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Publié le , Modifié le 4 mars 2014

Je ne sais pas trop où je vais…

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normal On parle “d’identité”, mais on devrait parler “d’orientation”…
L’identité c’est ce par quoi je me définis et me connais, ce par quoi je me sens reconnu et accepté comme tel par les autres.
L’orientation, ce n’est pas ce que je suis, c’est où je vais. Plus logique, on ne se définit pat par ses pratiques sexuelles…

A l’adolescence, les changements physiques et psychologiques font que l’on se perçoit autrement : le regard que l’on a sur soi change petit à petit (accepter de ne plus être un enfant mais une jeune femme ou un jeune homme en devenir) ; le regard des autres sur soi change aussi. On se cherche, on cherche son identité, sa place au sein de la famille, du groupe de pairs, de la société.
Et c’est vrai que parfois on est un peu perdu sur les chemins du devenir soi-même !
On ne sait pas trop qui on est, où on va, on est déboussolé, on se sent incompris, différent, quelquefois même franchement bizarre, et tout cela nous inquiète. Qu’est-ce qui m’arrive ? Est-ce normal ce que je ressens ? Ce que je pense ? Ce que je suis ?… Tant d’interrogations nous rendent perplexes.
Et bien rassurez-vous, vous n’êtes pas seul à vous demander si c’est normal

… d’avoir peur d’être fou, de ne pas être comme les autres

On peut avoir des sentiments, des idées ou des comportements qui nous paraissent étranges, pas normaux, dans lesquels on ne se reconnaît plus et qui nous interrogent. L’impression de ne pas être comme les autres, à un âge où on a justement besoin de se reconnaître dans le groupe de pairs, d’être en bande, de s’appuyer sur eux pour pouvoir exister. Derrière cette peur de la différence, il y a la peur du rejet et de l’isolement, la peur de ne pas être compris, d’être tellement différent qu’on ne pourrait plus nouer de relations avec les autres. Souvent, l’intensité de nos inquiétudes peut être démesurée par rapport à la réalité, même si ces doutes peuvent nous mettre dans une véritable souffrance psychologique.
L’important est d’en parler autour de soi. En partageant ses inquiétudes avec ses amis, on se rend compte qu’on n’est pas seul à avoir des idées bizarres et ça soulage ! Et si malgré cela, l’angoisse est toujours là, vous pouvez en parler à un médecin pour être rassuré.

… de penser qu’on est homosexuel-le

Il arrive qu’on vive une amitié passionnée avec son/sa meilleur-e ami-e et qu’on se demande où est la frontière entre l’amour et l’amitié dans cette relation. On est fasciné, attiré par l’autre, on cherche à lui ressembler, c’est comme notre modèle idéal. Cette attirance peut rester affective ou prendre un caractère plus érotique. Ce premier pas vers la sexualité avec quelqu’un du même sexe est moins difficile, plus rassurant. A cette période de la vie où on n’est pas toujours bien dans sa peau, plaire à l’autre sexe semble impossible, alors qu’un-e ami-e du même sexe nous accueillera plus facilement. C’est aussi une façon de se découvrir, de découvrir son corps à travers la relation à l’autre qui est « le même » (« homo » en grec).
Cette phase d’attirance homosexuelle n’est pas anormale. C’est alors une transition qui mène vers la sexualité adulte. Il faudra encore quelques années pour être « sûr » de son orientation sexuelle.

… d’être timide

On est en construction, on cherche son équilibre au milieu de toutes les métamorphoses engendrées par la puberté. Petit à petit, on se fabrique une image de soi qui s’appuie sur le regard des autres, la famille, les amis… On est timide par rapport au regard des autres. On manque de confiance en soi, on se sent maladroit, pas capable… On a du mal à s’aimer soi-même, et on a peur que les autres nous jugent comme on se juge soi-même. Quoi que l’on fasse on a le sentiment d’être « trop » ou « pas assez », d’être déplacé, mouton à cinq pattes, canard boiteux, oiseau rare… jamais dans la norme. C’est cela qui est difficile à vivre. Troublante, déstabilisante, inconfortable, la timidité vous donne pourtant une grâce fragile, une auréole de mystère qui ne manque pas de charme!

… de ne pas savoir ce qu’on veut faire plus tard

C’est difficile de se projeter dans l’avenir. A part quelques-uns qui savent depuis l’enfance qu’ils seront pompier ou boulangère, la majorité d’entre vous ne sait pas ce qu’elle voudrait faire plus tard. Et c’est normal! Vous avez la tête pleine de doutes et de questions sur vous-même et on vous demande de penser à votre avenir! Et puis faire un choix d’orientation signifie aussi renoncer à tous les autres métiers possibles, avec la peur de passer à côté du métier idéal qui vous irait comme un gant. La décision engage votre avenir et il vous faut donc y réfléchir à deux fois! Ce que vous entendez sur l’emploi dans les médias ou de vos parents n’est pas très encourageant… Ceux-ci sont très inquiets et vous mettent la pression pour que vous réussissiez votre scolarité. Ils vous pressent de trouver votre voie ou bien la trace pour vous (tu seras ministre mon fils!)! Et vous ne savez pas toujours quoi leur répondre…
Pas de panique! L’avenir se construit pas à pas, en s’appuyant sur vos désirs. Écoutez vos envies ; cultivez-les ! Elles sont un véritable moteur dans l’existence. Elles sont un point de départ pour bâtir un projet : en cherchant les moyens de les réaliser ou de vous en rapprocher. Vous n’avez pas d’envies ? Ne vous découragez pas ! Ouvrez vos yeux et vos oreilles, tentez de nouvelles expériences, vous apprendrez peu à peu à vous connaître.

Un GPS pour s’orienter vers soi-même ?

Heureusement il n’existe pas de GPS pour s’orienter sur les chemins du devenir soi-même! En effet, votre trajectoire vous est propre et fait de vous une personne unique. Vous construisez votre identité progressivement, entre fragilité et assurance, en vous appuyant sur les relations que vous avez avec les autres, et tout cela est bien normal.
Il est important de se dire que tout n’est pas construit d’avance! La vie est pleine d’imprévus et c’est ce qui fait sa richesse : il vous appartient de vous y préparer.

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Une réflexion au sujet de « Je ne sais pas trop où je vais… »

  1. Je me demande pourquoi il n’y a pas de rubrique sur la transidentité ou sur les genderfluides.

    Si quelqu’un pouvais m’aider avec ça je veux bien.

    j'aime 1

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