Mon corps : ami ou ennemi ?

Quand les complexes viennent de problèmes de santé

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complexesLes complexes sont universels : tout le monde, à un moment de sa vie, s’est focalisé de manière désagréable sur un défaut, imaginaire ou réel, au point de ne voir que cela et de croire que les autres ne voyaient plus que cela.

Quand on a un handicap, un problème de santé ou qu’on a eu un accident, cela peut se voir sur le corps ou empêcher de vivre comme tout le monde. On peut être complexé par cette « particularité ». A l’adolescence, quand trouver sa place, se construire, découvrir qui l’on est et qui sont les autres est un vrai défi, cette « particularité » peut faire naitre un complexe pour peu que l’on soit fragilisé…

Complexé-e par un problème de santé…

Un problème de santé peut marquer ou avoir laissé une trace sur le corps : malformation, corset, boiterie etc.… Par rapport aux autres, il y a alors une différence qui se voit. Il peut aussi s’agir d’un problème de santé qui ne se voit pas : on peut se sentir nul par exemple parce que l’on ne peut pas faire certaines choses et finir par croire que l’on n’est pas intéressant parce que l’on ne peut rien faire.

Il peut y avoir un décalage entre la manière dont les autres nous perçoivent et la façon dont on se perçoit soi-même. Parfois, on en arrive à ne plus voir que cette particularité, comme si on n’était que cela et que les autres ne percevaient que cela de nous.

Ce qui est vécu comme une imperfection prend alors toute la place. Et si le problème n’était finalement pas cette « particularité » mais le cercle vicieux dans lequel on peut se retrouver ? On peut croire à tort que ce défaut est TRÈS visible. On peut alors devenir un peu parano (par exemple,  croire qu’un groupe de filles rigolent à cause de ça alors qu’elles parlaient de leur week-end). Un sentiment d’exclusion peut vite pointer le bout de son nez. Peu à peu, on est de moins en moins sûr de soi, et de plus en plus à l’écart : on s’exclut. A cela s’ajoute un effet boule de neige : dans les groupes, il y a une tendance à exclure ce qui est différent pour se rassurer. Il faut alors savoir réagir !

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Les différentes réactions face à un complexe

Face à un complexe, il existe plusieurs réactions possibles :

  • On peut s’y enfermer, tout faire par rapport à ça et se retrouver à ne penser qu’à ça (par exemple, se dire que ça ne sert à rien de tenter sa chance avec telle fille). On risque de se sentir de plus en plus nul. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à se faire aider pour sortir de ce cercle vicieux.
  • On peut aussi chercher à compenser à tout prix « ce défaut », à être parfait partout ailleurs. A priori, ça peut paraître mieux, mais il y a un risque de s’en demander trop et de se mettre trop la pression.
  • Et puis, il y a l’acceptation de sa différence, d’être imparfait comme tout le monde. On peut aussi de dire que les autres ne sont pas tout à fait idiots et bornés, qu’ils peuvent voir au-delà de ce qui nous prend la tête, ou même ne pas y accorder beaucoup d’importance finalement.

Reprendre confiance en soi

Quand on a vécu ou quand on vit un problème de santé, on peut être à la fois plus fort et plus fragile. Les moments difficiles de la vie peuvent nous ramener à ces expériences douloureuses. On peut aussi être plus sensible. C’est important, quand on a ce bagage-là, d’être attentif à l’image que l’on a de soi et surtout de l’estime que l’on se porte. Les complexes prennent souvent pour visage quelque chose de particulier, ce n’est pas cette chose le vrai problème, mais le moment de fragilité que l’on traverse.

Prendre le temps de partager son vécu, parler du regard sévère que l’on peut porter sur son corps, son état de santé ou un appareillage avec d’autres qui ont le même problème peut aider. Il n’y a alors plus les autres avec leur corps parfait et soi, mais un groupe qui peut partager, soutenir et aider à avancer. Prendre le temps de mettre des mots est important. Cela peut être aussi avec des copains qui ne sont pas dans la même situation mais qui peuvent très bien s’y connaître en complexes ! Quand on est en souffrance, on peut aussi aller voir un professionnel comme un psychologue pour apprivoiser ce qui fait mal et le dépasser. Une différence peut devenir autre chose qu’une honte et un complexe…

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