Risques de grossesse

La fausse couche

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La fausse couche est un terme qui peut faire très peur et pour lequel on imagine beaucoup de choses sans vraiment savoir ce que ça signifie et pourquoi elle se produit. La fausse couche est l’arrêt naturel ou accidentel de la grossesse ; on parle aussi d’avortement « spontané ».

Pourquoi une fausse couche ?

La première cause de fausses couches est une anomalie de l’embryon, due à un problème survenu lors de la fécondation, quand le spermatozoïde rencontre l’ovule. L’organisme de la femme ne garde pas cet embryon qui ne pourra pas se développer normalement.
Il arrive parfois que l’œuf ne parvienne pas à s’implanter convenablement dans l’utérus. Son développement est donc difficile et il est éliminé naturellement.
C’est au cours des douze premières semaines que le risque de fausse couche est le plus important. C’est ce qu’on appelle une fausse-couche précoce.
Durant cette période, cela passe souvent inaperçu, car l’œuf est si petit qu’il est évacué dans les sécrétions utérines avec les règles.
Mais une fausse couche peut survenir plus tardivement, après la douzième semaine d’aménorrhée. Il peut s’agir aussi bien de complications de développement, que de problème au niveau de l’utérus ou du col de l’utérus. Fort heureusement, plus la grossesse est avancée, moins il y a de risque !

Quels sont les signes de fausse couche ?

Les symptômes varient d’une femme à l’autre.
La fausse couche peut être signalée par un saignement vaginal d’une quantité plus ou moins importante, parfois accompagné de douleurs au bas-ventre ou dans le dos, un peu comme des douleurs de règles.
Un saignement vaginal n’évoque pas obligatoirement une fausse-couche, de nombreuses femmes enceintes poursuivent leur grossesse normalement. D’ailleurs, de nombreuses femmes qui ne sont pas enceintes saignent en dehors des règles pour d’autres raisons.

Que faut-il faire ?

Tous saignements inhabituels qu’ils soient associés ou non à une fausse couche doit être une raison d’aller consulter. Dans ce cas, le gynécologue ou la sage-femme sont les interlocuteurs de choix.
Les douleurs, la fièvre, la perte de liquide clair comme de l’eau (qui est le liquide amniotique) sont également des signes qui doivent interpeler.

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Qu’est-ce qu’on pourrait prendre pour une fausse couche ?

Les saignements en dehors des règles ont des origines (diagnostics différentiels) multiples et ne signent pas nécessairement une fausse couche.
Ça parait évident, mais c’est toujours bon de l’avoir en tête : pour qu’il y ait fausse couche il faut qu’il y ait grossesse. Avant de t’inquiéter, pose-toi la question : puis-je être enceinte ?

Fausse couches répétées

Si la fausse couche est relativement fréquente en France, elle n’en est pas moins un événement difficile à vivre pour le couple. Et ce, d’autant plus quand les fausses couches se répètent…
Lorsque la femme fait plusieurs fausses-couches, des examens complémentaires sont entrepris afin de déterminer les causes possibles. Une anomalie chromosomique ou des malformations utérines peuvent, par exemple expliquer, l’impossibilité d’une grossesse menée à terme.

A bas les idées reçues !

•    Pratiquer des activités sportives augmente les risques de fausse-couche : tout dépend de l’activité. Pour une femme enceinte, la natation ou la marche n’auront pas le même effet que le trampoline !
•    Faire l’amour peut déclencher une fausse couche : aucune étude n’a mis en évidence de lien entre rapports sexuels et fausse couche. Et heureusement !
•    Une perte de sang durant la grossesse est une fausse couche : saignements pendant la grossesse ne riment pas forcément avec avortement spontané ; quoi qu’il en soit, toute métrorragie est un symptôme à prendre au sérieux et à élucider le plus rapidement possible.
•    J’ai fait une fausse couche, je vais avoir des difficultés à tomber enceinte plus tard : pas du tout, un fausse couche ponctuelle ne veut pas dire que le phénomène se reproduira.
•    J’ai stressé en début de grossesse, c’est pourquoi elle s’est interrompue : le stress n’a pas été scientifiquement prouvé comme responsable de l’interruption de grossesse. Cette idée reçue est source de culpabilité déjà trop souvent éprouvée.
•    La Norlevo® ou l’Ellaone® provoque des fausses couches : avoir pris la pilule d’urgence n’augmente en rien la survenue de fausses couches par la suite ! Il est également important de rappeler que l’action de ces pilules n’est pas de provoquer un avortement mais bien de bloquer l’ovulation.

Une fausse couche n’est pas anodine sur le plan psychologique : il est important de pouvoir en parler à des personnes de confiance autour de soi ainsi qu’à des professionnels. Chaque couple vivra différemment l’arrêt d’une grossesse. Si la fausse couche se passe dans le corps de la femme, elle se vit également dans la tête de chacun, l’homme en étant tout aussi bouleversé.
La fausse-couche est issue d’un évènement naturel. Elle consiste à stopper une grossesse impossible à mener pour permettre, plus tard, à une autre d’évoluer normalement. En cas d’inquiétude, de doute, d’hésitations, en parler à son médecin est le meilleur moyen de se sentir entendus et soutenus.

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