aurai enfin la relation tant attendue) et aussi je ferai plaisir à une fille en situation de détresse. C’est de loin la meilleure voie.

    Je compte partir l’an prochain, une fois mon diplôme obtenu et c’est ça qui me fait tenir. Sinon ça aurait été plus compliqué. J’ai eu plusieurs occasions de me « soulager » avec des substances chimiques (neuroleptiques à ma portée, argent pour acheter de la drogue) mais je m’y suis toujours refusé et j’ai toujours mis un point d’honneur à rester droit et à ne pas gâcher ma santé avec ces merdes.

    Comme quoi, même quand on a l’impression d’être dans une cage grillagée, il y a toujours une porte de sorte possible. Il faut se poser et chercher, chercher, chercher. C’est ce que j’ai fait même si ce n’est pas la plus évidente ou la plus agréable pour y passer, c’est peut-être (et surement) la seule qui nous mène vers la sorte.
    Parce que dans la vie il y a ceux qui ont de la chance sentimentale et ceux qui se retrouvent dans la cage (parfois dorée, parfois rouillée et puante). Mais pour ceux qui sont dans la cage, il faut impérativement envisager que la porte de sortie existe et qu’elle est accessible. Il faut juste trouver l’énergie et la volonté de l’ouvrir, même si c’est (très) dur (ex : aller à l’agence matrimoniale, organiser un voyage au Bélarus ou en Ouzbékistan).

    #28117 Répondre
    feedle
    Participant

    Salut,
    Ton message me fait peur. Parce que je pense que t’as compris que dans la plupart de ces aspects je suis « moins bien classé » que toi. Je me dis que même si j’avais tout ça, je serai peut-être toujours un raté. J’avais l’impression d’avoir énormément progressé quand, à l’âge de 17/18 ans j’ai retiré mes lunettes moches pour mettre des lentilles pour ne plus avoir une tête de victime. Au final, peu de choses ont changé. Quand je suis entré en BTS, j’ai vécu 2 ans de paix, où je pensais que le pire était derrière moi. Au final, je suis aujourd’hui non seulement retourné au point de départ, mais je suis également tombé des cases plus bas.
    Je vais essayer de décrire ma situation en répondant à chacun de tes points. Attention, je cherche pas à te faire culpabiliser, mais c’est juste pour mieux t’expliquer.
    – mon statut pro est dans un statut lamentable. Je suis en dernière année de bachelor, tous mes potes ont redoublé et presque tous les gens dans ma classe sont devenus égoïstes et fermés. Ils se sont regroupés en groupes de potes et refusent de t’aider quand tu galères. Le pire, c’est qu’ils ont pas toujours été comme ça. Avant ils étaient super cool, mais on dirait que la période des examens et des rendus cons. Si par miracle je réussis mon bachelor et que j’entre en master, qui me dit que les choses iront mieux ? Et puis certes, depuis mon dernier message j’ai réussi à décrocher un contrat d’alternance, mais c’était la seule entreprise qui a voulu me prendre (tous les gens dans ma classe ont reçu plusieurs offres d’emploi et ont carrément du en refuser, comme toi). Moi, c’est une entreprise craignos qui a eu la gentillesse de m’accueillir. Et je sais que la grande majorité de mon travail ça sera faire du tableur toute la journée. Sérieusement, c’est ça le métier de paysagiste ?! Et en plus de ça ils me paieront un salaire de merde. Sérieusement j’ai l’impression de vivre dans un état de désillusion. Combien d’autres mensonges on m’a inculqué ?
    – mon statut financier n’est ni mauvais, ni bon. Je suis entre les deux. Mes parents me paient mes études, mais je sais qu’ils attendent un retour sur investissement. Comme j’étudie en suisse, je suis entouré de gens beaucoup plus thunés que moi, des gens qui comprennent pas que j’ai pas autant de moyens qu’eux (désolé, mais non j’ai pas les moyens de m’acheter une imprimante 3D ou l’intégralité du pack [marque chère]).
    – pour ce qui est de mon apparence, je pars pas gagnant. Je mesure 1,68m, je suis petit, je fais 60 kilos. Avant j’étais un peu athlétique parce que je faisais de la muscu. Mais maintenant à cause de ma dépression j’ai plus la motivation d’en faire. Et je n’ai peut-être plus de lunettes aujourd’hui, mais je ne suis pas sûr que mon visage soit très attrayant pour autant. Je me suis toujours dit que si ça passe bien avec une fille elle refusera quand même de m’embrasser. En fait je complexe tellement sur mon physique que je ne sais pas ce qui est repoussant ou pas.
    – pour mes passions, on va dire que je suis l’exact contraire de toi. Je suis quelqu’un d’introverti, et c’est tout naturellement que je me suis réfugié dans les jeux-vidéos, les mangas et les animés. Et d’ailleurs, ça m’énerve qu’encore aujourd’hui ces passions sont aussi mal vues. C’est non seulement des passions très mixtes, mais aussi des communautés chaleureuses et super cool et beaucoup moins toxiques que d’autres qui seraient plus « normales ». Franchement, elles méritent pas leur réputation. On est pas tous des gros pervers mal rasés qui passent leur journée dans le noir devant leur ordi en mangeant des chips. Les jeux-vidéos permettent de m’évader de cette vie de merde, de m’offrir une réalité alternative et de me faire éprouver des sensations que je ne ressentirais pas ici. Vous vous avez la drogue et l’alcool, moi j’ai les jeux-vidéos. Les mangas et les animés sont mieux que toutes les conneries qu’ont peut trouver sur N… et ils ont tous des univers et genres différents. N’importe qui peut trouver un manga ou un anime qui lui convient. Les mangas/animes m’ont également fait tomber amoureux du Japon et de la culture japonaise en général. Ce sont des passions que je n’abandonnerai pour rien au monde. D’autant plus que j’ai aussi plein d’autres passions, comme les plantes, les terrariums, l’escalade, les cartes, le dessin, l’écriture, la politique, l’histoire, ect…
    – Est-ce que je sors souvent ? Non. Je n’ai jamais été quelqu’un qui sors souvent. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle j’ai été la SEULE personne de ma famille et de mon entourage à jamais avoir chopé le covid. « Alors sors plus souvent » Mais où ?! Et avec qui ?! Mes potes sont trop éparpillés pour organiser quoi que ce soit, et mes amis d’enfance m’ont complètement oublié. Et puis je vais pas aller dans un bar ou en boîte tout seul. C’est ridicule.
    – Est-ce que je suis timide ? Oui. Je l’ai toujours été. J’ai essayé de faire des efforts. Mais ça marche pas. J’en ai assez de devoir mentir, de devoir me faire une personnalité tout ça pour n’obtenir aucun résultat. Je ne connais que très peu de personnes dans les autres promos ou les autres filières de mon école. Et le confinement n’a pas arrangé les choses. Mes études de bachelor auront été mes « études du covid ».
    – Est-ce que je m’y prends mal ? Oui, et c’est là la principale différence entre nous. Toi tu as eu le courage de tenter quelque chose, moi je n’ai jamais eu un seul râteau dans ma vie, parce que je n’ai même pas eu le courage de tenter quoi que soit. A chaque fois qu’une occasion s’offrait à moi, j’ai eu peur du rejet et je n’ai rien tenté. Je suis un lâche, et je me déteste pour ça, et je me déteste pour ne pas apprendre de mes erreurs. En plus, j’ai jamais eu de potes qui m’ont aidé. Je n’ai jamais appris toutes les techniques de drague que les gens apprennent quand ils sont ados. J’ai raté mon adolescence, j’ai raté ma jeunesse, et j’ai raté ma vie.
    – mon statut familial n’a sûrement rien a voir là-dedans. Mes parents m’ont peut-être traité comme de la merde toute ma vie, mais ils seraient sûrement content de me voir avec une fille. Si je me plaignais pas en permanence de pas avoir de copine, ils penseraient sûrement que je suis gay.
    – Je n’ai pas des critères de sélections trop difficile. Mes critères sont surtout au niveau de la personnalité. Mes seules critères physiques sont qu’elle doit pas être plus grande que moi ou être… « ronde » (non, ce n’est pas de la grossophobie, c’est juste un blocage. Je sais qu’il y a des mecs qui kiffent ça, moi c’est pas le cas).
    – Pour mes engagements, disons que je suis très engagé dans l’écologie et les droits de l’homme et tout ce qui est lié à tout ça. Je ne fais parti d’aucun parti, association ou affiliation politique, mais je suis en train d’écrire un roman d’anticipation qui montre un peu ma vision du monde. Bon… pas sûr que ça aide beaucoup en séduction mdr

    Moi aussi je cherche juste une copine. « Tu seras pas forcément heureux en couple » SI je serais heureux, et oui j’en suis sûr. Je suis malheureux seul et je sais ce qui me rend malheureux. Et je suis pas juste un mec en chien. Le sexe pour moi c’est pas le plus important. Je veux une copine avec qui je peux passer tout mon temps, avec qui je peux parler des heures de tout et de rien, que je peux prendre dans mes bras quand ça ne va pas bien, faire des câlins, à qui je peux cuisiner des petits plats, sortir dehors avec elle. Je veux qu’on fasse la même chose que les autres, qu’elle puisse reposer sa tête sur mon épaule, que je puisse m’endormir sur ses genoux et qu’on dorme en se serrant sous la couverture, comme dans les films. Je veux qu’on parte en voyage, qu’on marche des heures dans les ruelles en se tenant la main, qu’on s’alonge dans l’herbe au bord de l’eau. Mais tout ça, j’ai l’impression que cela m’est interdit. Aucune fille ne voudra de moi.
    C’est aujourd’hui le problème le plus important que j’ai, mais il reste encore pleins d’autres problèmes à régler, comme réussir mes études, finir d’écrire mon livre et réussir à le faire publier, me faire un groupe de potes stable, trouver un travail qui me plaît… bref, ne pas me coucher chaque soir avec l’angoisse de ne jamais m’en sortir dans ma vie.
    J’en peux plus d’être seul, la solitude me ronge. Même à l’école et au collège, je n’ai jamais eu de copine. Je n’ai jamais embrassé de fille dans ma vie, et je n’ai jamais entendu « je t’aime ». En même temps, quelle fille aimerait un mec comme moi.
    Je suis actuellement des séances de psy tous les mois. J’en suis à ma troisième psy, mais à par quelques conseils, les choses ne semblent pas changer.
    Pour ta première solution, je saurais pas quoi dire étant donné que moi aussi j’hésite à me suicider. J’ai d’ailleurs trouvé un pont assez haut près de chez moi, et j’ai peur de commettre l’inévitable si je rate mes études cette année.
    Pour ta deuxième solution, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, et je vais te l’expliquer par une histoire qui m’est arrivée. En deuxième année de BTS, quand j’avais 19 ans, j’ai eu un match sur une appli de rencontre. C’était l’une des seules et rares fois qu’une fille faisait le premier pas. Elle était d’origine kazakhe et faisait ses études en France dans la même ville que moi. Le courant est passé super bien. On a eu deux rendez-vous en deux semaines, mais j’ai eu peur (comme d’hab) et j’ai rien tenté à aucun rendez-vous. Résultat : au bout de trois semaines, j’apprends qu’elle s’est mise en couple avec un autre gars rencontré sur cette appli. Énorme déprime pour moi, parce que c’était la fille avec qui ça avait le mieux marché, et je suis encore aujourd’hui convaincu que si j’avais tenté quelque chose ça aurait pu marcher. Mais bon, j’essaye d’oublier ça, et entre-temps (un an plus tard) je tombe amoureux d’une autre fille avec qui ça se soldera une fois de plus en échec à cause mon inaction. 3-4 ans plus tard (il y a quelques jours), j’apprends que la fille qui m’avait abandonné au bout de trois semaines, celle qui est restée dans ma mémoire comme « la fille avec qui ça avait le plus de chances de marcher », était enceinte et a accouchée récemment de deux jumeaux (je rappelle qu’elle a 23 ans, comme moi). Ce n’est pas une blague, j’y ai moi-même pas cru au départ, mais je l’ai bien vu sur ses photos. La nuit suivante j’ai pas réussi à dormir. Parce que je me suis fait « bébé-zoned », mais aussi parce que j’ai l’impression que j’ai atteint un âge où les filles veulent se poser, se marier, faire des enfants, avoir une maison, acheter une voiture et adopter un chien, et tout ça avant la date d’expiration de leur abonnement étudiant.
    La morale de cette histoire, c’est que peut-être que tu vas effectivement trouver une fille dans un pays pauvre, mais qui te dit qu’elle t’aimera vraiment ? Qui te dit qu’elle ne fera pas exprès de te faire croire qu’elle est intéressée juste pour que tu l’emmènes avec elle ? Ça ne veut pas dire qu’elle est pauvre ou qu’elle ne parle pas ta langue qu’elle sera assez bête pour ne pas deviner ta « stratégie ». Elle te lâchera sûrement au plus tôt dans les jours suivant son arrivée en France, au plus tard une fois qu’elle se sera fait un entourage stable et qu’elle aura rencontré un gars qui l’intéresse vraiment. Je sais que t’as de l’argent, mais à ta place je miserais pas tout là-dessus.
    Je suis désolé de ne pas avoir de solution à offrir. Et voir un mec « normal » galérer me plonge encore plus dans le désespoir, sachant que je suis beaucoup moins attirant que toi.
    Je ne sais plus quoi faire, je n’ai plus de contrôle sur ma vie, et j’ai peur que ce message soit le dernier que je poste ici

    #28130 Répondre
    Mica

    Salut teedle
    J’ai bien aimé t’a vie dans le sens aussi catastrophique que la mienne sauf que moi j’ai 15 ans aussi si j’étais une fille je t’aimerai a coup sûr car t’es le genre de personne qui essaie et n’arrive pas donc je pense que tu es assez mature mentalement donc tu y arriveras un jour bientôt vu ton âge
    Et surtout ne meurt pas car j’ai besoin de parler avec des personnes comme toi pour me dire qu’un jour moi aussi je serai comme toi dans les bras de la personne que j’aime sauf que moi je dis et ducoup je me prend plein de râteau
    A+
    J’espère pouvoir avoir des nouvelle

    #28179 Répondre
    ssd2022

    Bonsoir feedle.

    Effectivement, je visualise tout à fait ta situation. C’est déjà un premier pas positif que de réaliser ce travail de listing permettant de mettre les choses un peu plus au clair. Et en plus ça a le mérite de mieux structurer la pensée en répondant à chaque argument bidon composant la trame « classique » des gens qui essaient d’enfoncer les autres sur les forums traitant de ce genre de problèmes avec leurs « conseils ».

    Le suicide (solution 1) n’est en tout cas jamais la bonne solution à suivre. Justement, toi qui est amateur de jeux vidéos prends l’exemple de cette métaphore. Je ne suis pas du tout un joueur mais je pense comprendre qu’il existe des « niveaux » dans les jeux vidéos et qu’il faut incarner un personnage qui doit franchir des obstacles pour parvenir à un résultat et monter de niveau. Dans ce grand jeu vidéo qu’est la vie, tu es un personnage qui a la « version gratuite » (d’après ce que j’ai compris, il y a aussi des histoire de skins payants). Tu commences donc dans un niveau « bas ». Et c’est sûr que c’est moins facile de monter de niveau que les joueurs ayant des skins payants (ex : ceux qui ont un physique « meilleur », de meilleurs techniques de dragues ou un skin séduction élevé). Et qu’est-ce que tu fais lorsque t’est confronté à une épreuve dans un jeu vidéo pour monter de niveau ? Même si l’épreuve n’est pas simple et ressemblerait même à un casse tête, je suis certain que tu ne vas pas « tuer » volontairement ton personnage afin d’obtenir un game over. Au contraire, tu vas essayer de faire en sorte de résoudre l’énigme ou de gagner le combat pour progresser.

    J’ai quand même une culture minimale en animes car à un moment donné dans ma vie j’ai eu un collègue de boulot qui en était fan et qui me racontait ses trucs toute la journée … Il faut que tu imagines que tu sois le bonhomme héros de art of sward online (je ne me souviens plus du nom). J’ai entendu dire que ce petit bonhomme a eu de nombreuses difficultés au long de son parcours mais il n’a jamais abandonné, ne s’est jamais mis game over et a quand même réussi à finir le jeu (bon, après je sais aussi qu’il avait une compétence un peu spéciale mais je n’en sais pas plus). La vie c’est en quelque sort art of sward et toi tu est le héros.

    Mon cas est un peu différent car face à cette situation on réagit de manière différente. Dans 80% des cas (comme toi notamment), tu tombes dans la déprime. Pour le 20% restant (dont moi), la situation n’est pas mieux car tu tombes dans la méchanceté. Le pire dans ce cas c’est que tu ne t’en rends compte qu’à postériori.

    Après les évènements de mer** que j’ai vécu l’an dernier, j’ai trouvé un emploi pour les vacances dans une entreprise de recouvrement du crédit (en tant qu’opérateur juriste par téléphone en remplacement d’une personne partie en burn out) et ça m’a beaucoup « soulagé ». Mais je ne m’en suis rendu compte que 2 mois après que ce qui m’avait fait du bien le temps de mon 1 mois de contrat c’était d’enfoncer des gens dans une situation compliquée mais socialement mieux que la mienne. Mais comme beaucoup de ces dossiers concernaient des personnes d’environ ma tranche d’âge et m’expliquaient avoir été en difficultés financière suite à des vacances / shopping avec leur copine / femme, ça me faisait vraiment « du bien » de les enfoncer. Je sais que normalement je devrais ressentir de la honte, mais réellement ce que je ressens au fonds de moi c’est de la joie.
    Pareil quand un / une connaissance qui est en couple m’avoue s’être disputée dans son couple, ça provoque en moi un sentiment de joie et de bonheur et je me dis « voilà, je ne suis pas le seul à souffrir ». Parfois même mon langage corporel doit le laisser traduire tant et si bien que la personne se sente vexée ou se rende encore plus triste et éclate en sanglots.
    Encore plus récemment j’ai fait dans le cadre de mes études un séminaire où on devait jouer un jeu de rôle entre le professionnel et un client en difficulté qui n’a pas rempli ses obligations et est parti en contentieux. Le formateur a été « agréablement » surpris de me voir aussi « neutre », « froid » et « détaché des sentiments » dans ce jeu de rôle où je jouais le professionnel qui agissait contre le jeune mari d’un couple qui connaissait une faillite. Bref, et ce n’était pourtant pas mon intention car au contraire je voulais montrer de l’empathie.
    A mes 18 ans pourtant j’avais des sentiments « normalement » humain, comme toute personne sur cette terre normalement constituée. Mais progressivement les nombreuses claques que j’ai reçu m’ont détaché du ressenti et des émotions et ça m’a tout déréglé. Le curseur s’est depuis perdu.

    L’avantage c’est que j’ai gagné un important sang froid et une impassibilité face à n’importe quelle situation avec toujours « l’impression de maîtriser », ne ressentant plus la peur ou la colère ni la tristesse … et ça aide beaucoup dans les études et la vie pro (point positif). Surtout que quand je suis du « bon côté du bâton », je peux facilement passer mes nerfs sur ceux qui sont en position d’infériorité dans ma vie pro (débiteurs, subordonnés, agents d’entretien, serveurs de resto…).

    Le must, c’est que je peux me faire insulter ou recevoir des réflexions désagréables et ça ne me choque pas plus. Une collègue m’avait même dit une fois à propos d’un petit commentaire que j’avais reçu de la part d’une personne « wow. comment il ose te dire ça, ca ne se fait pas ». Et moi je n’ai rien du tout ressenti portant. Ca je sais que ça vient à force de te prendre des sales râteaux humiliants. Tu t’habitues et tu considères des mots méchants comme « normaux ».
    Il n’y a que par brefs moments que je sens un microscopique bout de sentiments « humains » remonter à la surface (comme à l’instant où je rédige cette réponse) et où je me sens honteux de ce que j’ai fait avant.

    Bref, face à cette situation de solitude et de rejet des autres, dans les deux cas où tu ressens soit de la tristesse / déprime ou de la méchanceté « envie de vengeance », tu rentres dans le cercle sans fin, tel le serpent qui se mort la queue.

    Pour moi le seul moyen d’en sortir est d’essayer d’amorcer une relation, qu’elle qu’elle soit, même si par sa nature même, elle est vouée à l’échec. Le fait de « blesser » la solitude est un premier pas pour en venir à bout car même le (court) instant de cette relation tu l’auras mise au tapis et sonné. Ce ne seras que plus facile par la suite de la mettre KO. Si tu n’amorces pas le travail, tu ne pourras pas en venir à bout. Pareil, prends une métaphore imagée. Tu te souviens du mythe Grec d’Ulysse et du Cyclope ? Le cyclope était très grand et très fort, beaucoup plus fort qu’Ulysse et le retenait en captivité. Pour le vaincre, Ulysse a usé de malice, l’a aveuglé « par surprise » (mis au tapis) et puis en a profité et s’en est définitivement débarrassé (mis KO). Le cyclope est la solitude qui nous ronge et nous dévore à petit feu et toi c’est Ulysse. En amorçant une première relation, tu la surprendras, tu la déstabiliseras, tu la mettras au tapis et tu lui fera un bon KO.

    Les psy ne servent à rien en toute connaissance de cause. J’ai fréquenté, et mis à part te faire raconter ta vie et ton enfance (sans grand intérêt), prendre des notes, dire OK, répéter le dernier mot de tes phrases du genre :
    (TOI) – « […] J’ai énormément souffert depuis.
    (LE PSY) – Hummmm …. Souffert ? Vous avez dit ? Mais c’est qoi exactement souffert selon vous ?
    (TOI) – Euh … Du mal être, je ne me sentais vraiment pas bien, j’étais comme étouffé
    (LE PSY) – Ahhhhh … Mmmm … Intéressant. Donc selon vous c’est une sensation d’étouffement qui est lié à la souffrance ? Est-ce exact ?
    (TOI) – Oui ca peut être ça mais c’est plus compliqué. C’est plus profond. Au quotidien je ressens comme un poids au dessus de ma tête.
    (LE PSY) – Ah Bon ? Un poids ? Est-ce lourd ? »
    Bref je ne vais pas continuer car ça peut durer des pages et des pages :wacko: . Ca peut aider peut être quelqu’un qui n’est pas trop atteint et qui a encore matière à récupération mais vraiment quand tu est vraiment détaché de la chose comme moi et que tu ne ressent rien, tu piges très vite comment ça fonctionne. Et ca perd donc toute son efficacité et son « charme ».

    Chez le psychiatre je pense que c’est encore plus une perte de temps. Mis à part de filer 4 médocs qui vont te calmer la détresse pendant 10 min puis ne sont plus efficace et perdent leur effets au fil du temps (augmentation de la dose recommandée, création d’une addiction, effets secondaires ….). Pour avoir connu des gens qui y sont allé, je te jure que leur état s’est vraiment dégradé depuis le début qu’ils y vont. Ca n’aide pas du tout. Et s’ils trouvent que les médocs ne sont pas efficaces, ils peuvent prescrire des « cures de sommeils » ou des séjours en « asile » et alors là c’est fini car tu as droit à être placé sous curatelle / tutelle et pour le coup c’est fichu pour la vie. Bref, pas la joie, pas joli joli.

    L’Eglise est un peu comme le psy, mais c’est 100% gratuit et en plus tu repart « pardonné » pour tes mauvaises actions. Mais pas trop efficace dans la vraie vie.

    Enfin, je pense avoir été assez long et j’espère ne pas choqué ou blessé quelqu’un de manière involontaire. Ce ne sont de toute manière que des pistes de réflexion et de travail car la solution au problème ne peut pas se trouver clef en main et doit être obligatoirement individualisée.

    Bon courage pour la suite et surtout ne fais pas de bêtises. La vie n’est qu’un grand vidéo game au final, il faut se dire ça 😉

    #28184 Répondre
    ssd2022

    SUITE DE MON PRECEDENT POST – (qui s’était effacé sur mon tel)

    extrait :
    Moi aussi j’en rêve, de ces moments de tendresse. C’est la seule solution pour que je sente bien. Le reste c’est que du bidon. La société est juste en train de me transformer en une grosse ordure de manière insidieuse. Tu m’étonnes que la société est bien contente de trouver des mecs comme moi pour faire « le sale boulot ». Il y a 4 ans de ça je ne me serai jamais imaginé devenir Huissier de Justice. Et pourtant, c’est la partie du job qui me répugnait le plus au début qui m’attire maintenant. Sans mes pb de santé (hyperthyroïdie) j’aurai adoré passer les concours de la Guarda di Finanza (police financière Italienne) ou des Douanes. Le fisc j’aurai bien aimé mais on est pas forcément affecté en recouvrement contentieux. Tout ça pour pouvoir rendre à la vie tous les coups qu’elle m’a donné.

    Je me souviens d’ailleurs du cas d’un débiteur lorsque je bossais en plateforme du centre de recouvrement. Le logiciel me permettait de lui laisser 3 mois de délai à mon appréciation souveraine (j’avais reçu la déleg de mon manager pour les dossiers). J’ai dit au mec « je suis vraiment désolé, mais vous croyez vraiment que je vais vous laisser plus de temps. Puisque c’est comme ça, je vais transférer votre dossier au tribunal et au fichage ». J’étais ici du bon côté du bâton et je reproduis le comportement merdique de la fille qui m’avait envoyé un râteau le matin. Ca m’a fait vraiment du bien. Je me suis senti comme « mieux ». Si elle avait accepté de me revoir ou était sorti avec moi, j’aurai laissé au débiteur le délai facultatif. Vola un exemple de ce qu’est ma méchanceté illustré. Mon manager m’a dans le cas de ce dossier félicité pour ma fermeté. Mais d’après une collègue je me suis comporté comme un vrai connard. C’est ce qui fait la différence entre les gens qui sont bien dans leur vie perso et qui partent en burn out à cause de ce travail et les gens qui sont vraiment mal comme moi et que ce travail agit comme une thérapie.

    Décidément tu as quand même eu beaucoup de chance dans ton malheur. Ca ne m’étais jamais arrivé. Les seuls rares matchs que j’ai eu sur ces sites c’est pour des plans culs payant avec des escort. En plus tu étais tombée me semble il sur une personne au top. Il ne faut pas perdre espôir. Qui t’empêchera une fois ton bachelor terminé de partir au Kazakhstan et essayer d’en trouver une similaire. Généralement, le pays joue beaucoup sur le caractère. A Monaco et dans ses proches environ, c’est tellement pourri que parmi toute cette pourriture il n’y a pas beaucoup de « bons » éléments et le peu qu’il y a sont déjà pris. Je suppose qu’en Suisse Romande c’est la même chose (je connais Genêve, le Léman et ses environs), de même que Luxembourg et la Région Parisienne et Milan et Torino (Italie que je connais aussi très bien).
    Le problème ne vient pas forcément de nous. C’est juste un mauvais paramétrage du destin.
    Tu aurais eu l’occasion de rencontrer une bonne personne sans faire le voyage, mais ce n’est pas grave de l’avoir laissé échapper. Tu la trouveras également, il y a juste le voyage à faire vers Noursoultan (ex Astana, ville capitale rebaptisée depuis peu du nom de l’ex dictateur), la capitale est d’ailleurs très belle.
    En plus si tu as des opportunités pro en Suisse pour même y faire ta vie c’est le top. C’est comme Monaco, ça vend du rêve à l’étranger mdr. B-)

    Ca me rappelle mon seul rencart (sur *****) avant le COVID. A l’époque je ne connaissais pas du tout l’expression « relation sans prise de tête ». Ce n’est qu’en arrivant sur place que j’ai compris plan cul. En plus la fille m’a avouée qu’elle avait des moments d’absence. Le pire dans tout ça c’est qu’elle me semblait dangereuse (elle voulait bouger le lieu du RDV au dernier moment vers une zone boisée et isolée, loin de tout ; j’ai bien sur dit que non). Je lui ai proposé de l’inviter. Elle a refusé et a préféré me faire marcher 12 km en centre ville !!!!!! (sérieusement en me disant en plus que je n’allais pas assez vite et que je marchais tordu). Quand je lui ai dit que je voulais du sérieux elle m'(a répondu « que ça lui avait mis un frein » et depuis plus de nouvelles. Bon, pas une lourde perte.

    #28474 Répondre
    Celui qui avance en se faisant oublier

    Hey, je suis globalement comme toi. Excepté le fait que je suis au lycée, que mes parents m’aiment un minimum et que j’ai deux malédictions. Si tu est toujours vivant, j’aimerais savoir comment tu t’en est sorti. Et pouvoir discuter avec toi ?
    Bonne journée,

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