Culture jeuneC'est l'angoisse !

Du gore, encore du gore !

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Du sang qui dégouline, des plaies béantes, des yeux qui sortent de leurs orbites et des entrailles en pagaille… c’est dégueu, et en même temps, tu n’as pas envie de détourner les yeux, voire tu en demandes toujours plus ? Peut-être alors que tu fais partie de ces personnes qui adorent le gore, et parfois tu te demandes bien pourquoi !

Vivre à sang pour sang 🩸🩸

Tu connais sur le bout des doigts la série des Halloween, des Freddy, tu as vu toutes les sagas les plus sanglantes et tu passes pour celui ou celle qui, dans ton groupe de potes, n’a peur de rien ! Toi, ton truc, c’est le gore.

Mais au fait, gore, ça veut dire quoi ? Une des étymologies propose de rapprocher ce mot du terme de vieil anglais gor, qui veut dire « sale, cradingue » ; le mot anglais que l’on utilise aujourd’hui désigne, en règle générale, un genre cinématographique dérivé de l’horreur, qui implique beaucoup de sang qui coule. Le but est de provoquer chez le spectateur la peur et le dégoût, mais aussi parfois le rire, car les ficelles du gore ne sont souvent pas très subtiles et ne cherchent pas spécialement le réalisme : des fontaines de sang, des membres arrachés dans tous les sens… une des caractéristiques de ce genre, c’est qu’il montre tout, de manière frontale et violente, sans laisser beaucoup de place à la suggestion.

En tant que spectateur/spectatrice, quand on aime les scènes gores, c’est peut-être parce-que ce côté « sans tabou » nous permet de ressentir des sensations fortes sans qu’il y ait pour autant de mise en danger : regarder des scènes violentes peut nous permettre de vivre notre peur, notre colère, notre agressivité, sans pour autant passer à l’acte et nous faire mal ou faire mal aux autres.

Monstres et compagnie

En dehors de l’effet cathartique (hop, instant littérature : la catharsis, c’est se libérer de sentiments désagréables, une forme de purification d’ailleurs liée à l’origine au théâtre ! fin de la parenthèse « mot pour se la raconter »), c’est vrai aussi qu’à l’adolescence, on vit beaucoup de changements, notamment dans son corps, et que parfois, on peut se sentir un peu monstrueux, mais aussi se demander ce qui se passe – littéralement – à l’intérieur de nous, et jusqu’à quel point on peut éprouver nos limites ; parfois, quand on ne sait pas comment faire pour extérioriser autrement, on en vient même à attaquer ce corps, notamment via la scarification .

Alors, encore une fois, regarder des films ou des séries avec des scènes où le sang coule à flot, ça peut être une manière de voir ce qui est d’ordinaire invisible, mais aussi de s’identifier, selon les moments, soit à la victime qui se fait découper, soit… à celui qui découpe !  🔪

Hé oui, tout ça, ça nous permet aussi de nous mettre dans la peau des personnages, quels qu’ils soient, et d’une certaine manière de maitriser ce qui nous fait peur, ou de regagner un peu de contrôle sur des situations angoissantes qu’on a pu vivre nous-mêmes.

Quand la réalité se mélange à la fiction, attention 

On peut tomber sur de vraies images et les conséquences sont, là aussi, réelles. Avec l’accès facilité à Internet un peu partout, il est devenu assez simple d’accéder à du contenu très violent qui montre des morts véritables ; alors oui, parfois, on n’a pas envie de flancher devant les copains ou les copines et d’être le/la « rabat-joie » de service, mais s’exposer à ce genre d’images où le filtre de la fiction n’est plus présent peut laisser des marques : on y repense, les images tournent en boucle, on en fait parfois des cauchemars… enfin bon, tu l’auras compris, il n’y a vraiment aucune obligation à s’imposer de regarder ce qu’on n’est pas à même de supporter.

Sublimer son amour du gore

Certains corps (sanguinolents) de métier permettent aux amateurs et amatrices de gore, mais aussi à celles et ceux qui ont un attrait général pour le côté plus sombre de l’existence, de faire de cet intérêt un métier : devenir chirurgien.ne, médecin légiste ou thanatopracteur.trice, pourquoi pas !

Côtoyer la mort sous ses différents aspects, et même en parler, c’est aujourd’hui assez tabou – ça n’empêche pas ces professions d’être essentielles (on a envie de dire « vitales » mais on va se calmer sur les blagues).

Alors, tu as trouvé ta vocation ? Dans tous les cas, si ces questions te fascinent, te turlupinent, ou t’obsèdent et que tu as besoin de les partager avec nous, on est là – tous les jours de 9h à 23h au 0800 235 236 ou jusqu’à 22h pour notre chat’.

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