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Publié le , Modifié le 11 février 2014

Plaisir et culpabilité

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plaisirSe faire plaisir dans la vie, OK, c’est important.

Oui mais … pourquoi parfois cette sensation de plaisir devient amère, « abîmée » par un goût de culpabilité ?! Les « j’aurais pas dû », « je regrette », « je suis vraiment incapable de faire attention » … après une grosse glace, un après-midi shopping ou une nuit passée devant (ou plutôt dans) un jeu vidéo, vous connaissez ?

Pour quelle raison plaisir et culpabilité, deux ressentis pourtant contradictoires, peuvent être à ce point associés ? Pourquoi face à eux, sommes-nous si différents ?

Plaisir et culpabilité : un paradoxe

Dans la vie, on a TOUS besoin de vivre des expériences de plaisir : pour aller bien, parce qu’ils font partie de la vie justement. Alors pourquoi finalement en souffrir ? Cela n’a aucun sens !

Depuis plusieurs siècles, à travers les croyances religieuses mais aussi dans la société occidentale et orientale en général, le plaisir (plaisir sexuel ou « de la chair », plaisir de la table…) est associé, plus ou moins implicitement, à l’idée du mal (au regard de la morale). Se faire plaisir / ressentir du plaisir, c’est se « laisser aller » à un sentiment de faiblesse. Parce que le plaisir se situe au niveau de la sensation, c’est alors le corps qui dirige, au profit de la tête. Ce que le corps « décide » seul est mal perçu dans l’inconscient collectif.

Aujourd’hui plus que jamais, sans qu’on s’en rende compte, notre société de « consommation » continue à véhiculer ses stéréotypes négatifs. D’un côté, nous sommes mitraillés de publicités, de chocolats, bonbons ou autres chips, très excitantes pour les sens et vantant les mérites du « se faire plaisir »… De l’autre, des Campagnes Santé axées sur l’apprentissage des « bonnes habitudes » alimentaires, pour manger « ni trop sucré ni trop salé ». Aujourd’hui encore, à l’heure où l’obésité devient un réel problème de santé publique, on continue à voir dans les magazines des jeunes filles filiformes représentant ce que nous « devrions » toutes être. En tout cas, c’est ce qu’on comprend…

Inégaux face à la culpabilité

Se faire plaisir, c’est assouvir ses désirs, du plus anodin ou plus profond parfois. Lorsqu’il s’agit d’assouvir nos désirs, c’est-à-dire y trouver une réponse, nous ne sommes pas tous prêts, de la même manière, à nous le permettre. Bien sûr, cela dépend du désir en question : manger un éclair au chocolat ou dire « je t’aime » à la personne qu’on aime… cela n’a pas vraiment le même enjeu ! On ose, on n’ose pas… Parfois l’envie est plus forte que la peur. Parfois, la recherche du plaisir prime sur cette petite voix qui dit « non » dans notre tête.

Vous l’avez peut-être déjà expérimenté : face à la culpabilité, nous sommes également inégaux ! Comme si le petit « curseur moral » se positionnait pour chacun un peu différemment !  Parce que nous sommes tous différents, construits avec une histoire personnelle et familiale différente, dans une éducation et une culture différentes, avec un mode de vie différent aussi, nous ne réagissons pas de la même manière face au plaisir. Certains seront dans une quête perpétuelle de plaisir, d’autres au contraire ne se l’autoriseront jamais ! Certains s’en voudront d’avoir « craqué » devant une belle paire de chaussures, d’autres pourront s’en acheter des tonnes sans la moindre once de regrets…

A quoi ça sert ?

Se « sentir coupable » a une fonction. Elle permet à notre corps et/ou à notre tête de dire STOP ! Elle sert de « limites ». En langage psy, elle est dictée par le surmoi : toutes les « règles » qu’on a apprises de nos parents et dans la société, qu’on a intégrées et qui nous guident dans la vie (décrit par Freud).

Tout est question d’équilibre. L’important serait de parvenir à trouver son propre équilibre, sa « juste mesure », pour éprouver du plaisir sans être finalement rongé par la culpabilité. Le problème, quand la culpabilité est très forte, c’est qu’elle annule les effets du plaisir – la sensation de bien être. Alors, au lieu de se faire du bien, on se fait du mal !

Vouloir à tout prix ne pas reconnaître notre sentiment de culpabilité n’est pas une bonne chose : « Chassez la culpabilité, elle reviendra au galop ! » Et si nous essayions au contraire de la confronter, d’en prendre conscience … et d’oser la reconnaître ?!

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