C'est l'angoisse !

J’ai peur du noir…

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La journée, tout va bien, tu profites et tu n’y penses pas – mais lorsque le soleil se couche et que la nuit tombe, tu te sens mal à l’aise sans trop savoir pourquoi. Les plombs qui sautent, le ciel qui se couvre soudainement lors d’un orage, un couloir mal éclairé dans l’appartement… et la peur t’envahit.

Qu’est-ce qui m’arrive ?

Achluophobie, nyctophobie, de jolis noms un peu mystérieux pour désigner un phénomène que l’on a presque tous et toutes déjà rencontré : la peur du noir ou de l’obscurité.

On rencontre cette appréhension, qui peut se transformer en véritable phobie, principalement chez les enfants. Peut-être que tu te souviens de moments passés dans ton lit, les yeux grands ouverts sous la couette et le corps recroquevillé, à ne pas oser respirer, ou d’avoir demandé à tes parents de laisser la porte ouverte / de te laisser une veilleuse allumée pour pouvoir t’endormir ?

Alors, de quoi a-t-on peur véritablement ? Les hypothèses des médecins et des psychologues penchent plutôt dans le sens de dire que ce qui nous fait peur, ce n’est pas qu’il n’y ait « plus rien » dans l’obscurité, mais au contraire tout ce qu’on imagine qu’il pourrait y avoir ! Des monstres mangeurs de pieds, des fantômes, le Grand Méchant Loup TM, enfin… des trucs quoi !

Dans l’obscurité, on peut se sentir vulnérable, puisqu’on perd, du moins partiellement, un de nos sens : celui de la vue. Le reste se met alors en mode « vigilance » : « qu’est-ce que j’entends, là ? Qu’est-ce que je touche ? Je reconnais pas cette surface ! » On a beau savoir que rien n’a bougé dans la chambre, on ne se sent pas à l’aise.

Au départ (et là, on parle littéralement du départ de l’être humain en tant qu’espèce, alors ça ne rigole pas), il est possible que cette angoisse nous rappelle le temps où l’obscurité nous rendait vulnérables aux prédateurs, qui pour certains sont dotés d’une vision nyctalope (promis, c’est pas une insulte, ça veut dire « qui voit la nuit ») : les coyotes, les rapaces nocturnes, les serpents, les tigres…

Alors, il fallait chaque nuit se mettre à l’abri de ces dangers bel et bien réels ; de là, serait née la peur instinctive du noir, pour assurer notre survie.

Mais je suis grand.e maintenant !

Hé oui, tu as grandi, et tu ne vis plus à l’âge de pierre, donc techniquement, il ne peut pas t’arriver grand-chose même si la lumière est éteinte. Toutefois, on peut faire l’hypothèse que même ado ou jeune adulte, notre esprit se souvient de cette angoisse ancienne, et qu’il reste au mieux un sentiment de léger inconfort dans l’obscurité, au pire une phobie.

Comme n’importe quelle phobie, cela peut donner lieu à des stratégies d’évitement : toujours garder une source de lumière, vérifier un nombre déraisonnable de fois qu’il n’y a rien sous le lit ni dans les placards, repousser indéfiniment le moment d’aller se coucher…

Y compris quand on est grand, ça peut être difficile de quitter la journée pour se plonger dans le sommeil et se « séparer » du monde extérieur, même si c’est temporaire. D’autres choses peuvent s’ajouter à ça, par exemple si tu sais que tu es sujet.te aux troubles du sommeil, aux cauchemars

Qu’est-ce que je peux faire ?

Comme on te le disait plus haut, il y a différents degrés de peur. Peut-être que tu fais partie des gens qui peuvent mettre en place des « stratégies » simples pour surmonter ce moment désagréable : écouter de la musique calme avant de dormir, discuter un peu avec quelqu’un qui te rassure, mettre un petit gri-gri protecteur sur ta table de chevet… Si la peur du noir te semble vraiment handicapante au quotidien, il est également possible d’en parler avec un.e professionnel.le de santé afin d’en comprendre les origines et de mettre en place des solutions.

Envie d’en parler ? N’hésite pas à nous appeler !

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