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Publié le , Modifié le 1 décembre 2017

Le viol : en parler pour être accompagné-e

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Quand on a été victime de viol, en parler et porter plainte peut être difficile. On peut en effet avoir du mal à croire ce qui s’est passé,  avoir peur des représailles de l’agresseur. On peut douter de soi, ressentir de la honte, se sentir dégoûté et humilié. On peut également avoir le sentiment d’être responsable de l’agression dont on a été victime et éprouver de la culpabilité.
Or le viol est un véritable traumatisme qui attaque la capacité à penser, à rire, à exister et à aimer. C’est un crime puni par la loi et il est important d’être reconnu en tant que victime.

Être accompagné-e

On peut penser que ce n’est pas la peine d’en parler, que l’on va s’en sortir tout seul. On peut aussi penser ce que l’on va confier à un adulte est terrible, qu’il va être choqué et va peut-être avoir du mal à le croire. C’est tout à fait normal. Face aux violences sexuelles, la réaction commune est de se protéger, de vouloir les nier. Un adulte qui n’a jamais été préparé à entendre de telles confidences aura peut-être, dans un premier temps, du mal à accepter ce qu’il entend.

Mais même si c’est difficile d’en parler, il est important de sortir rapidement de son silence pour trouver l’aide d’un adulte de confiance (les parents, un proche…) qui pourra nous écouter, nous accompagner dans les démarches médicales, judiciaires et nous soutenir. L’appel à une ligne d’écoute comme Fil Santé Jeunes (0800 235 236) peut être une bonne étape intermédiaire. On peut aussi trouver de l’aide auprès des associations spécialisées dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles (INAVEM http://www.inavem.org/ ).

Les démarches judiciaires

Le  viol, acte sexuel avec pénétration vaginale, anale ou orale (y compris avec un objet), imposé par la contrainte physique ou psychologique, est un crime puni par la loi. C’est pourquoi prévenir aussitôt la police, la gendarmerie (par téléphone) ou la Brigade de protection des mineurs est important. Pour un mineur, les parents ou un adulte de confiance doivent accompagner pour porter plainte et se constituer partie civile. On fait une déposition dans laquelle on raconte comment se sont déroulés les faits. Cette étape peut être difficile mais elle est indispensable. La justice se fond ensuite sur cette déposition.

Les démarches médicales

Se rendre rapidement après les faits à une consultation médicale d’urgence dans une Unité médico-judiciaire (un Commissariat de proximité pourra vous y orienter) est le meilleur moyen d’obtenir des informations détaillées et un certificat qui sera utile pour la suite de l’enquête. Le médecin pratique un examen clinique général puis un examen gynécologique quand la victime est en confiance. Il explique ses gestes pour la rassurer. Cet examen permet de repérer d’éventuelles lésions et d’effectuer, si possible, un prélèvement de sperme. Il pourra également prescrire une contraception d’urgence et un traitement contre les infections sexuellement transmissibles (IST) si le préservatif n’a pas été utilisé. Il est important de ne pas se laver pour ne pas effacer les traces afin que le médecin puisse établir un constat médical et de mettre ses vêtements tâchés dans un sac en papier.

Une consultation médicale de contrôle réalisée par un médecin référent est souhaitable un mois environ après l’agression sexuelle. Cette visite de contrôle permet souvent  d’être rassuré et de se sentir soulagé. Le recours à un psychiatre ou psychologue n’est pas systématique. Il est fréquent que le médecin qui a assuré le premier accueil poursuive l’accompagnement.
Quand on se sent très mal dans sa peau (agressivité anormale, épisodes de panique apparus peu de temps après l’agression), il est cependant nécessaire de consulter un psychiatre ou un psychologue.

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