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Publié le , Modifié le 25 juillet 2014

Etre un cancre

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“Je suis nul en classe. L’école, c’est pas mon truc. J’comprends rien … Bref, je suis un cancre !” Pas facile de penser autre chose de soi quand les profs et les parents vous ont collé cette étiquette sur le dos. Car la colle de cette étiquette est tenace, on ne s’en défait pas comme ça ! Mais ça veut dire quoi au juste être un « cancre » ? C’est être un mauvais élève mais mauvais par rapport à quoi, à qui ? « Mauvais » en tout ? Cas désespéré ?

Pourquoi peut-on être mauvais élève ?

Sachons-le, il n’y a pas de mauvais élève heureux. Même le super caïd, le rebelle qui répond aux profs, souffre de cette situation. C’est très rejetant d’être mauvais élève : on est montré du doigt, on a toujours faux (même quand on a raison), on a « la haine » et on est bien souvent catalogué, sans espoir que ça change. Recevoir des mauvaises notes inscrites à l’encre rouge est humiliant. Sans parler du stress, des mensonges, des dissimulations ou des fausses excuses qui en découlent et dont on doit se dépêtrer…

Quand ça ne va pas (à la maison, dans sa tête), quand les parents imposent une filière qui ne convient pas, ou encore quand on est surdoué (être surdoué peut être un handicap à l’école), les notes peuvent être mauvaises. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le « mauvais élève » est rarement bête. Sachez, cancre qui nous lisez, que vous avez des capacités intellectuelles réelles mais pour des raisons souvent ignorées, vous n’arrivez pas à les exploiter à fond !

En réalité, être un mauvais élève, c’est ne pas parvenir à s’adapter au système éducatif et à ses exigences. Tout est une question d’adaptation : on entre ou on n’entre pas dans le moule. Le moule consiste à coopérer avec l’école. Coopérer ? Oui, c’est-à-dire prendre (les infos dispensées par les profs) et donner (les restituer lors des devoirs, apprendre ses leçons).

Mauvais à l’école, mauvais en tout ?

Bien souvent, on juge et condamne les cancres : « nul en classe = avenir pourri ». Or, être mauvais en « intelligence scolaire » ne veut absolument pas dire qu’on n’a pas un autre type d’intelligence : on peut avoir une intelligence pratique, créatrice, inventive, chanceuse, émotionnelle… Le mauvais élève à l’école cache bien souvent le bon, celui qui a des qualités. Il faut juste permettre à cette autre intelligence de s’exprimer, ce que l’école ne fait pas toujours.

Le quart d’heure du psy

On a vu pourquoi on pouvait être mauvais élève, mais vous êtes-vous déjà posé la question de savoir « à quoi ça servait » d’être mauvais élève ?

« A rien ! » me direz-vous, « ce n’est pas de notre faute si on a des difficultés scolaires ».

Vous avez en partie raison et en partie tort. On ne fait pas « exprès » d’être un cancre mais ce qui est sûr, c’est que ça peut « rassurer » de tenir ce rôle. On s’explique.

Sans vous en rendre compte (on dit « inconsciemment » dans le jargon psy) être un mauvais élève, ça peut aider à trouver son identité. A l’adolescence, la personnalité s’affirme, l’identité finit de se construire et pour certains, ce parcours est un peu difficile. Être un cancre, ça donne une identité quand on a du mal à se construire la sienne. On est un cancre, on est donc quelqu’un. Vous suivez ? Et en plus, on attire l’attention de l’adulte, ça donne l’impression d’exister à ses yeux, même si on n’a pas choisi le moyen le plus socialement accepté.

Quelques cancres célèbres

Daniel Pennac (il décrit sa douloureuse scolarité dans Chagrin d’école), Honoré de Balzac (nul en orthographe), Einstein (suspecté d’être « attardé »), Walt Disney (scolarisé seulement entre 8 et 16 ans où il n’a fait que dessiner), Jean Cocteau (a raté son bac), Churchill et Flaubert (élèves agités et perturbateurs renvoyés de leur école), Michel Drucker (à qui son père répétait : « qu’est-ce qu’on va faire de toi » ?)… Pas vraiment des cas désespérés, non ?

Si vous souhaitez lire des témoignages de jeunes qui parlent de leur ressenti de “mauvais élève” ou si vous avez envie de partager votre propre expérience, cliquez sur Dur, dur l’école !

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3 réflexions au sujet de « Etre un cancre »

  1. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été un cancre à l’école, toujours bon dernier.Mes propos toujours dénigrés par des parents,avec la sentence : ” tu es un idiot , il suffit de voir tes notes…….”
    Puis alors que je touchais mes 17 ans , à ma grande surprise j’ai pris conscience que les “copains ” étaient aussi bêtes que moi, ainsi que les adultes que je détestais mais à qui je reconnaissais quand même des aptitudes hors de ma portée.

    Il n’est pas facile de se dire que l’on peut aimer un imbécile, alors on force le trait et on devient détestable .

    Je n’ai jamais eu un prof conscient de ma solitude…… c’est mon grief envers l’E.N
    Mais bon , la vie n’a que faire de nos états d’âme, et un jour une âme soeur vous comprend et votre vie vous avez envie de la recommencer?.

    Se relever quand toute votre jeunesse ne fut qu’humiliation vous rend plus fort (je ne sais plus qui disait un truc de ce genre)

    Quand parfois sur ma route je croise des gens sortis du” bon chemin ” et qui galèrent ne serait-ce que pour survivre, mon coeur saigne en pensant que tout simplement ils n’ont pas eu de chance.

    Et me monte en moi une haine ancienne , comme la mer à marée haute

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  2. Je suis d’accord avec cet article. De plus, on peut également être mauvais(e) élève pour tout un tas de raisons personnelles. Par exemple, dès la sixième, j’ai été victime de harcèlement scolaire, ce qui m’a fait devenir une mauvaise élève (alors que j’étais très bonne en primaire). S’en est suivie une profonde dépression avec envies de suicide, j’ai dû être hospitalisée plusieurs fois et j’avais donc loupé le Brevet à ma première année de troisième (je l’avais eu l’année suivante). Oui, ce diplôme “hyper facile” dont tout le monde dit qu’il faut être déficient mental pour ne pas l’obtenir… (en réalité, les abrutis sont surtout ceux qui disent cela, la preuve : ils jugent sans réfléchir et sans la moindre analyse philosophique). Et en plus, cela les fait rire, quelle intelligence de se moquer de la souffrance d’autrui dis donc…

    Voici ce que m’a dit une personne intelligente : “Même un QI de génie et une technique d’écriture digne d’un prix Nobel de littérature ne peuvent pas permettre de réciter un cours qu’on n’a pas eu l’occasion d’apprendre indépendamment du fait que les questions soient ou pas posées de manière simple et sans aller chercher dans les détails secondaires du programme ou que les correcteurs soient ou pas indulgents dans leur correction avec des paramètres de forme plus que de fond tels que l’orthographe (pour les exercices autres que la dictée évidemment).”

    Vrai…

    Par contre, étrange qu’Honoré de Balzac était nul en orthographe puisqu’il était écrivain lol

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