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Publié le , Modifié le 16 février 2015

Solitude

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Je n’arrive pas à écrire la solitude. Pourtant, c’est la seule chose que je voulais faire en commençant à écrire. J’espérais qu’écrire marcherait comme une sorte d’exorcisme. Enfermer ma solitude entre les mots et l’oublier là. Je n’en peux plus d’être seule. Je vais avoir 20 ans et je suis seule. Demain c’est la Saint Valentin et je suis seule. Pour la 19ème fois. Cette année quelque chose s’est brisé en moi. Depuis 19 ans j’espére toujours le jour de mon anniversaire que je vais rencontrer qlqn pendant l’année. Et à chaque fois mon espoir est déçu, l’année court, court, le temps file, file, les mois passent, et moi j’attend et je suis seule. Toujours, éternelle, sempiternelle solitude! Cessera-t-elle un jour? Qlqch en moi s’est brisé cette année parce que je n’espère plus. Je vais avoir 20 ans, et cette année je ne me dirai pas: “cette fois c’est mon année” comme d’habitude, parce que comme d´habitude ça ne le sera pas de toute façon.
Il me restait l’écriture mais je suis confrontée à ce problème: impossible d’écrire la solitude. Par ce que la solitude, c’est quand il ne se passe rien, et l’inaction, ce n’est pas un sujet de roman. Ou alors pour les génies de la littérature peut être, mais je ne suis pas un génie.
Alors voilà, mon dernier espoir de guérison qui s’envole. J’ai essayé d’expliquer ce que c’était que la solitude, en écrivant No Match sur ******. Mais au fond, je sais que je donnerai à Laelynn un happy-ending. Je ne peux pas la faire souffrir tout le roman. Je lui donnerai ce que le sort semble me refuser. C’est moi qui l’ai créé et je ferai son bonheur.
En attendant je reste seule. En fait là, au moment où j’écris ces lignes, je le fais uniquement pour éviter une crise de larmes. Prendre mon portable et taper des mots dessus frénétiquement sans réfléchir même à la syntaxe de la phrase, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas sombrer comme je l’ai fais hier. Comme je l’ai fais de nombreuses fois.
Parce que je n’y arrive plus, je n’en peux plus de cette solitude, j’ai l’impression d’étouffer! Seule, seule, seule, seule! Je ne veux pas ÊTRE SEULE!!! Je ne veux pas finir ma vie toute seule. Je donnerai n’importe quoi, n’importe quoi, pour avoir le bonheur un jour de me marier et d’avoir des enfants. Au fond, je le fiche de faire une brillante carrière, ou même d’aimer ce que je fais, si je ne peux pas avoir ça. Je pourrais tout sacrifier pour l’avoir. Mais l’occasion refuse de se présenter.
L’occasion, le bon gars. Au point au j’en suis je sais que je ne serais pas trop difficile. Honnêtement j’ai peur, parce que plus ça tarde plus je suis une proie facile. Déjà là, le moindre mec qui montrerait ne serait-ce qu’un tout petit peu d’intérêt pour moi serait sûr de m’avoir à tous les coups. Et ça fait peur, parce que plus le temps passe, plus je deviens vulnérable. Vulnérable au point de fuir ce que je cherche de tout mon cœur. Quelle ironie.
Et quel pathétisme aussi, car par-dessus tout cela, il y a ce garçon, ce garçon qui m’a dit les mots qui m’ont encouragé à tenir jusque là. Il sait à peine que j’existe, et il ne sais pas l’importance que ses paroles ont eu pour moi. En fait, la conversation que je lui ai presque volé était plus conduite par politesse à la base, puisqu’on était seuls tous les deux. Et à présent il est parti, à l’autre bout du monde, et moi comme une idiote je pense à lui tous les jours, tout le temps, sans cesse, alors qu’on s’est à peine vu plus de 5 fois en 2 ans. Et je sais que ne l’aime pas et que je me construit un idéal de lui à cause de ses mots qui m’ont tant touché, qui m’ont encouragé à écrire, je sais tout cela et pourtant mes pensées reviennent toujours vers lui. Et c’est ridicule, ridicule de penser à qlqn qui est à 8000 km tous les jours, et que je ne reverrai peut être jamais.
Et tout cela, tout cela, tout ce que j’ai écrit ici, je ne peux le dire à personne, parce que je ne veux inquiéter personne. Papa et maman ont déjà trop de soucis, avec le cabinet, G. , les copies, A. qui part,… Et puis y’a déjà assez d’un dépressif dans la famille, pas la peine de m’y mettre moi aussi. Alors je ne leur dit rien.
Je pourrais en parler à C. mais elle ne comprendrait pas, parce qu’elle est opposée à moi sur ce plan là. Et puis, soyons honnête, je suis plus douée pour l’écouter et lui donner des conseils que pour me confier à elle. Je ne veux pas l’inquiéter ou la rendre triste pour moi, ou pire, lui mettre dans la tête de me trouver qlqn, ce à quoi elle ne peut qu’échouer vu ses goûts un peu douteux en matière de mec (enfin, je dis ça mais j’exclus R.: lui, c’était un mec bien. C’est aussi celui qu’elle a jeté alors au final on en revient à ce que je disais).
Quant à A., je ne veux pas être avec elle le genre d’amie qui se plaint tout le temps. Déjà que je me suis pas mal lâchée ces derniers temps à cause de la prépa… Je ne veux pas qu’elle voit que le mal est bien plus profond que je ne le laisse paraître. Pas la peine de l’inquiéter puisqu’elle ne pourra rien faire pour moi. Et elle ne comprendrait pas non plus de toute façon, parce qu’elle a Q. . Mon Dieu, ça aussi ça craint: je suis jalouse. Jalousé à crever, jalouse au en avoir honte. Parce qu’a chaque fois que je les vois tous les deux je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi ce genre de bonheur ne m’arrive pas, à moi. Je n’y arrive plus. Je n’en peux plus.
Je veux qu’elle parte ma solitude, qu’elle s’en aille cette solitude qui me condamne à écrire seule dans ma chambre cette suite de propos désordonné et confus, dans le seul but de l’oublier un instant. Et elle me hante! Je n’arrive pas à l’écrire mais elle transparaît dans mes écrits, et elle fait sonner le tout très faux. Faux parce que je ne sais pas de quoi je parle. J’écris sur l’amour, sur le deuil…mais il me manque l’expérience fondamental qui fait que je pourrais vraiment me mettre dans la peau de mes personnages. Alors ça sonne creux, vide et faux, c’est plein de clichés et de déjà vu, parce que je ne sais de l’amour que ce que j’ai lu, que ce qu’on m’a dit. Au mieux je peux me projeter en imaginant ce que ce serait, et c’est quand je fais ça que j’écris le mieux. C’est quand je fais ça que je fais crier à Lucien et Janelle “Enfin! Enfin tu es là! Enfin!”. C’est le seul cri qui sonne juste dans tout ce que j’ai écrit, parce que c’est cela que je ressent. Parce que le jour où je saurai que je l’ai trouver, LUI, c’est la seule chose que je serai capable de dire “Enfin!”.
Mais j’ai peur que ce jour ne vienne jamais. No match, c’est un scénario qui me hante. Je suis l’âme seule, peut être même l’âme veuve, comment le saurais-je? La Machine n’existe pas.

Cette suite de non-sens devient trop longue, mais je ne peux m’arrêter d’écrire car je sens qu’a l’instant ou mes yeux ne seront plus fixés sur mon écran, je fondrai en larmes. J’attend. J’attend. J’attend comme cela, j’écris “j’attend” avant de trouver qlqch de plus à dire. Tout ce que j’ai écris la, j’ai terriblement besoin de le dire à qlqn, à une vraie personne, qlqn qui serait capable de voir…
Voir quoi? Voir ce que j’ai envie de montrer sans trop de succès il faut croire; je veux montrer que je suis gentille. Et c’est niais et ridicule de vouloir cela, mais c’est la seule qualité à laquelle je pense qui pourrait me qualifier: gentille. Good-hearted, kind-hearted. Gentille, et c’est tout. Cela suffit en somme, pour faire les meilleurs être humains. Et je n’ai pas besoin que le monde entier s’en rende compte, je voudrais juste qu’une personne, pour une fois, s’arrête et le remarque. Prenne la peine de le remarquer. Pour UNE fois dans ma vie, j’aimerais que qlqn remarque que je suis plus que cette nana juste assez intelligente pour se rendre compte qu’elle ne l’ai pas assez, juste assez grosse pour que ça fasse oublier la beauté de son visage, et juste assez de caractère pour ne pas paraître non plus totalement invisible sans pour autant sortir du lot. J’aimerais que qlqn voit en moi ce que j’aimerais être et pas seulement ce que je suis. J’aimerais… J’aimerais.
Et je suis stupide de vouloir cela plus que tout parce que je sais que ma gentillesse me joue des tours. Que mes amis en profite, inconsciemment évidement, mais tout de même. Que je ne suis pas rancunière, pas du tout. Tu peux me rejeter et me reprendre ensuite, zéro souci. I. l’a fait. J. l’a fait.

Je sais que je ne suis que la bonne copine, la bonne amie, et la bonne poire au fond. Et ce qui me rend le plus triste, c’est quand je pense à cette abréviation stupide en anglais, “BAE” = “Before Anyone Else”. Parce que je sais que qui que ce soit que je considère comme mon BAE, je ne serais pas le sien en retour. Parce que tous les amis ont qlqn de plus important que moi. Et ça ne veut pas dire qu’ils ne m’aiment pas, ce sont mes amis, et ils ont super. Ça veut dire que c’est chez moi qu’il manque qlqch. Et on en revient au manque, et la boucle est bouclée, comme on dit si bien.

Solitude, manque, solitude. Je suis seule.
Seule.

SEULE

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