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Publié le , Modifié le 30 septembre 2013

La spasmophilie

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Vous en avez sûrement déjà entendu parler : une de vos camarades de classe « fait de la spasmophilie » ou quelqu’un vous a raconté une scène digne de l’Exorciste en disant que c’était une « crise de tétanie ». Bref, sans vraiment savoir ce que c’est vraiment, votre imaginaire vous en dépeint un tableau assez mystérieux et peut-être effrayant. Nous allons essayer de clarifier tout ça.

La « spasmophilie » est un concept spécifiquement français, il n’a pas d’équivalent dans les autres pays sauf dans les pays Anglo-saxons, où on parle de « syndrome d’hyperventilation » (accélération du rythme respiratoire) ou encore d’attaque de panique.

Cette « affinité pour les spasmes » (traduction des termes spasmo et philie), est décrite pour la première fois en 1948 par un endocrinologue français qui y voit un trouble de la transmission neuromusculaire (transmission d’informations des neurones vers les muscles).

L’intérêt pour la spasmophilie a largement été stimulé par les médias dans les années 80 où la spasmophilie était présentée comme « la maladie du siècle ». 
Elle semble plus fréquente chez les filles entre 15 et 45 ans.

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Définition

C’est une maladie qui est encore incomprise du corps médical, on n’en connaît mal les causes. Plusieurs hypothèses sont proposées : une cause nerveuse, endocrinienne, immunitaire, due à un déficit de magnésium ou encore psychologique. 
D’une façon globale, c’est un ensemble de signes reflétant l’anxiété, la dépression, l’hypersensibilité. Elle correspond à une réaction exagérée liée à la peur. Elle est liée à une grande tension nerveuse et à beaucoup d’hyperémotivité.

Ce sont les émotions, qui, en s’accumulant sous forme de tension nerveuse déclenchent les malaises spectaculaires qui empoisonnent la vie du spasmophile. Elle traduit une angoisse et une inquiétude.
On parle aussi de « crise de tétanie » lorsque que la crise de spasmophilie est extrême avec un état de contraction involontaire de certains muscles.

Les signes ou symptômes de la spasmophilie

Le trait le plus caractéristique du spasmophile est son incapacité à faire face au stress. Il est très (trop ?) réceptif aux émotions. Au moindre conflit, à la moindre contrariété, il semble déstabilisé. 

On distingue 3 types de symptômes :

1-    Symptômes d’ordre musculaire : crampes, fourmillements dans les membres et sur le visage, paupière qui saute, contractures de la main ou au niveau de la bouche, douleurs musculaires.

2-    Symptômes neuropsychologiques : boule dans la gorge, gorge serrée, nausées, crampes d’estomac, brûlures digestives, spasmes intestinaux, ballonnements, vertiges, migraines, maux de tête, frissons, tremblements, palpitations, troubles du sommeil, grande fatigue, troubles de l’humeur, sensations de perte de connaissance.

3-    Symptômes respiratoires : oppression thoracique, difficultés à respirer, sensation d’étouffement
Une perte de connaissance peut survenir.

Evolution

La spasmophilie peut être très handicapante car elle peut avoir un impact sur la qualité de vie en entraînant des peurs comme la peur de sortir, d’être en présence d’inconnus ou de participer à des activités sociales ou professionnelles diverses.
Ces peurs, cet inconfort peuvent entraîner à leur tour une sensation de mal-être importante.

Traitement

Le médecin peut prescrire un traitement médical pour permettre de détendre les muscles et combattre l’angoisse et l’anxiété.
Dans certains cas, les patients sont invités à suivre une thérapie ou à voir un psychiatre car la composante psychologique n’étant pas négligeable dans cette maladie, l’ensemble de la vie psychique et du bien-être peuvent être affectés.

D’une façon générale, même si cette maladie peut parfois être spectaculaire à voir, elle ne présente pas de risque majeur pour celui qui en est atteint. En cas de perte de connaissance, c’est la chute qui peut être dangereuse car on peut se cogner la tête ou les membres.
Si vous assistez à une crise de spasmophilie ou de tétanie, il est temps de mettre en pratique vos connaissances en matière de premiers secours : restez calme, isolez la personne en crise, parlez à cette personne en lui posant des questions sur son état et appelez les secours.

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