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Publié le , Modifié le 11 février 2014

Quand le plaisir manque…

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plaisirLe plaisir apporte de l’énergie, nous dynamise. Il pimente la vie et nous fait pétiller. Le plaisir sollicite nos sens. Il va avec le goût de la vie. Mais parfois le plaisir manque. Un peu ou beaucoup, de façon passagère ou continue.

Le plaisir semble s’envoler quand on a un coup de blues. Ces moments de déprime sont normaux. Ils peuvent permettre de prendre du recul et d’exprimer sa fatigue, sa tristesse ou sa colère. Dans ces moments là, des petites choses simples peuvent nous faire du bien et nous permettre de retrouver le plaisir.  Régresser en se mettant dans son lit, s’affaler devant un film. Et rien de tel qu’un bon p’tit plat pour sortir d’un coup de blues. Quand les papilles chantent, le plaisir n’est pas loin. C’est une façon de se reconnecter avec ses sens. Passer du temps avec ses proches, y puiser leur chaleur peut aussi apporter du plaisir. On peut faire de ces moments des temps pour se « regonfler ». Même quand on a un coup de blues, des petites choses simples peuvent faire du bien et nous reconnecter au plaisir de la vie.

Mais parfois ce que l’on faisait avec plaisir ne nous dit plus rien. Petit à petit, les choses de la vie semblent sans saveur. Et on ne comprend pas pourquoi. On peut se sentir déboussolé. Ce qui jusqu’alors nous faisait plaisir ou qui nous déplaisait fonctionnait comme des balises, des repères dans nos choix… Quand ils s’effacent, on peut se sentir perdu et ne plus vraiment se reconnaître. Il y a quelque chose qui nous échappe.

Ce qui peut être déstabilisant, c’est que l’on peut se sentir passif face à ce manque de plaisir. Il peut toucher les différentes sphères de sa vie : on se traîne pour aller voir les copains et les copines, on n’a plus envie de pratiquer son activité favorite… On peut aussi avoir envie de pleurer, notre sommeil est troublé. Nos sens et nos sensations  peuvent sembler endormis.
On n’a plus envie de croquer la vie à pleines dents mais plutôt de se recroqueviller sur soi-même, d’éviter l’énergie de l’extérieur. Être avec les autres devient difficile, pesant. On recherche la solitude, on est envahi par notre « monde intérieur ». Cette perte de plaisir peut alors être le signal d’un mal être.

Le mal-être peut s’installer. Le corps aussi exprime sa souffrance : on dort tout le temps ou plus du tout, on perd l’appétit ou on dévore. On se met à tout voir en noir. On a du mal à voir les solutions qui existent pour aller mieux. Les adultes (parents, amis, enseignants, éducateurs, médecin généraliste…) proches de vous peuvent vous aider à envisager les choses autrement.
Parler de ce qui fait mal permet déjà d’apaiser la tristesse et de ne pas rester seul avec ce poids.

On peut aussi contacter Fil Santé Jeunes au 0800 235 236
Parler avec un psychologue peut aider à retrouver le plaisir de vivre.

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